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  • : Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 17:05

PAR NATHALIE PÉDESTARRES 20 JUIN 2014

 

Interdiction d’afficher ses convictions républicaines le jour du couronnement du nouveau roi d’Espagne Felipe VI. C’est la décision que le gouvernement espagnol a pris à la hâte, préoccupé par le mécontentement croissant d’une partie de la population qui réclame un référendum populaire sur la poursuite ou non de la monarchie parlementaire depuis l’abdication de Juan Carlos I, le 2 juin dernier. Entachée de scandales – les coûteux safaris pour chasser les éléphants du roi en Afrique, les présomptions de détournements de fonds publics par le gendre du roi, l’ancien joueur de handball Iñaki Urdangarin, avec la complicité de son épouse, l’infante Cristina –, la famille royale espagnole cristallise le ras-le-bol d’une partie des Espagnols envers une classe dirigeante et des institutions jugées au mieux inefficaces au pire corrompues.

Le gouvernement a donc interdit une manifestation convoquée par divers collectifs anti-monarchiques à Madrid le 19 juin. Et a poussé le zèle jusqu’à prohiber l’exhibition de symboles républicains à proximité de la parade royale. Un affichage considéré comme un « risque potentiel » par le Tribunal supérieur de justice de Madrid. Excédées, des milliers de personnes ont alors décidé de braver l’interdiction et se sont réunies sur la Puerta del Sol, la place centrale de Madrid, pour manifester leur refus de la monarchie. La réponse de la police ne s’est pas faite attendre. Bilan : des dizaines de contrôles d’identité, des échanges de coups avec les manifestants et l’arrestation de trois personnes – relâchées depuis – dont Jorge Verstrynge, une personnalité proche du mouvement de gauche Podemos.


Democracia Real Ya !


Une partie des partisans du retour à la République n’a pas digéré qu’un nouveau monarque soit imposé sans référendum préalable, comme le prévoit la Constitution [1]. Le royal passage de relais s’est opéré visiblement à la hâte, avec une cérémonie plutôt simple et sans faste tapageur, à laquelle n’ont pas assisté de chefs d’État étrangers. Les deux principaux groupes parlementaires, ceux du PP (droite) et du PSOE (sociaux-démocrates), ont signé , à huis clos, avec la Maison Royale, la loi qui permet à Felipe VI de succéder à son père. Un député socialiste basque, qui s’est abstenu lors du vote, s’est vu imposer une amende de 400 euros par la direction de son parti. Certains groupes parlementaires minoritaires – Izquierda Unida, les écologistes et la gauche catalane – ont également réclamé un référendum populaire après l’annonce de l’abdication de Juan Carlos I. En vain.


Une cinquantaine de collectifs ont alors organisé leur propre référendum populaire, Referendum Real Ya. En 10 jours, ils ont créé une plateforme de vote sécurisé en ligne et ont installé des « bureaux de vote » ambulants. A la question d’élire le chef de l’Etat au suffrage universel et de lancer une réforme constitutionnelle, plus de 80 000 votants ont répondu oui, presque à l’unanimité. Le vote a bien sûr davantage valeur de symbole que de sondage. « Nous voulions réveiller la conscience des citoyens en leur montrant que nous vivons dans une fausse démocratie en Espagne », précise Enrique Martín, activiste du mouvement Democracia Real Ya !(Démocratie réelle immédiate) qui a participé à l’organisation de ce symbolique référendum. « Nous continuerons à organiser des actions comme celle-ci, pour exiger que l’on consulte systématiquement les citoyens avant de prendre des décisions importantes qui les concernent. »

 

Notes

[1L’article 92 de la Constitution prévoit une consultation populaire pour toutes les décisions de grande envergure

 

http://www.lasemaine.org/partenaires/basta-mag/logo_mini

 

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Photos / vidéos provenant des réseaux sociaux

 

 


 

 

La police a arrêté deux femmes ( vidéo) pour avoir afficher les symboles républicains, juste au moment où le roi Philippe VI a traversé l'avenue en cabriolet Rolls Royce. 
Agents ont également retenu un homme qui, voyant la façon dont ils ont pris les deux femmes a commencé à crier «Vive la République»

 

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Dans la rue de la Santé Gran Via, au passage du cortège une personne a pris un drapeau et criant en faveur de la République ,dans le même groupe, une autre personne qui a également soulevé un drapeau républicain a été arrêté pour résistance à l'arrestation.

 

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 09:55

ujce-aragon.jpgPour la troisième République, tout le pouvoir au peuple !

 

 

Communiqué du Parti communiste d'Espagne (PCE) repris parhttp://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Confronté à l'annonce de la part du chef du gouvernement de l'abdication du Chef d'Etat, le PCE lance un appel à ses militants, travailleurs et travailleuses, à tous les citoyens à se mobiliser pour exiger la convocation d'un référendum contraignant sur « Monarchie ou République » et mettre en échec les plans du bipartisme pour consolider leur régime oligarchique et anti-populaire.

