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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 07:58

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Article MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

La Grèce, laboratoire non pas de l' « austérité » mais de la liquidation pure et simple du patrimoine public au nom d'une dette fabriquée de toute pièce, profitant aux grands monopoles européens. Un processus qui n'est pas une fatalité, comme le montre le cas de l'eau.

 

Athènes, ville à vendre : les compagnies du gaz, des chemins de fer, de la poste, du pétrole mais aussi tous ses aéroports, ses ports, ses autoroutes et même jusqu'à ses monuments historiques et ses plages de rêve, c'est la grande braderie en Grèce orchestrée par le FMI et l'UE !

 

La vente des biens publics devait rapporter momentanément 50 milliards d'euros, une somme désormais revue à la baisse, à 20 milliards d'euros. Chaque année, ce seront des milliards d'euros de perdus, de quoi alimenter pour des décennies une dette bien profitable aux banques européennes.

 

Parmi ce patrimoine du peuple grec démantelé, un secteur stratégique : l'eau.

 

Si la plupart des services d'approvisionnement en eau sont municipalisés, les réseaux des deux principales villes du pays – Athènes et Salonique – sont entre les mains d'entreprises publiques, sous contrôle étatique, ce sont respectivement l'EYDAP et l'EYATH.

 

SUEZ, candidat numéro 1 au rachat des réseaux de Salonique et Athènes

 

Pour l’État grec, l'année 2014 devait être celle du transfert des parts publiques dans ces entreprises entre les mains d'un organisme public (la TAIPED/Fonds de la République hellénique pour le développement patrimonial) chargé de mener un appel d'offre pour assurer leur privatisation.

 

Dans les deux processus de privatisation, un nom commun, celui de la multi-nationale française Suez déjà fermement implantée en France bien sûr, mais aussi en Espagne où elle contrôle le réseau de Barcelone, et désormais en Italie, avec une implantation récente à Rome.

 

Suez a déclaré son intérêt pour le réseau de la capitale athénienne, mais était déjà plus loin dans le processus de rachat de l'entreprise de l'eau de Salonique, l'EYATH, où elle a pris la tête d'un consortium comptant également le grec ELLAKTOR et l'israélien MEKOROT.

 

La gestion catastrophique de SUEZ, premier groupe dans la gestion des réseaux d'eau dans le monde, a déjà suscité des vagues de désengagement : 30 villes dans le monde n'ont pas renouvelé le contrat avec le groupe français dont Johannesbourg, Thu Duc (Vietnam), Shenyang (Chine), La Paz, Buenos Aires, Milwaukee, Atlanta, Budapest, Potsdam, Bordeaux, Grenoble ou Paris.

 

Son alliance avec l'israélien MEKOROT a de quoi indigner les combattants de la cause palestinienne : l'entreprise est connue pour ses forages en territoire palestinien, elle fournit l'intégralité des ressources en eau des colonies israéliennes, et pratique la discrimination dans l'accès et la tarification pour les populations palestiniennes.

 

Il faut dire que le contrat convoité par SUEZ est plus que juteux. Le groupe EYATH a réalisé 110 millions d'€ de profits entre 2007 et 2013, alors que les prix ont triplé depuis dix ans. Or, le rachat de 51 % des parts du groupe était envisagé à hauteur de 110 millions d'€.

 

De quoi rentabiliser en quelques années l'investissement, surtout que SUEZ – outre les promesses d'investissement et de création d'emplois irréalistes (250 millions d'€ et 4 000 emplois sur 5 ans!) - a laissé entendre qu'elle envisageait de rehausser les prix, parmi les plus bas d'Europe.

 

SUEZ qui a pris à la lettre les recommandations de François Hollande qui, au début de l'année 2013, lors de sa visite en Grèce versait des larmes de crocodile sur le sort du peuple grec … tout en recommandant aux entreprises françaises de profiter du processus de privatisation pour se tailler la part du lion.

 

Un processus mis en échec par une mobilisation populaire !

 

Pourtant, SUEZ risque de ne pas profiter du pillage du peuple grec. Car le processus de privatisation est, à l'heure actuelle, mise en échec. Le résultat d'une mobilisation populaire qui a fait reculer le gouvernement.

 

Créée en mars 2013 à l'initiative des syndicats des employés de l'eau, le collectif « SOSTE to NERO » (Sauvons l'eau) a construit un mouvement liant habitants, travailleurs, élus locaux autour d'une revendication simple : rejet de la privatisation, défense de l'entreprise nationalisée.

Un mouvement qui a pris de l'ampleur d'abord grâce aux travailleurs de l'entreprise EYATH, à Salonique, qui depuis plusieurs années mènent la lutte contre la privatisation : de grèves de la faim en journées de grève, de sit-in en occupations de bâtiment.

 

Mais un mouvement qui s'est élargi également aux élus locaux d'Athènes et Salonique. Les 11 maires de l'agglomération de Salonique ont ainsi signé une résolution commune au début du mois de juin refusant de livrer leurs réseaux d'eau communaux à SUEZ et ses partenaires.

 

Cette prise de position fait suite au rapport de force conquis auprès des riverains qui ont pu participer, le 18 mai dernier, à un référendum local auquel 60 % des habitants ont participé et qui ont vu 98 % des votants refuser la privatisation de l'eau de Salonique.

 

C'est dans ce contexte de fronde populaire à Salonique, relayée à Athènes, que le pouvoir a dû céder, rappelé à l'ordre parle Conseil d'Etat qui a jugé fin mai la privatisation de la compagnie d'eau de Salonique comme étant inconstitutionnelle.

 

Trois arguments étaient invoqués : d'abord, le danger pour la continuité, la qualité et l'accessibilité du service public ; ensuite, la remise en cause du droit constitutionnel à la santé ; enfin, l'existence d'un monopole de fait dans le secteur de l'eau.