 

La peur des travailleurs a accéléré la feuille de route du bipartisme visant à bloquer toute issue sociale à la crise.

 

Le résultat des élections européennes a révélé la faiblesse du régime né de la transition, et le poids des forces qui réclament un processus constituant pour que notre pays trouve une réponse aux problème que rencontrent les gens, les peuples d'Espagne.

 

En plus d'être une institution anti-démocratique et obsolète, la monarchie est, dans notre pays, le symbole du régime du bipartisme monarchique, le symbole du bipartisme au service de l'oligarchie, de ceux qui profitent des souffrances des gens pour conserver leurs privilèges.

 

Nous exigeons que ce soient les citoyens, les citoyennes qui décident de la forme de l'Etat. Un référendum contraignant est nécessaire. Nous appelons dès aujourd'hui à des mobilisations unitaires sur toutes les places du pays, à participer à celles déjà convoquées par la JER (Junte étatique républicaine / regroupant une cinquantaine d'organisations sociales et politiques républicaines)et d'autres organisations et à préparer une grande mobilisation pour la défense d'une République qui enclenche un processus constituant que les travailleur ont réclamé dans la rue et dans les urnes.

 

José Luis Centella, secrétaire-général du PCE

 


Gloria Aguilar, secrétaire du Mouvement Républicain

 


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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 20:16

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De nouveaux incidents ont éclaté mercredi 28 mai à Barcelone, pour la troisième soirée consécutive, après l'évacuation d'un immeuble occupé depuis dix-sept ans dans le quartier populaire de Sants.

 
Appartenant à TMB, l'entreprise qui gère les transports publics de Barcelone, l'immeuble Can Vies était occupé depuis 1997 par des groupes de la gauche radicale. Il s'était transformé au fil des années en un centre social très populaire de la capitale catalane, où étaient organisés des concerts, des projections de film, des débats ou des ateliers de formation.

En 2006, son propriétaire avait décidé de le récupérer pour le détruire afin de réaménager le paysage urbain, dans ce secteur où passent des lignes de métro et de train à grande vitesse, situé non loin de la gare de Sants, la plus importante de Barcelone. Le quartier est animé par un solide tissu social et associatif.

 

Images , vidéos provenant des réseaux sociaux 

 

 

Images / vidéo 28 mai 2014

 

 


   

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Images / vidéo 27 mai 2014


 


 

 

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Vidéo/ Images 26 mai 2014

 

 

 


Barcelone 26 mai 2014

Entrée de la gare de Sants, complètement prise par la police


 

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 11:33

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Notre compagnon de La Haine raconte son arrestation sur  .#JaquealRey29M

par La Haine (+ 3 vidéos de J. Robles / Luis Alvarez /Jaime Alekos sur le site) 


‘Je couvrais la mobilisation Jaque AL Rey (Échec au Roi), prenant des photos et réalisant la couverture de l’action grâce au réseau social Tweeter. Depuis le début je pouvais constater une attitude de harcèlement de la part de la police, tant vis-à-vis de la presse que des manifestants. La côte du Congrès, comme en des occasions antérieures était barrée par des grilles et derrière lesquelles il y avait un imposant dispositif policier. Malgré ce qu’on rapporté plusieurs médias bourgeois il y avait plus de 50 personnes, nous étions entre 150 et 200 à l’intérieur de l’encerclement policier, et il y avait beaucoup de gens autour qui ne se risquaient pas à entrer dans le cercle. La police de ce côté de la barrière ne laissa pas les gens rejoindre la chaussée, elle contrôla les ’identités, un groupe de trois policiers passa entre les gens avec une micro caméra filmant les visages des personnes présentes, jusqu’à un gars qui avait une capuche (un parmi beaucoup d’autres, rappelez vous qu’il pleuvait à torrent), ils la lui enlevèrent et le menacèrent.


Au bout d’une heure on annonça la dissolution de la mobilisation et les gens commencèrent à partir peu à peu. A ce moment les agents de la UIP (Unité d’Intervention Policière en pleine phase d’expansion NdT) commencèrent à donner des coups au gens, à les pousser, avec une attitude très agressive. Ils poussèrent ma compagne et lui tordirent le bras. Les personnes qui se concentraient là commencèrent à se retirer en direction d’Atocha. La manifestation était considérée comme terminée, je rangeai ma caméra, et je suivis le mouvement avec ma compagne en direction d’Atocha., nous nous sommes arrêtés quelques minutes dans un bar pour saluer des amis.


Quand nous sommes sortis du bar, nous partis pour aller chercher ma voiture qui était dans le Passage Maria de la Cabeza, lorsque nous sommes arrivés à hauteur du Mc Donald nous avons vu un groupe de policier qui donnaient des coups à des gens pendant que des journalistes observaient la scène, nous nous sommes approchés pour voir ce qui se passait et les agents ont commencé à nous frapper aussi, ainsi que le reste de la presse présente, nous étions en trains de traverser le passage pour piétons,  pour aller vers la voiture quand un des agents agressa ma compagne, ma réaction fut de le pousser pour le faire reculer et arrêter l’agression, sa réponse fut d’une telle violence que je partis en courant essayant d’éviter qu’ils me tabassent.