 

Cette décision du Conseil d'Etat devrait être confirmée dans le cas de la privatisation de l'eau à Athènes et mettre un coup d'arrêt – si ce n'est définitif, en tout cas une halte – au processus de privatisation de l'eau en Grèce.

 


Vague de dé-privatisation de l'eau : processus positif à analyser avec prudence


 

Il est important de rappeler que les deux plus grands opérateurs privés dans le monde sont des multi-nationales françaises, Veolia et Suez, qui à elles seules couvrent un marché de 250 millions d'usagers-clients, plus que tous ses concurrents réunis.

 

Mis en difficulté en France par le non-renouvellement des concessions sur les réseaux en France, Suez et Veolia tentent de renforcer leurs positions sur les marchés à l'étranger, bien que 90 % de l'offre mondiale soit encore en régie publique.

 

Le pillage éhonté des populations, l'exploitation implacable des personnels, le danger pour la santé humaine d'une gestion guidée par le seul profit, tous ces éléments conduisent désormais à une vague de « re-municipalisation » / « dé-privatisation » de l'eau.

 

Un processus positif en soi bien qu'il doive inciter à la prudence, au cas par cas. Il est souvent à l'origine de mouvements de protestation symbolisant le rejet du tout-privé, du règne de l'argent.

 

En Amérique du sud, en particulier en Bolivie dans le cas emblématique de Cochabamba, ce fut le point de départ d'un mouvement de transformation sociale, remettant le contrôle populaire sur l'économie au centre.

 

Ailleurs, en Europe, le processus incite à la prudence, à Naples, Berlin, Budapest comme en France à Paris, Bordeaux, Grenoble, l'eau redevient publique. Une occasion de récupérer les marges colossales réalisées par les SUEZ, Veolia ou RWE.

 

Mais peut-être une aubaine pour certains de ces groupes qui ont délibérément sous-investi dans le réseau, livrant sa rénovation – après s'être gavé de profits dûment encaissés pendant toutes ces années – aux frais du contribuable.

 

Mais si l'analyse du processus dans le détail reste à faire, c'est avec satisfaction qu'on salue la résistance des travailleurs, de la population de Salonique comme d'Athènes : pas de Suez, pas de Veolia en Grèce ni en France, re-nationalisation de ces entreprises maintenant, nationalisation des secteurs du gaz, de l'eau et de l’électricité !

 


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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 23:22

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Traduction : Emmanuel Kosadinos

 

12/06/14


Les autorités ont réprimé par la violence aujourd’hui (jeudi) après-midi la protestation des travailleuses du nettoyage sous menace de licenciement, du Ministère grec des Finances, en dehors du bâtiment dudit Ministère, rue Nikis.

 

Plus précisément, les travailleuses du nettoyage ont procédé après la décision défavorable de l’Areios Pagos (Cour de Cassation grecque) vers 4 heures de l’après-midi à un rassemblement de protestation en dehors du bâtiment dudit Ministère. Elles y étaient cependant attendues par une compagnie des forces spéciales de police les empêchant d’avancer vers l’entrée du bâtiment.

 

Les travailleuses du nettoyage ont rompu le barrage et se sont rapprochées de l’entrée mais d’autres forces spéciales les attendaient en place. À ce moment les rideaux de l’entrée se sont baissés et les portes sécurisées alors que les forces spéciales de police ont procédé au refoulement brutal des travailleuses du nettoyage loin de l’entrée du Ministère en faisant usage de matraques, de boucliers et de coups de bottes.

 



Le résultat des incidents est qu’une travailleuse a été frappée à la tête et conduite à l’Hôpital ainsi que la reporteuse d’images Tatiana Bolari. Une autre travailleuse a perdu connaissance et a été conduite aussi à l’Hôpital.

 

Les nettoyeuses se maintiennent en dehors de l’espace du Ministère en clamant des slogans et demandant une rencontre avec le Ministre des Finances.

 


 

 

 

Neuf mois de luttes, neuf mois de pauvreté et de problèmes

 

Cependant, derrière les aspects juridiques du combat des travailleuses sous licenciement, après neuf mois de lutte dans la rue, des dizaines de problèmes s’accumulent loin des projecteurs de l’actualité.


Des factures impayées, des crédits au rouge, des foyers sans électricité, des menaces de saisies planant sur des dizaines de foyers en souffrance. C’est la dure réalité à l’ombre de l’esprit combatif, des occupations de lieux publics, des marches de cette longue lutte.


Constantina Petroussis, une parmi elle, mentionne : « Lorsque nous avons été jetées à la rue, septembre dernier, certaines chaînes médiatiques nous dénigraient en alléguant que nous sommes des feignasses recrutées à l’administration fiscale par piston, payées 2000-3000 euros et bénéficiant de fausses primes »

 

Une autre, Evangelia Alexakis, originaire de l’île de Corfou avoue que « après des mois au chômage les traites non honorées et les factures impayées ont atteint des sommes énormes » et que sa maison risque d’être saisie par la banque « puisqu’il n’y a plus aucune possibilité de payer les traites du crédit immobilier ». Elle est mère de deux enfants et épouse d’un retraité qui réside sur l’île ; elle livre maintenant un combat quotidien à Athènes. Evangelia dit « ma famille vit du potager du bien qui risque d’être saisi » mais elle ne se résigne pas.

 

« Je suis dans les rues depuis neuf mois et je revendique mon poste de travail ; je lutte aussi pour l’avenir de mes enfants pour lesquels je refuse qu’ils soient traités sur les marchés d’esclaves de l’intérieur et de l’étranger ». Ce sont les paroles de cette travailleuse du nettoyage sous licenciement. Parmi ces femmes qui manifestent au quotidien leur présence militante à Athènes il y en a plusieurs qui viennent de province. Despina Kostopoulos souligne que « les problèmes financiers auxquels nous avons à faire face sont importants » en révélant que « ces derniers mois nombreuses sont les collègues qui se nourrissent, ainsi que leurs enfants, grâce aux distributions de nourriture pratiquées par l’Eglise et les municipalités »

 

Dans leur majorité ces femmes sont en charge de familles monoparentales et, ainsi que l’exprime Despina Kostopoulos «mis à part les problèmes financiers, nous devons faire face aussi à des problèmes psychologiques, notamment par rapport à nos enfants ». Despina héberge ces derniers mois dans son petit appartement des collègues qui viennent de province.

 

Une parmi les 590 travailleuses qui sont sous coup de licenciement nous confesse que « au début de cette galère il a fallu que je demande du soutien psychologique ; je me suis senti les pieds dans le vide comme si on m’avait retiré le sol ». Cette femme n’a pas les moyens de participer aux mobilisations à cause de ses problèmes de santé.

 

La décision de l’Areios Pagos (Cour de Cassation grecque)

 

Un peu avant ceci l’Areios Pagos avait jugé recevable le recours en annulation d’urgence déposé par le Ministère des Finances à l’encontre de la décision du Tribunal d’Instance d’Athènes, qui jugeait illégal l’éloignement des travailleuses du Ministère et des administrations fiscales ordonnant en parallèle leur réembauche immédiate.

 

Lors de l’audience (mardi) le Ministère des Finances a soutenu que la suppression des postes des nettoyeuses c’est faite pour cause d’intérêt public suprême et que le jugement en première instance a été prononcé par un tribunal incompétent, l’affaire relevant (selon le Ministère) de la compétence des tribunaux administratifs.

 

Les avocats des travailleuses ont soutenu que le statut de disponibilité a déjà été prolongé de trois mois, que les travailleuses ont été licenciées sans dédommagement et ont souligné que le Service Public ne risque pas d’être lésé par la réembauche des travailleuses du nettoyage.


Les nettoyeuses resteront éloignées de leurs postes de travail, au moins jusqu’au 23/09/2014, date à laquelle sera discutée devant l’Areios Pagos le fond du recours en annulation déposé par le Ministère des Finances.

 


Traduction : Emmanuel Kosadinos

 

Sources : Efémérida Syntakton ( http://www.efsyn.gr/?p=205760)


Photos de Marios Lolos

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 08:30

Par   , le 13 mai 

Les militants ont salué l'annonce du gouvernement du report de son projet de loi controverséd'aménagement du littoral qui permettrait la construction et des activités privées sur le littoral.

http://www.okeanews.fr/wp-content/uploads/2014/05/9-skitso-2-thumb-large1-thumb-large.jpg

Ce qui attend les plages grecques si le gouvernement vote le texte de loi. Par Vangeli Papavasiliou (5 mai 2014)

 

Mardi, le ministre Dimitris Stamatis a indiqué que le Premier ministre avait ordonné la prolongation de la consultation publique sur le projet de loi jusqu'aux   du 25 mai  .


"Le Premier ministre veut une consultation approfondie et indispensable pour que tous les aspects de la question soient explorés. Il a également demandé que le gouvernement soit informé après les élections du Parlement européen des résultats et des conclusions de la consultation en vue de former sa position finale", a-t-il dit.


Le projet de loi du ministère des Finances ont suscité tollé, des pétitions en grec et en anglais regroupant plus de 135 000 signatures. Les écologistes ont déclaré que le projet de loi "dégraderait" le patrimoine naturel du pays et "mettrait à mal le secteur du tourisme".


La décision du gouvernement de revenir sur le projet de loi vient un jour après que des responsables du ministère de l'  indiquent leurs graves préoccupations au sujet du projet de loi. Ils ont dit qu'ils n'avaient pas été suffisamment informés sur les intentions du ministère des Finances et qu'il y a des doutes sur une série d'articles inclus dans les propositions.


http://www.okeanews.fr/20140513-grece-tolle-arrete-temporairement-projet-loi-privatisation-plages

 


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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 18:01

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Le front de mer de l'ancien aéroport a été privatisé pour 915 millions d'euros


Jeu, 01/05/2014 - 12:34
Par  Effy Tselikas (Athènes)

A un mois d’élections cruciales pour le pays, le gouvernement grec brade en catastrophe tout son domaine public pour faire rentrer de l’argent dans les caisses de l'Etat. Premier épisode avec la vente de l’ancien aéroport Elliniko après des années d’atermoiements.

915 millions d'euros, adjugé, vendu ! Le large front de mer de 3,5 km, tout près d’Athènes, considéré comme l'une des plus belles opportunités immobilières de tout le pourtour méditerranéen, ira donc à Lambda Développement SA. Cette société détenue par Spiros Latsis, riche armateur domicilié en Suisse, a remporté le gros lot, face à ses deux concurrents, la britannique London and Regional Properties et l’israélien Elbit Cochin Ltd.

Les voisins se rebiffent

L'aéroport international d'Elliniko a desservi la ville d'Athènes jusqu'en 2001, date à laquelle il fut remplacé par l'aéroport d'Elefthérios-Venizélos.

La destinée du terrain est déjà connue: ce sera un lieu touristique haut de gamme, avec marinas, hôtels, golfs, casinos, etc., sur le modèle de ce qui se fait à Dubaï ou Singapour. Un projet pharaonique assorti d'une alléchante promesse: 35 000 créations d’emplois attendues

Reste que le feuilleton n'est pas terminé. La cession de ces quelque 620 hectares, s’étendant de l’ancien aéroport Elliniko à la marina de même nom jusqu’à l’ancien centre de voile olympique Aghios Kosmas, fait grincer certaines dents

En l'occurrence celle du voisinage. Dix habitants des alentours ont porté l’affaire devant le Conseil  d‘Etat, arguant que cette transaction du TAIPED, l’agence des privatisations grecques, porte sur des bords de mer, des plages et des étendues boisées dépendant du domaine public, qui sont par définition inaliénables. La vente serait donc illégale et anticonstitutionnelle.