Un autre agent arriva en courant derrière moi, et quelques mètres plus loin il se jeta sur moi me plaquant au sol, il posa son genou dans mon dos et commença à m’étrangler avec son bras, me coupant la respiration. Quand j’ai été complétement immobilisé et menotté, et quand ils se furent assuré à force de coup d’avoir éloigné la presse qu’il y avait aux alentours, sans prévenir il me donna un coup de poing dans le visage. Après m’avoir relevé alors qu’il me conduisait vers la fourgonnette, je criai « Je suis journaliste à La Haine, ceci est une arrestation illégale ! » sur ce, il me projeta violement dans le fourgon.


Au commissariat de Moratalaz, je fus traité plus ou moins correctement, je m’en tins à ne rien déclarer au commissariat et ils me descendirent au cachot, le policier qui effectua la fouille, avant de m’enfermer m’arracha une plaque du 22M (Marches de la Dignité) que je portais pendant qu’il criait « Putain de 22M de mes couilles ! », il me poussa violement contre le mur et pendant qu’il m’enregistrait il criait « je suis dégoûté rien que de te toucher ».


Le lendemain ils me conduisirent Place Castilla pour me présenter devant le juge et puis, ils me relâchèrent, en liberté provisoire, je suis accusé d’attentat contre l’autorité. J’avais des contusions sur tout le corps ainsi qu’un hématome à l’œil gauche à cause de l’injustifiable coup de poing de l’agent alors que j’étais totalement immobilisé. Mais j’ai le moral bien haut et une grande envie de continuer à informer ».

 

Source :

 

[Vídeos] Nuestro compañero de La Haine cuenta su detención en #JaquealRey29M :: lahaine.org

 

En un an, les 8 plus grandes fortunes d'Espagne ont augmenté de 25%

Et cela est un SCANDALE !

 

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Les dérives dictatoriales en Espagne sont quotidiennes et toujours plus interpellantes, il faudrait un suivi  de "faits divers" comme celui-ci au quotidien pour en mesurer l'ampleur, les débordements de répression et les conséquences d'une loi de Sécurité "bâillon"  - des protestations en général mais en particuliers de la liberté de la Presse et toute forme de liberté d’expression dissidente, des procès se multiplient pour condamner la libre parole - qui crée de nouveaux délits en masse et des amendes complétement démesurées, de quoi endetter à vie celui qui voudrait s'opposer au Régime Néo franquiste du Pays.....

Ajoutons une multiplication des agressions commises par des groupes d'extrême-droite toujours plus décomplexés et qui ont la sympathie non dissimulée du PP au pouvoir.... c'est un véritable coup d'état législatif  d'extrême-droite qui s'est produit dans ce pays où les plus riches prospèrent sur les douleurs d'un peuple toujours plus étranglé par une misère croissante : morts de froid - des millions de personnes vivent la "pauvreté énergétique", de faim, de manque de soin dans des hôpitaux sans médicaments où il faut amener ses propres draps, d'enfants sans écoles, de parents sans revenus,  alors que la fortune des quelques plus riches du pays a augmenté dans d'ignobles proportions, mais c'est normal n'est-ce pas, c'est la globalisation fascisante à laquelle nous sommes tous confrontés,  moins de moyens, moins de droits, plus d'obligations, une répression accrue teintée de violence et sadisme, privatisation des bien publics, massives expropriations à échelle planétaire, pendant que quelques-très rare, deviennent des propriétaire de monde...etc...

 

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En Espagne tout ces processus sont bien avancés. Que les peuples de Belgique, de France soient ignorants de la réalité d'Amérique Latine, c'est loin... mais là ce sont nos voisins, et l'ignorance de leur sort, notre absence de solidarité, nous mènent droit vers un scénario amélioré (pour les Corporations) d'Espagne franquiste dans une Europe nazie... et je doute que Poutine puisse rééditer cette "libération" soviétique de l'Europe qui fut le déclencheur d'une intervention US, dont les corporations ont soutenu tant Hitler que Franco, et pour qui une Europe nazie était un excellent marché, ordonné, discipliné, mais une Europe soviétique eut été une menace ! Et si !  Après il y eu Dresde, Berlin, Hiroshima, Nagasaki… Franco est resté, la CIA a fabriqué les colonels en Grèce, et la mise en scène de « Nuremberg » a permis aux métastases du nazisme d’essaimer en tout lieu, à présent le diagnostic est de cancer généralisé….


Seule une vraie solidarité avec les autres peuples, à la base, peut nous sauver du pire qui vient !

 

Anne

 

Source: Les états d’Anne Où Rêver l’avenir.