Vente inconstitutionnelle

De plus, selon la Constitution, tout transfert d’un bien public à une entreprise privée doit se faire sur proposition de loi, votée par le Parlement et non sur décret ministériel comme c’est ici le cas.
Autre bémol: aucune étude environnementale, ni sociale comme l’exige la loi, n’a été faite. De même, vu que c’est une zone archéologique, il faut l’autorisation du ministre de la culture. Les maires des municipalités alentours, Elliniko-Argyroupolis, Alimos, … se sont joints à la requête des citoyens. 

Andréas Tastanis, candidat à la mairie de Glyfada, une commune avoisinante, explique que

ce site, l'un des plus beaux de Méditerranée, est bradé à l’investisseur, sa valeur réelle est estimée entre 18 et 20 milliards d’euros !"

Christos Kortzidis, le maire de Elliniko, qui se bat depuis des années pour un développement durable de cette superficie, renchérit:

Ce sera un territoire de luxe, réservé à quelques nantis au lieu du vrai projet ouvert à tous, celui d’un aménagement durable du territoire de la région de l’Attique qui en a bien besoin".

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Vue aérienne de l'ancienne aéroport d'Elliniko

Une contre-société investit les lieux

Et Panos Totsikas, architecte et membre de la commission pour le combat pour le parc métropolitain d’Elliniko, d'insister:

C’est un crime environnemental de grande ampleur, agrémenté d’un scandale financier, qui va fortement peser sur notre pays. Les contribuables grecs vont payer les frais de mise à niveau des infrastructures du site (eau, électricité, voirie, voies de communication,etc.), d’une valeur de plusieurs milliards d’euros, et ne pas en bénéficier. En un mot, nous offrons la dot au mariage des investisseurs".

L’eurodéputé Kriton Arsenis parle, lui, d’une double violation des directives européennes, une sur les contrats publics et une sur les appels d’offres, avec, en plus, une exonération d’impôts illégale.

Sur les espaces abandonnés depuis de nombreuses années, de nombreux contestataires se sont installés, avec le soutien informel des autorités municipales des communes voisines. Une véritable contre-société est née, avec ses associations, ses clubs sportifs (utilisant les installations olympiques laissées à l’abandon) et même un dispensaire autogéré avec gratuité des soins.
Sommés d’évacuer les lieux ces derniers jours, ils sont toujours là.

Le gouvernement, en cette période électorale, fait profil bas, pour ne pas reproduire une affaire qui pourrait dangereusement ressembler au précédent français de Notre-Dame-des-Landes, l'hypothétique futur aéroport de Nantes.

http://fr.myeurop.info/2014/04/30/aeroport-athenes-privatise-bradage-13751

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 22:51

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Vidéo:

Des centaines de Grecs se sont poussés et se sont invectivés lors d'une distribution gratuite de légumes et de poisson par des vendeurs, ce mercredi 30 avril, dans un marché d'Athènes. Maria, une retraitée de 85 ans, venue chercher un panier de salades et de poissons, interpelle la caméra. Elle se demande comment faire avec une pension rognée à 500 euros par mois.
La Grèce a été contrainte de réduire les salaires et les retraites, une exigence des bailleurs de fonds de l'Union européenne et du Fonds monétaire international .

 

 

 

 

Article :

 

Scènes étonnantes aujourd'hui sur les marchés hebdomadaires d'Athènes et de Thessalonique, où les producteurs ont cédé produits gratuits pour protester contre une nouvelle loi que le gouvernement veut mettre en place sur les performances des marchés en plein air.

Les vendeurs de rue , parmi lesquels de nombreux producteurs sont en grève et ont organisé une manifestation hier à Athènes, où les soutiens-gorge et culottes accroché en face du parlement, un signe qu'ils sont tout voler, "vers le bas sous-vêtements". (1)

 

Suite >>> 

 

http://t.co/xSNzfkLALZ

 


 


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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 09:48

La Grèce, crise et châtiments (extrait - France 5 - Avril 2014) 

 

 

 

« Pour nous balancer des gaz lacrymogènes, s’insurge une femme, ils trouvent toujours l’argent, mais pour nourrir et loger les trois millions de pauvres en Grèce, il n’y a en jamais. » Depuis que la crise de sa dette publique a éclaté en 2008, la Grèce, mise au régime sec par la « troïka » Fonds monétaire international, Commission européenne et Banque centrale européenne, s’enfonce dans une crise sans précédent. Coupes budgétaires drastiques dans les services publics, salaires divisés par deux, salaire minimum fixé à 476 euros, augmentation de la TVA, baisse des retraites… la cure d’austérité, avalisée par un gouvernement libéral, devait aider le pays à regagner la confiance des marchés. Elle n’a pourtant pas permis de diminuer la dette, passée de 124 % du PIB en 2008 à 174 % aujourd’hui. Avec un taux de chômage avoisinant les 30 % de la population active, la misère s’est installée partout.

 
Sans emploi, Chryssanti, qui élève seule sa fille Konstantina,­ survit grâce aux subsides qu’elle trouve auprès d’associations caritatives comme Praksis. « Dans les hôpitaux, le système de santé est en train de s’écrouler, relève ­Nathalie Simonnot, de Médecins du monde-Grèce. Les hôpitaux nous appellent pour des pansements, des bandages. […] Les parents ne vaccinent plus leurs enfants parce que c’est trop cher. » Autres signes de cet effondrement, les maternités qui gardent en otages les nourrissons tant que les parents n’ont pas payé les frais d’accouchement ou les malades, suivis pour un cancer ou un diabète, qui ne se soignent plus, faute de moyens.