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 22:48

Photos provenant des réseaux sociaux 

 

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Madrid (AFP)


Des milliers d'étudiants, en grève depuis la veille pour 48 heures, ont manifesté jeudi à Madrid et partout ailleurs en Espagne contre les coupes budgétaires dans l'éducation, une journée ponctuée d'incidents dans plusieurs villes.


En fin d'après-midi, les manifestants étaient plusieurs milliers dans les rues de la capitale. "Nous ne voulons pas payer votre dette avec la santé et l'éducation", scandaient les étudiants, portant des pancartes avec les mots "sans éducation, il n'y a pas d'avenir", ou "l'enseignement public est à tous et pour tous".


Le matin, quelques centaines d'entre eux avaient déjà manifesté bruyamment dans le centre de Madrid.


Comme la veille, des incidents avaient éclaté en début de journée à l'université Complutense de la capitale, des étudiants grévistes ayant mis le feu à des poubelles. La police a annoncé avoir arrêté une personne pour "possession de matériel inflammable".


Les étudiants ont défilé au cri de "Non aux coupes dans l'éducation !", appelant à la démission du ministre de l'Education, Jose Ignacio Wert, rendu responsable des réductions de dépenses qui frappent l'enseignement alors que les frais d'inscription augmentent dans les universités.


"Cela me rend triste parce qu'ils ne nous donnent plus l'occasion d'étudier", racontait un manifestant de 18 ans, Karim Martinez. "Ils augmentent les frais et réduisent les bourses. Beaucoup de parents n'ont pas d'argent pour payer l'université".


La police a par ailleurs libéré, dans l'attente de leur comparution devant un juge, 54 personnes interpellées la veille pour avoir incendié des poubelles et occupé des bureaux de la Complutense, une grande université madrilène.


Le Syndicat des étudiants avait appelé jeudi à 70 manifestations en Espagne.


Des défilés étaient organisés dans toutes les grandes villes, dont Barcelone, Valence et Bilbao, au Pays basque, où trois personnes, selon la police, ont été arrêtées pour "troubles à l'ordre public".


Le secteur de l'éducation, comme celui de la santé, a été violemment touché par le programme d'économies, de 150 milliards d'euros sur trois ans, mis en oeuvre par le gouvernement conservateur depuis 2012 pour redresser les comptes publics de l'Espagne.

 

- 'Situation insoutenable' -

 

"La situation est devenue tellement insoutenable que nous n'avons plus d'autre choix que de lutter", lançait Marta Valenzuela, une étudiante en criminologie de 20 ans qui manifestait à Madrid, expliquant que ses frais d'inscription avaient bondi de mille à 1.800 euros.


"C'est ma famille qui doit payer, et cela suppose de gros sacrifices", ajoutait la jeune fille.


Cette politique d'austérité avait généré en 2012 un climat social très tendu et de grandes manifestations, à l'appel des syndicats, de collectifs professionnels notamment de la Santé et de l'Education, ou de mouvements citoyens comme celui des "indignés", né au printemps 2011.


Depuis la fin 2012, cette mobilisation est retombée, malgré une crise sociale qui reste profonde et un chômage à 26,03%.


Jeudi, l'organisation catholique Caritas a de nouveau tiré la sonnette d'alarme, affirmant que 5,1 millions de personnes vivaient dans l'extrême pauvreté l'an dernier en Espagne, contre 2,8 millions en 2007.


Caritas ajoutait que ce pays était un de ceux de l'Union européenne où les disparités en matière de revenus étaient les plus grandes.

 

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Vidéo- Madrid

 

Manifestations étudiants Madrid , Sévilla ,Grenada , Bilbao ... 

 

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Vidéo-Des milliers de personnes sont descendus dans les rues de Pampelune 

 


 


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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 13:28

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Les revendications de la grève générale : 

1 - 25% rajustement salarial
2 - des hausses de taux Contra, passant de passage des marchandises et des services publics.
3 - Améliorer la santé et l'éducation gratuite
4 - L'emploi décent, de meilleures conditions de travail et la liberté d'association
5 - Abrogation loi Partenariat Public Privé (PPP)
6 - la réforme agraire

 

Plus d'informations ici >

 

http://www.abc.com.py/nacionales/los-reclamos-de-la-huelga-general-1228521.html

 


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Tot ce matin ...  Universités 

 

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 09:36

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Plusieurs centaines de milliers de manifestants venus de toute l'Espagne ont convergé samedi à Madrid pour réclamer la fin de la politique d'austérité imposée par l'Union européenne.

Les "marches de la dignité" ont réuni dans la capitale espagnole 600 000 personnes venues de toutes les régions d'Espagne pour dénoncer "l'urgence sociale", le  et l'austéritéle logement, la santé, l'éducation et la lutte contre la pauvreté.


Certains manifestants avaient traversé le pays, parcouru à pied des centaines de kilomètres, d'autres les ont rejoints aux portes de Madrid. Depuis fin février, plusieurs milliers de personnes sont parties de 15 provinces espagnoles et se dirigeaient vers Madrid à pied, en voiture, en bus ou en train. Les organisateurs ont annoncé que des centaines de cars et au moins quatre trains avaient été affrétés dans plusieurs régions d'Espagne. Agitant des drapeaux de toutes les régions d'Espagne, une immense foule a envahi le centre de la capitale pour le plus grand défilé organisé depuis ceux de 2012.


Sur leurs banderoles, les participants exhortaient le gouvernement conservateur espagnol à ne pas honorer les dettes contractées auprès des créanciers internationaux et à s'attaquer au chômage, qui touche 26% de la population active.

 

Du pain, des emplois et un logement pour tous!", lisait-on sur une banderole.

Les forces de l'ordre étaient massivement présentes en marge du cortège, au-dessus duquel surnageaient des drapeaux républicains et communistes, ainsi que des banderoles appelant à l'arrêt des coupes budgétaires dans la santé, l'éducation et le logement social.


Tous avaient le sentiment d'une grande injustice, de payer le marasme économique, les déficits publics et le sauvetage bancaire européen de plus de 40 milliards en 2012 tandis que, selon eux, les responsables de l'explosion de la bulle immobilière, de la corruption et des abus bancaires continuent de s'enrichir.


Comme un symbole, un gigantesque doigt d'honneur a surgi de la foule. "Le peuple se réveille. C'est fini la fête", assurait une pancarte accrochée au doigt.

 

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Reçu (quasi en direct) sur des réseaux sociaux par Max 

 

2.350.000 personas según la organización,350.000 según la policía /2.350.000 personnes selon l'organisation, 350 000 selon la police

 

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Informática CGT : Aquí el agente 1U723 disparando a quemarropa y sin que rebote la bala de goma en el suelo

Voici l'agent 1U723 tir à bout portant....

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Vidéos :

Des chants , des discours ... 20 H 15, lorsque des personnes  ont commencé à installé leurs tentes , les policiers ont chargé... 

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 00:52

http://cdn3.myeurop.info/sites/default/files/dynimagecache/0-0-650-371-561-321/media/images/on-acheve-bien-les-chevaux-1969-2718-175546499.jpgLes chômeurs espagnols devront-ils bientôt danser jusqu'à la mort, comme dans le film de Sydney Pollack 'On achève bien les chevaux', pour obtenir un job ?

 


Jeu, 20/03/2014

Par  Lucía Martín (Madrid)


Salarié payé en freelance, travail gratuit, période d'essai non rémunérée… En Espagne, les employeurs profitent allègrement de la désespérance des chômeurs. Florilège de ces annonces, de plus en plus nombreuses, qui prêteraient à sourire, si ce n'était à pleurer.


Entretien d’embauche au siège d’une maison d’édition allemande à Madrid:


Nous cherchons un journaliste pour se charger de la rédaction d’un magazine destiné aux enfants.

 

Le salaire est de 1.200 euros bruts par mois. Vous devez être freelance, c’est à dire à votre compte. Les horaires seront de 9 à 17 heures du lundi au jeudi, et les vendredi de 9 h à 14 h. Ceci dit, les jours de bouclage, il faudra évidemment rester plus tard bien "…


Voici ce que l’on me proposait, il y a quelques mois, après une carrière de 14 ans comme journaliste en Espagne pour les plus importants groupes de presse du pays. Une offre abusive: un poste de rédacteur alors que gérer l'ensemble du contenu d’un magazine est plutôt responsabilité d’un rédacteur en chef, ceci sans que l’entreprise ne paye les charges sociales mais qui exige votre présence toute la semaine comme un employé. Le tout pour un salaire, après taxes, de 948 euros par mois.


Bienvenue sur le marché du travail espagnol. Les offres abusives y sont désormais monnaie courante. Et il y en a de bien pires que celle-là.


Il y a presque 10 ans, en 2005, le terme mileurista (celui dont le salaire ne dépasse pas 1.000 euros) apparaissait en Espagne,   dans le quotidien El Pais, pour qualifier cette génération de jeunes Espagnols aux salaires misérables malgré des études universitaires.


De l'eau a coulé sous les ponts… Aujourd'hui, beaucoup de ces jeunes, mais aussi des quadras ou des quinquagénaires, aimeraient bien toucher un salaire de 1.000 euros! Avec la crise, la chute du marché immobilier et la réforme du marché de travail mise en œuvre par le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, les salaires ont considérablement chuté en Espagne. Les conditions de travail, elles, frôlent parfois l’esclavage.