 

L’école, de son côté, a vu fondre son budget d’un quart. Mais quand on informe Chryssanti que six cents personnes viennent d’être licenciées à l’université d’Athènes, elle n’en a cure : « Je n’ai aucune pitié pour les fonctionnaires. Ils comprendront comme c’est dur pour nous dans le privé depuis plus de quatre ans. »

 

 

France 5

 


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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 09:04
19 avril par Eric Toussaint , Robin Delobel

http://cadtm.org/local/cache-vignettes/L300xH201/arton10163-c489b.jpgLe CADTM tient à apporter son soutien au peuple grec qui s’oppose aux diktats de laTroïka (Commission européenne, Banque centrale européenne, FMI). Les nouveaux prêts accordés en 2014 sont liés à un paquet de mesures antisociales qui vont dégrader un peu plus les conditions de vie de la majorité de la population grecque.

Après des mois de négociation entre la Troïka et les responsables grecs, la loi-cadre, appelée aussi loi omnibus, a été votée, comme le déclare Reuters, «  conformément aux exigences des bailleurs de fonds internationaux de la Grèce ». Ce texte vise à permettre la nouvelle tranche « d’aide » à la Grèce, un prêt de 8,5 milliards d’euros. Remise aux parlementaires à 1h30 du matin le samedi 29 mars, cette loi de plus de 800 pages a été approuvée à la hussarde avec quelques voix de majorité le dimanche 30 mars avant minuit ! Une nouvelle fois les règles démocratiques élémentaires ont été foulées au pied.

Le prêt de 8,5 milliards € était conditionné par l’UE et le FMI à l’adoption d’un paquet de mesures qui ne feront qu’enfoncer encore plus la majorité de la population grecque dans la pauvreté. Cette loi prévoit la libéralisation de professions encore fermées à la concurrence jusqu’à maintenant, une réduction des cotisations patronales pour le système de sécurité sociale, une réduction supplémentaire des retraites, une nouvelle dérèglementation des normes de licenciement, la libéralisation de nombreux prix comme ceux des livres, des médicaments, un changement de la loi fiscale, un nouveau sauvetage bancaire au profit des grands actionnaires, l’extension de l’autorisation du travail le dimanche, un changement des normes de production du lait frais grec afin de permettre aux grandes entreprises laitières allemandes et hollandaises d’exporter encore plus vers la Grèce et d’éliminer les producteurs grecs sur leur propre marché…

Les déclarations pleines de satisfaction du premier ministre Antonis Samaras quant au retour de la Grèce sur les marchés financiers ne peuvent cacher le fait que la situation économique et sociale de la Grèce s’est terriblement dégradée suite aux mesures imposées depuis 2010 par la troïka.

Pour le CADTM, tous les prêts de la Troïka à la Grèce depuis mai 2010 sont odieux. Ils représentent aujourd’hui plus de 2/3 de la dette grecque (225 milliards € sur 321 milliards €) Ils violent en permanence les droits économiques, sociaux, civils et politiques des citoyens grecs. En Grèce, comme dans d’autres pays soumis à la Troïka, il faut mettre fin au remboursement de la dette et aux mesures d’austérité.

http://cadtm.org/local/cache-vignettes/L155xH71/siteon0-dc90f.gif

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En attendant les Barbares - Documentaire Grèce 2014

 


 

 

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 21:35

18/04/14


http://jpg.euractiv.com/files/styles/x-large/public/sleeping_junkie._athens_2013.jpg?itok=aGNPCHCsLe gouvernement grec n'a pas fourni de traitements aux patients atteints d'hépatite, ce qui met en péril la santé publique nationale.


Huit patients non assurés atteints de l'hépatite B et C risquent de voir leur état se dégrader fortement, car ils ne peuvent plus se permettre d'acheter leurs médicaments, met en garde l’hôpital communautaire à Elliniko en Grèce. 


« Malheureusement, notre hôpital ne peut plus fournir sans interruption àces patients les traitements extrêmement coûteux dont ils ont besoin. Ces personnes sont donc confrontées à de graves complications et risquent aussi de transmettre leurs maladies à d'autres. Cette situation problématique affecte sérieusement la santé publique », indique l'hôpital dans le journal Enet.


La clinique a accusé le ministère grec de la Santé de s'être engagé dans une « politique irresponsable et stupéfiante » responsable de ruptures de stocks des traitements d’urgence aux patients atteints de maladies contagieuses graves,comme l'hépatite.


Il y a un mois, la clinique a envoyé une lettre au ministère de la Santé et au secrétariat général du gouvernement pour les alerter quant à la situation critique des huit patients. Elle attend toujours une réponse des autorités.


« De nouveau, nous demandons au ministère de la Santé de prendre les mesures qui devraient s'imposer, et publiquement cette fois-ci. Ces personnes doivent immédiatement recevoir une attention médicale redoublée et le ministère devrait s’engager à ce que le système de santé publique couvre d’autres cas semblables.Si ce n'est pas le cas, notre société court un grave danger. L'attitude du ministère montre non seulement qu’il est dénué d’empathie, mais elle révèle également une politique irresponsable et stupéfiante. On ne peut ignorer les patients atteints de maladies graves et contagieuses », a déclaré l'hôpital.


L’hôpital d’Elliniko, fondé en décembre 2011, a accueilli des milliers de patients qui se sont vus refuser l'accès à des soins de santé publique gratuit dans d’autres établissements, par exemple, des chômeurs de longue durée et des personnes démunies. L'hôpital refuse les dons en espèce et le soutien d’entreprises, mais accepte cependant des dons de médicaments.


Le mois dernier, le gouvernement grec et la troïka ont fait l'objet de critiques, car ils niaient l'ampleur des conséquences engendrées par les coupes sans précédent opérées dans les budgets en matière de santé.


Selon un rapport publié par The Lancet, des professeurs de l'université d'Oxford, de Cambridge et de la London School of Hygiene and Tropical Medicine ont indiqué que le gouvernement grec se fourvoyait quand il a déclaré que la réduction des dépenses publiques n’avaient aucun impact négatif sur la santé publique.

 


 

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 19:34

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14 janvier 2014


Les dirigeants européens n’en finissaient plus de se féliciter, jeudi. La mine réjouie, tous saluaient le grand succès du retour de la Grèce sur les marchés. Athènes avait réussi à lever 3 milliards d’euros auprès d’investisseurs internationaux, avec le soutien des grandes banques internationales, dont Goldman Sachs, JP Morgan et Deutsche Bank. « Une opération souscrite plus de 5 fois », insistait le ministre grec des finances, Yannis Stournaras. « Le plus fort de la crise est derrière nous », ajoutait le premier ministre, Antonis Samaras. Le message a été repris en boucle par tous les responsables européens, à commencer par la chancelière allemande, Angela Merkel, qui s’est précipitée dès le lendemain à Athènes.


Le retour de la Grèce sur les marchés n’est-il pas la preuve que la politique d’austérité, en dépit de toutes les critiques, était la bonne ? Auparavant, l’Irlande, l’Espagne, le Portugal sont eux aussi parvenus à se refinancer sur les marchés. Tous les signes manifestes de la crise de la zone euro ont disparu. L’ordre budgétaire commence à régner dans pratiquement tous les pays.  Et il n’y a plus de grands problèmes sur les dettes souveraines : les taux d’intérêt des pays de la périphérie de la zone euro sont redescendus entre 3 et 5%. Ce qui, au passage, en dit long sur les préoccupations des dirigeants européens, plus attentifs à la courbe des taux obligataires qu’à la déflation qui s’installe dans toute la zone euro.


 « Tout cela n’est qu’une pure opération de com » ont accusé des opposants grecs et d’ailleurs. Les dirigeants européens, selon eux,  veulent faire bonne figure et tenter de présenter un bilan acceptable avant les élections européennes dont ils redoutent le résultat. Passées les élections, les problèmes vont resurgir .


 Le succès de l’opération grecque, ajoutent certains experts du monde financier, est des plus relatifs. Les investisseurs et notamment les hedge funds , rappellent-ils, ont gagné beaucoup d’argent ces douze derniers mois, en achetant des titres grecs à prix bradés mais offrant des taux d’intérêt stratosphériques – entre 6 et 10%- dans cette période d’argent à taux zéro , le tout placé sous la garantie de la Banque centrale européenne et de la zone euro.


 Pas étonnant dès lors que la nouvelle émission ait été souscrite à plus du tiers par les hedge funds. De plus, tout est sans risque. La nouvelle levée de dette a été placée sous droit anglais :  en d’autres termes, les investisseurs sont prémunis de tout défaut éventuel de la Grèce.


 Ce qui peut paraître un détail n’en est pas un. Car la question d’une nouvelle restructuration de la dette grecque, mais aussi d’autres pays européens,  pourrait  resurgir assez vite après les élections européennes. En tout cas, elle est anticipée par les milieux financiers, d'où leur vigilance à protéger elrus intérêts.


 Si les politiques d’austérité sont parvenues à endiguer les dérives budgétaires des pays européens, la question des stocks de dettes, elle,  n’a pas été résolue. Elle n’a même jamais été abordée depuis le début de la crise. La chute des PIB additionnée à des endettements massifs donne des ratios effrayants. L’endettement de la Grèce , qui était de 97% du Pib , est désormais à 173% du Pib, après restructuration de la dette. L’endettement de l’Italie , qui était de 100% du Pib en 2010, atteint 133%  aujourd’hui. L’Espagne – un modèle , rappelons-nous selon Jean-Claude Trichet-,  qui avait une dette  représentant  57% du Pib avant la crise , est désormais proche des 100%.


 Même s’il n’y a pas de chiffre magique, à l’inverse de la thèse de  Reinhart et Rogoff qui avaient bâti toute une théorie sur le seuil crucial des 90%, il y a des niveaux d’endettement qui finissent par être dangereux, des accumulations de dettes sont insupportables. D’autant que les fameux surplus budgétaires européens , dont la commission européenne se félicite, ne sont pas dûs à une reconquête économique, une hausse des exportations , une reconstruction industrielle mais à un affaissement de la demande , une chute des importations, à la récession

 

C’est particulièrement vrai pour la Grèce. «  L’économie grecque est effondrée » , rappelle l’économiste Yanis Varoufakis sur son blog .  Les chiffres qu’il cite sont hallucinants. Loin de décélérer, la récession a encore augmenté en 2013 : l’activité a chuté de 14% en un an . Depuis 2010, près de 30% du Pib a été effacé. La chute industrielle se poursuit, au rythme de 5% en janvier 2014.


 Les banques voient leurs mauvaises créances grossir à vue d’œil. Entre les faillites des entreprises, le surendettement des ménages, les impayés généralisés , celles-ci représentent un volume d’environ 30% de leur total de crédit. En dépit des engagements du gouvernement grec, aucun nettoyage réel  des établissements bancaires n’a été engagé. Le FMI chiffre le besoin de recapitalisation des banques à 20 milliards d’euros. La Troïka ( BCE, Commission européenne et FMI) et le gouvernement grec se sont accordés sur le chiffre de 10 milliards d’euros. De là à penser que comme d’habitude, tous sont tombés d’accord pour mettre le problème sous le boisseau ….