 

Le premier à choper le billet a le job


Résultat, asphyxiés par le chômage (26% de la population) les Espagnols sont prêts à tout pour décrocher un job. C’est le cas de Clio Almansa: cette jeune femme de Mataró, en Catalogne, a postulé en octobre dernier à un poste de commerciale au sein de l’entreprise Ecoline 2010, spécialisée dans la vente d’aspirateurs. Lors de la sélection, l’employeur a réparti les postulants en trois groupes et leur a montré un billet de 50 euros:


Le billet fera partie du salaire de celui qui arrive à le prendre",


a-t-il annoncé avant de le laisser tomber au sol. Clio a soudainement vu se jeter autour d'elle des candidats avides, du billet mais surtout du poste. Elle a reçu des coups dans les jambes, les bras, la tête… Résultat ? Lésion d'une vertèbre dorsale…


Les responsables n’ont même pas eu la décence d’appeler une ambulance alors que la jeune femme ne pouvait plus se lever. Finalement, c’est grâce à l’aide d’une amie qu’elle a pu se rendre à l’hôpital. Après un arrêt maladie de presque un an, elle vient de porter plainte contre l’entreprise, qui, entre temps, a changé de nom et d’adresse.


Si ma cliente ne s’était pas cassée une vertèbre, rien ne se serait passé. Les gens ne portent pas plainte d’habitude. Mais ma cliente l’a fait. En avril, nous aurons la date du procès et je pense que l’on peut gagner même s’il n’y a pas de jurisprudence",


explique Daniel Salvador, avocat de la jeune Clio. L'aventure de Clio Almansa n'est pas une exception:


Il y a quelques jours, nous avons appris le cas d’un bar -et il ne s’agit pas d’une maison close mais d’un simple bar- où les serveuses sont habillées en lingerie. Côté légalité, il n’y a rien à faire".


"Je ne peux pas te payer mais tu seras célèbre !"


Récemment, un magasin proposait un poste de vendeuse avec période d’essai de 2 mois. Rien d'étrange si ce n’est que ces deux mois d’essai ne sont pas rémunérés:


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Période d’essai de 2 mois, du lundi au samedi, de 10 h à 14 h et de 17 à 20.30. Après ces deux mois non rémunerés, si vous atteignez le taux de ventes requis, vous serez payé à la journée chaque fois que l’on aura besoin de vous au magasin".


Evidemment, la seule garantie de cette offre est de travailler gratuitement pour l’entreprise durant deux mois. Pas de salaire, ni d’assurance. Mieux vaut faire du bénévolat! Au moins, on en tire une satisfaction personnelle.


S’agit-il d’une blague ? Non, on retrouve ces offres d’emploi délirantes dans tous les secteurs d’activité, comme d'ailleurs dans celui de la communication et du journalisme. L’association qui représente les journalistes à Madrid, APM, a créé le hasthag  #gratisnotrabajo pour dénoncer ces abus. Et il y en a beaucoup, parce qu'il est courant que les médias, grands ou petits, souhaitent payer le journaliste avec ce qu’ils appellent de la visibilité: "Je ne peux pas te payer mais tu sais, nous avons beaucoup de lecteurs, ton article sera lu". Traduire: tu ne pourras pas manger mais tu vas devenir célèbre !


"Tu veux le job? Paie le loyer de la boîte !"


Parfois, il y a un salaire mais c'est comme s'il n'y en avait pas:

 

Magazine cherche journaliste pour rédiger quatre articles par jour (entre 200 et 250 mots chacun). Article payé 30 centimes d’euros".


De quoi payer son crédit bien sûr! Mais il y en a encore mieux dans ce secteur où tous les coups semblent permis:


Radio Kanal Barcelona cherche 20 journalistes sport pour un nouveau programme. Le journaliste devra payer 100 euros par mois pour participer aux charges du studio (loyer et autres) mais il peut apporter un annonceur pour s’assurer un retour sur investissement".


Vous avez bien lu: non seulement vous n’allez pas avoir de salaire, mais vous devrez payer pour travailler !


Dans certains cas, la formation du candidat n’est pas importante:

 

Cherchons femme pour émission télé. Rémunérée. Âge: entre 18 et 22 ans. Taille: à partir de 1.70. Mensurations: 36-38. Langues: catalan et castillan".

http://cdn3.myeurop.info/sites/default/files/media/images/annonce%201.jpg

 

On se demande s'il s’agit d’un poste de journaliste...

 

Aux yeux de l'avocat Daniel Salvador, la seule solution pour enrayer cette profusion d'annonces low-cost est tout simplement de ne pas se laisser faire: "Je dis aux gens de porter plainte. Pour une plainte à la police, il n'y a même pas besoin d’un avocat", plaide-t-il.


 

 

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 17:37

PAR NATHALIE PÉDESTARRES 20 MARS 2014

 

Des milliers de citoyens espagnols, exaspérés par les mesures d’austérité économique et par l’incurie des politiques européens face à la crise, convergent en ce moment de tout le territoire espagnol vers Madrid pour manifester leur mécontentement ce samedi 22 mars. Depuis fin février, ces manifestants « indignés » marchent au rythme de slogans comme « Non au paiement de la dette »« Pas une coupe budgétaire de plus »« Dehors la "troïka" » (Commission Européenne, Banque Centrale européenne et Fond Monétaire International). Ou bien encore « Du pain, un travail et un toit pour tous ». Un mouvement sans précédent dans l’histoire sociale de l’Espagne démocratique.