 Et puis, il y a toutes ces statistiques effrayantes citées par Yanis Varoufakis. Une population de 3,5 millions d’actifs doit supporter 4,7 millions de chômeurs et d’inactifs. Sur les 2,7 millions de ménages, 2,3 millions ne peuvent pas payer tous les impôts et les taxes qu’ils doivent. Un million de personnes ne parviennent plus à payer leur électricité. 34,6 % de la population est menacée ou vit dans la pauvreté et l’exclusion sociale. On peut en ajouter bien d’autre sur la diminution des salaires et des retraites, des soins de santé,  l’absence de revenus et de domicile.


 Comment penser qu’un pays, plombé par des dettes gigantesques où plus d’un tiers de sa population est réduit à la pauvreté, où l’appareil productif a été détruit d’un tiers environ, où plus aucun investissement productif n’est fait depuis cinq ans , où les seuls paris que veulent bien prendre les investisseurs étrangers sont des accaparements immobiliers ou des situations de rente , comme le loto- seule privatisation réussie à ce jour, puisse rebondir ? Poser ces questions est déjà y répondre.


 Les responsables européens savent que le cas grec est devenu un symbole  de tous les dysfonctionnements de la zone euro et une peur pour leurs populations. Dans un souci de se montrer plus compréhensifs, plus humains, ils commencent à évoquer un allongement de la durée de la dette. Mais leur mauvaise conscience risque de ne durer que le temps d’une campagne électorale.


 Même si la Grèce obtient un  rééchelonnement de sa dette, la mesure de toute façon ne sera pas à la hauteur de l’enjeu. L’Europe , cependant, n’entend pas faire plus persuadée : les investisseurs financiers ne l’accepteraient pas. Cela risquerait en plus de relancer la question des autres pays européens endettés. Et puis le problème grec n’est-il pas désormais résolu, puisque le pays a de nouveau accès aux marchés financiers ? Bref, toutes les bonnes raisons de temporiser et nier les réalités sont à l’œuvre.  Loin d’être une bonne nouvelle, cette émission obligataire pourrait au contraire être une très mauvaise : juste une opération politique qui leurre les esprits. 

 

Martine Orange

 

 

http://blogs.mediapart.fr/blog/martine-orange/140414/grece-le-grand-leurre-du-retour-sur-les-marches

 


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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 08:34

http://www.slate.fr/sites/default/files/imagecache/node-story/grece_1.jpg

 

Et si l’austérité imposée à la Grèce par l’oligarchie financière servait une politique malthusienne de réduction de sa population ? Cette hypothèse a priori délirante trouve des arguments dans la démantèlement du système de santé publique grec qui a déjà fait des milliers de victimes et qui, poussé à son terme, privera de couverture maladie un nombre considérable de personnes. De fait, la population grecque diminue et a déjà perdu 350.000 habitants depuis 2007. On sait par ailleurs que la Grèce n’est qu’un terrain d’essai et cette expérience dévastatrice est destinée à être généralisée à l’échelle de l’Europe, puis du monde. Purger la population d’une partie de ses éléments est en réalité nécessaire à l’oligarchie mondialiste pour résoudre un problème démographique crucial pour sa domination : comment la minorité qu’elle constitue peut exercer sa dictature contre des populations en extension continue et soumises à des conditions de vie toujours plus dégradées ? Les élites mondialistes ne cachent pas leurs projets : au contrôle des masses par puçage électronique se combineront les politiques malthusiennes de réduction de la population mondiale. 


Bienvenue en Grèce,  laboratoire européen du « capitalisme du désastre » où sont testées les limites de la résistance humaine : un taux de chômage (officiel) à 28 %, un tiers de la population vivant sous le seuil de pauvreté, plus d’un tiers sans couverture maladie, des services publics en déliquescence laminés par des cures d’austérité draconiennes, un patrimoine public (sites archéologiques, îles, forêts, aéroports, compagnie de gaz ou d’électricité, …) bradé pour une bouchée de pain à des sociétés privées… et une population à bout se souffle, devenue incapable de se défendre. La raison de cette capitulation ? le traumatisme provoqué par la violence de la crise imposée au peuple grec par l’oligarchie bancaire, sapant toute capacité de résistance à la destruction systématique de la sphère publique : attendre une crise de grande envergure, puis, pendant que les citoyens sont encore sous le choc, vendre l’État morceau par morceau, à des intérêts privés avant de s’arranger pour pérenniser les « réformes » à la hâte est un bon résumé de ce qu’ont subi les Grecs. Ce véritable coup d’État financier a nécessité plusieurs phases de préparation décrites dans mon billet précédent.


Cible stratégique de la politique de la troïka : le système de santé publique. Son démantèlement est en cours avec une énième réforme qui aggravera encore la situation sanitaire du pays. Le journal britannique The Lancet en dresse un tableau effrayant : une espérance de vie en baisse de trois ans, un taux de natalité qui a régressé au niveau des années 1950, un taux de mortalité infantile qui a augmenté (officiellement) de moitié, près de 20 % d’enfants qui naissent avec un poids inférieur à la normale, 21 % de morts nés et 40 % de suicides en plus depuis le début de la crise. Bénéfice immédiat pour l’oligarchie : l’ouverture du marché de la santé aux assurances privées dont les bénéfices en 2012 ont cru de 20 % par rapport à la période antérieure à la crise. Mais derrière cette recherche de rentabilité à court terme se cache un projet à moyen terme : faire diminuer la population en la privant d’accès aux soins médicaux. Cette gestion malthusienne au service de la gouvernance globale est expliquée par les oligarques eux-mêmes qui s’appuient souvent sur la théorie du réchauffement climatique pour la justifier.