L’initiative est partie du Syndicat andalou des Travailleurs (SAT) en septembre 2013. Le but : unir les différentes luttes sociales nationales et manifester l’exaspération collective à Madrid, à deux mois des élections européennes. « Nous exigeons le départ du gouvernement du PP [Partido Popular, la droite espagnole] et de tous les gouvernements qui répriment les droits sociaux fondamentaux et qui soutiennent la politique de la troïka », revendique la Plateforme de coordination des Marches pour la dignité sur son site web. « Dans toutes les villes, le nombre de personnes qui s’unissent aux colonnes de manifestants a largement dépassé nos prévisions ! », se félicite Marta Rodriguez, du syndicat alternatif Assemblée pour la Santé Publique.


De nouveaux campements et « occupations » prévus


Depuis fin février, plusieurs milliers de personnes sont parties de 15 provinces espagnoles et se dirigent vers Madrid à pied, en voiture, en bus ou en train. Sans compter les manifestants des îles Canaries, qui entendent exprimer leur rejet face aux prospections de pétrole sur leur territoire, mais aussi des citoyens solidaires qui manifesteront depuis l’Allemagne, la Belgique, l’Irlande, le Royaume-Uni, le Pérou, le Mexique, le Chili, le Salvador, la France, la Norvège, la République Tchèque et l’Autriche.


http://www.bastamag.net/local/cache-vignettes/L500xH405/marchas_de_la_dignidad-37ae9.jpg

 

« Notre manifestation ne prend pas fin le samedi 22 mars mais commence bel et bien ce week-end ! », précise Susana, militante du secteur médical de Madrid. Le mouvement prévoit de renouveler un campement permanent, comme celui de la place de la Puerta del Sol en 2011. Mais ces derniers mois, des lois répressives – comme les lois de Sécurité Citoyenne – ont été adoptées par le gouvernement du PP, en vue de contrôler les manifestations sociales. « Une commission a été mise en place avec des représentants de tous les collectifs sociaux pour décider des actions que nous allons mener après le 22 mars. Mais cela reste secret par mesure de sécurité », précise Marta.


Les pompiers de plusieurs villes espagnoles et des collectifs d’avocats se sont organisés pour assurer la sécurité et la défense juridique des manifestants à Madrid en cas de répression policière. Des manifestations sont prévues devant les ministères, la Bourse de Madrid, des succursales de banques et de l’INEM (l’équivalent du Pôle Emploi français). Autant de lieux symboliques des mesures d’austérité européennes, appliquées par le gouvernement espagnol, et qui écornent chaque jour un peu plus l’État-providence pour lequel les citoyens européens se sont tant battus.

 


Plus d’infos sur le site Marchas de la dignidad

http://www.lasemaine.org/partenaires/basta-mag/logo_mini


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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 16:05

Paru dans CQFD n°118 (janvier 2014), par Nicolas Arraitz, illustré par L.L. de Mars 

16/03/2014 

 

L’Espagne serait redevenue un pays attractif pour les investisseurs, au prix d’une politique d’austérité et d’un code du travail carnassiers. Résultat : la misère gagne du terrain, la colère gronde et l’arsenal juridique pour s’en prémunir fait froid dans le dos.

« Ils nous occupent avec l’actualité pour nous faire oublier le présent », avertit une vignette du dessinateur El Roto dans les pages du quotidien El País. Et « l’actualité » à la une de ce journal en ce début d’année, à part les résultats sportifs et la polémique autour du référendum indépendantiste en Catalogne, ce sont les scandales politico-financiers où les grands partis, les banques et la famille royale sont pris la main dans le sac, mais très rarement condamnés – l’Espagne détient le record européen des non-lieux et des grâces dans ce genre d’affaires.

 

http://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH422/p16-espagne01-89034.jpg

Le présent, c’est cette famille empoisonnée par les aliments périmés dont elle se nourrissait habituellement, à Alcala de Guadaira, dans la province de Séville. Le père, la mère et leur fille de 14 ans sont morts. La plus jeune sœur a survécu. Plusieurs centaines de personnes se sont spontanément rassemblées devant la mairie après avoir appris la nouvelle, quelques jours avant Noël. L’indignation était volatile : contre les services sociaux, contre les politiciens, contre les supermarchés que la rumeur accuse d’asperger de détergents les aliments périmés avant de les jeter à la benne.