Appliquée à la Grèce, la stratégie de l’élite pour faire plier le peuple puis le faire mourir à petit feu peut se résumer très simplement :


Première étape :

 

plonger la population dans la misère après avoir préalablement fait entrer la Grèce dans la zone euro. C’est ce à quoi s’est employée activement la banque Goldman Sachs en maquillant les comptes du pays pour sous-estimer ses dettes et ses déficits déjà élevés. Cela a permis le déclenchement d’une crise de la dette européenne qui a étranglé financièrement la Grèce par une montée de ses taux d’intérêt et s’est étendue à d’autres États. Face au risque de défaut souverain, les investisseurs imposent des taux d’emprunt impraticables à la Grèce, qui ne peut alors plus se financer. Ces plans successifs sont assortis de conditions drastiques d’austérité, mettant en péril l’équilibre social du pays. La sécurité sociale part en lambeaux, le ramassage des ordures n’est plus assuré, les musées ferment les uns après les autres, la télévision publique n’émet plus, les livres disparaissent peu à peu des écoles, les enfants tombent d’inanition…

Les salaires du privé ont baissé de moitié, le SMIC est ramené à 586 euros bruts, faisant tomber le salaire moyen à 803 euros en 2012 puis en 2013 à 580 euros, soit l’équivalent du salaire moyen chinois. La Grèce est désormais considérée comme un pays du Tiers-Monde.


Tous les prêts octroyés à la Grèce ont été d’autant moins susceptibles de faire redémarrer son économie qu’ils ont été en grande partie captés par l’oligarchie financière : les banques grecques (pour 58 milliards), les créanciers de l’État grec (pour 101 milliards), la plupart des banques et fonds d’investissement ont reçu l’essentiel des aides débloquées par l’UE et le FMI depuis 2010, soit 207 milliards d’euros. Les trois-quarts de l’aide attribuée n’ont pas bénéficié aux citoyens mais, directement ou indirectement, au secteur financier. Seuls 46 milliards ont servi à renflouer les comptes publics – et toujours sous forme de prêts, tandis que dans le même temps 34 milliards ont été versés par l’État à ses créanciers en intérêt de la dette.


Deuxième étape :

 

une fois la Grèce mise à genoux, le démantèlement du système de santé, justifié pour raison d’économies, peut commencer avec les réductions drastiques des financements publics qui réduiront l’offre de soins. Le budget des hôpitaux publics a diminué de moitié entre 2010 et 2014 et le personnel du secteur public de santé a été massivement licencié. Les conséquences : fermetures de services hospitaliers, diminution des effectifs et des salaires, manque de matériel et de médicaments, exil du personnel médical vers le secteur privé, fuites des cerveaux à l’étranger (7000 médecins ont déjà quitté la Grèce depuis 3 ans) et arrêt progressif de la recherche médicale. Le président de l’Union des médecins hospitaliers de Grèce (OENGE), Dimitris Varnavas, a qualifié de « bombe sanitaire » la situation de pénurie de personnel dans le Système National de Santé (ESY) et dans l’Organisation Nationale des Services de Santé (EOPYY).


Troisième étape :

 

privatiser l’assurance maladie afin de priver d’accès aux soins une part croissante de la population, le poids des dépenses de santé étant alors supportés par les malades eux-mêmes qui deviennent trop pauvres pour se soigner. Les dépenses de l’État pour la couverture maladie ont diminué de moitié entre 2010, celui des investissements publics pour l’achat de médicaments dans les mêmes proportions alors que les besoins ne cessent d’augmenter, paupérisation et maladie allant souvent de pair. Près de 30 % des Grecs vivent désormais sans couverture sociale. 

 

La pauvreté endémique combinée à la privatisation de la santé a des effets catastrophiques en termes d’accès aux soins, notamment pour les milliers d’enfants de parents non assurés qui ne peuvent même plus être vaccinés et se retrouvent de ce fait exclus de l’école. C’est le système de soins de santé primaires qui se voit aujourd’hui menacé de liquidation pure et simple avec la fermeture de la totalité des centres de santé. De plus en plus de malades meurent, faute de soins, en particulier ceux atteints d’un cancer qui sont livrés à eux-mêmes et ne reçoivent de traitement qu’en phase avancée. Le ministre de la Santé Grec a bien résumé le principe de sa politique : ceux qui ne s’adaptent pas, meurent.


L’expérience grecque est destinée à être généralisée à l’échelle de l’Europe entière grâce à la crise de la dette, providentielle pour les élites, qui paralyse la capacité de résistance des populations à la libéralisation totale des services publics. Cela fait au moins 20 ans que l’oligarchie attendait ce moment :


La fenêtre d’opportunité durant laquelle un ordre mondial pacifique et indépendant peut être construit, ne sera pas ouverte très longtemps. Nous sommes à l’orée d’une transformation globale. Tout ce dont nous avons besoin est une crise majeure appropriée et les nations accepteront le Nouvel Ordre Mondial.

(David Rockfeller, 23 septembre 1994).


Nous y sommes. Et quand l’Europe se sera effondrée économiquement sous l’effet de cette "stratégie du choc", les victimes de ces purges préventives seront autant de révoltés en moins que l’oligarchie devra écraser pour maintenir sa domination.

La Russie post-soviétique est un bon exemple de ce genre de bouleversement : un des effets de la "thérapie de choc" de Boris Elstine a été de faire baisser l’espérance de vie des russes passée de 69,5 ans en 1988 à 64,5 ans en 1994 de même que la fécondité (de 2,1 à 1,4 enfants par femme), provoquant une hémorragie continue de la population, qui a perdu 5 millions d’habitants entre 1988 et 2008. En Grèce, près de 120.000 personnes sont décédées en 2012, un record depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Si une réduction de 80 % ou même 50 % de la population à l’échelle du monde peut paraître excessive, et en l’état invérifiable, une chose est sûre : le nombre de personnes sacrifiées sur l’autel de l’austérité ne cessera de croître au cours des prochaines années.

 

Nicolas Bourgoin

 

http://bourgoinblog.wordpress.com/2014/03/31/grece-derriere-lausterite-le-genocide/

 

 

 

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