Le présent, c’est aussi la condamnation à des peines de prison de militants du Sindicato andaluz de trabajadores (SAT) pour avoir occupé pendant dix-sept jours – en mai 2012 – la Turquilla, une propriété de 1 200 hectares appartenant à l’État. Propriété laissée en jachère, à part les 80 hectares utilisés par l’armée pour y élever un haras de chevaux d’apparat. « Il y a huit ans, 300 hectares ont été cédés à la mairie d’Osuna, le bourg le plus proche, raconte Mari García, militante du SAT. Et elle y a développé une activité agricole biologique, avec un système de travail rotatif qui permet aux chômeurs du coin de faire les heures suffisantes pour obtenir des droits. » Mais l’occupation des hectares restants par les sans-terre du SAT a été vécue comme un attentat contre les forces armées. « Cinquante-quatre des nôtres ont été arrêtés, quatre condamnés à sept mois de prison et un à 1 200 euros d’amende. »


Le SAT, syndicat d’ouvriers agricoles, est dans le collimateur de la justice depuis des années ; surtout les juges ont la dent dure après ses actions de « reprise » dans les grandes surfaces : les activistes sortent des supermarchés avec des chariots remplis de victuailles ou, comme le 29 août dernier, de fournitures scolaires, avant de les redistribuer aux familles sans logis qui, à Séville, occupent des édifices confisqués par des banques après le crash immobilier de 2008.


Début décembre, une femme dont les enfants n’avaient pas mangé depuis trois jours a imité ces actions collectives dans un supermarché d’Ecija, province de Cordoue. Un anonyme a par la suite payé le contenu du chariot pour éviter que la direction n’engage des poursuites. Il y a 36 % de chômage en Andalousie – 44 % dans la province de Cadix – et 67 % chez les jeunes, qui survivent grâce à l’aide de leurs parents ou grands-parents. Au niveau national, plus de 60 % des chômeurs n’ont droit à aucune allocation.


Au Centro obrero Diamantino García, cœur du village rouge d’El Coronil, les vieux jouent au domino dans la salle du bar. Un groupe de femmes et d’hommes, après avoir nettoyé la salle des fêtes où a eu lieu la veille un « réveillon ouvrier », se restaure au réfectoire, à côté de la bibliothèque. On parle peoná, ces journées travaillées qu’il faut additionner jusqu’à quarante pour avoir droit au subside agricole. Au nord de la péninsule, les gens croient que ce régime spécial est un privilège de Sudistes nonchalants, mais ici, tout le monde sait qu’il est de plus en plus dur de trouver du boulot dans une agriculture mécanisée et branchée sur les subventions européennes. Depuis l’explosion de la bulle immobilière, ceux qui étaient allés se faire embaucher comme maçons sur la côte sont revenus au village et concurrencent les femmes sur le marché du travail.


Partout en Espagne, des associations d’endettés s’opposent physiquement aux expulsions locatives et aux coupures d’eau ou d’électricité pour cause de factures ou de crédits impayés. Fin décembre, une expulsion a ainsi échoué dans le quartier de Triana, à Séville, durant laquelle la police a interpellé sept personnes. Le SAT, avec d’autres syndicats indépendants, des associations issues du mouvement du 15-M (initié le 15 mai 2011, et dit des « Indignés ») ou de celui du 25-S (25 septembre 2012, siège pacifique du Congrès par des dizaines de milliers de manifestants, durement réprimé), organise à travers le pays une « marche de la dignité » qui devrait converger sur Madrid le 22 mars 2014. Depuis les « reprises » dans les supermarchés, la popularité du SAT a explosé, attirant des centaines de non-affiliés dans ses manifestations, et également la presse étrangère, ce qui ridiculise les déclarations gouvernementales cherchant à assimiler ces actions avec du terrorisme…


Une réforme du code pénal ultra-répressive est en passe d’être votée au Parlement. Elle vise clairement ces mouvements de résistance populaire. « Pour une simple participation à un piquet de grève, nous encourons aujourd’hui des peines de deux, quatre ou même six ans de prison, s’inquiète Mari García.Bientôt, n’importe quel individu sera passible d’un demi-million d’euros d’amende et de la saisie de ses biens s’il participe à une manif non autorisée – avant, les amendes étaient adressées au syndicat. Les gens vont réfléchir à deux fois avant de descendre dans la rue. » Mari et Ted habitent avec leur fille dans une petite maison individuelle dans une rue du village d’El Coronil où toutes les maisons ont été construites collectivement, sur le mode des castors, avant d’être attribuées par tirage au sort. Le sol a été acheté par leur coopérative et personne n’est officiellement propriétaire. « Ce vide juridique nous met à l’abri des saisies dont nous menace le nouveau code pénal. A part notre bagnole, nous serions déclarés insolvables s’il fallait payer un jour une lourde amende. »


Contrairement à la Grèce et à la plupart des autres pays européens, en Espagne, l’extrême droite est peu bruyante, pour une raison simple : elle est déjà au pouvoir. Le Partido popular, dirigé par des fils et nièces de hiérarques franquistes, passe à l’offensive sur tous les fronts, avec un code du travail et une loi sur l’avortement rétrogrades, jusqu’au sabotage systématique des efforts pour récupérer la mémoire des vaincus de la guerre civile… Et sa politique répressive trahit avant tout sa nervosité face aux organisations de base mobilisées contre « cette crise qui n’est pas une crise, mais une arnaque »…

 

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