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  • : Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 22:34

Par Eric Demeypublié le 5 févr. 2014

 

http://mouvement.net/media/cache/mouvement_webzine_fiche/media/mouvement/143-total_visuel_site.jpg

 

Le ministère de la Culture a signé mardi 28 janvier une convention en faveur de l'éducation artistique et culturelle avec Total. Après l'alliance faustienne d'Avignon que nous vous narrions cet été, la première capitalisation française et européenne continue donc de se muer en généreux donateur volant au secours de la culture et de ses budgets en souffrance. Une stratégie qui se révélera peut-être payante pour une entreprise traditionnellement mal-aimée des français, qui veut désormais se doter de l'image d'une entreprise citoyenne. Une alliance inédite aussi, entre pouvoirs publics et entreprise privée, qui pose réellement question sur la capacité de l’État à mener sa politique publique de manière indépendante.


On se souviendra avec malice des propos de François Hollande, candidat à l'investiture PS qui, en 2011, en marge d'une rencontre avec des syndicalistes de Berre-l'Etang dans les Bouches-du-Rhône affirmait : « Si je suis à la tête du pays, nous rétablirons une fiscalisation particulière sur les groupes pétroliers ». Il surfait alors sur la vague d'indignation qui gagnait l'opinion publique, parce qu'en dépit d'un bénéfice mondial pour le moins conséquent (12,3 milliards d'euros), Total ne payait cette année-là aucun impôt sur ses bénéfices en France.


Cette sortie déclencha alors une sèche réplique du président de Total, Christophe de Margerie, qui expliquait que l'entreprise perdait de l'argent sur ses activités en France, ce qui justifiait que Total n'y paye pas d'impôt sur les sociétés.


Un peu plus tard, en pleine campagne électorale, Nicolas Sarkozy lui-même proposait dans l'émission « Des paroles et des actes », du 6 mars 2012, d'instaurer un impôt minimum sur les grands groupes implantés en France et réalisant des bénéfices à l'étranger. Proposition, de l'avis général, impossible à mettre en application, restée donc lettre morte. Tout comme celle de François Hollande sur la « fiscalisation particulière ».


Les campagnes électorales produisent, on le sait, des promesses qui n'engagent que ceux qui y croient, et, les échéances nationales s'éloignant, le tir de barrage politique contre Total n'est plus aujourd'hui de mise.


Lui succède même, entre Total et le gouvernement, une lune de miel aux accents savoureux. Dernières preuves d'amour : celle-ci émane du président de Total, qui invitait récemment Pierre Moscovici à un dîner à Davos, juste avant que l'agence de notation Moody's ne rende public son verdict sur la situation des finances françaises. A cette occasion, il exprime qu'une dégradation de la note de la France serait selon lui « imméritée », en raison des efforts budgétaires fournis par le gouvernement, et de la situation générale du pays. Comme il est rare d'entendre ainsi un grand patron donner satisfecit à la politique du gouvernement socialiste. Son espoir, probablement bien renseigné, fut exaucé le soir même par Moody's.


Quelques jours plus tard, le même de Margerie réédite dans le patriotisme en clamant, d'une manière certes un brin provocante, quil rêve « de payer plus d'impôts en France ».


Enfin, malgré l'annonce en septembre de nouvelles restructurations en France et la récente délocalisation du service financier de Total à Londres, la nouvelle lune de miel se poursuit  et  place maintenant la culture dans la corbeille des mariés avec cette convention signée ce mardi 28 janvier, entre  Christophe de Margerie, Aurélie Filippetti et Valérie Fourneyron, ministre des Sports, de la Jeunesse, de la Vie Associative et de l’Éducation Populaire. Une convention en faveur de l'éducation artistique et culturelle dont vous pouvez consulter le détail ici, et qui engage Total à participer à l'action publique à hauteur de 4 millions d'euros sur trois ans.


Nous ne tenterons pas ici de railler cette lune de miel ou d'en dénicher les ressorts cachés. Comme le rappelait récemment Jean-Marc Adolphe, le budget de l'éducation artistique et culturelle, est de 39 millions d’euros par an. Soit l’équivalent de 6 kilomètres d’autoroute... On ajoutera dans le registre automobile, que les mesures prises par le gouvernement à l'été 2012, pour agir, très à la marge, sur les prix de l'essence à la pompe avaient coûté 163 millions d'euros à l'Etat. Alors, quatre millions d'euros sur trois ans offerts par Total, c'est bien peu, presque ridicule, mais ce n'est pas rien non plus. Par pragmatisme, on serait donc tenté de ne pas cracher dans la soupe, et d'applaudir à cette levée de fonds réalisée par le ministère pour tenter de financer cet axe annoncé comme prioritaire de sa politique culturelle.


Examinons l'affaire.


Tout d'abord, rappelons que ces dons effectués par Total sont défiscalisables, parce que soumis aux dispositions fiscales de la loi sur le mécénat. On ne sait si Total paiera des impôts sur les sociétés en France cette année. Si c'est le cas, sur ces 4 millions,  2,4 seront déduits de ses impôts. En somme, sur 4 millions, l’État en verse 2,4, et Total réellement : 1,6. Une convention signée avec tambours et trompettes pour 1,6 millions d'euros, on aurait presque l'impression que le ministère fait la manche...


La situation budgétaire devient-elle à ce point tendue que l'Etat doive ainsi augmenter sa trésorerie en faisant appel aux dons des entreprises privées ? En fait, ce type de partenariat entre une entreprise et le ministère de la Culture n'est pas totalement inédit. En 2008, la première convention passée avec une fondation d'entreprise l'est avec la Fondation Culture et Diversité, liée à Fimalac. Différence importante, il n'est pas alors question que cette Fondation abonde le budget du ministère. Idem pour le Fonds InPact, financée par une constellation d'entreprises et de fondations, qui travaille également dans le domaine de l'éducation culturelle.


Pour Frédéric Mitterrand, si l'on se fie à son discours prononcé lors de l'inauguration d'InPact, l'intérêt de ce genre d'alliance est le suivant: il s'agit de « créer les conditions pour que les initiatives de démocratisation culturelle puissent mieux profiter de toute l’expertise et du savoir-faire du monde économique et du mécénat. L’action publique, par ses procédures complexes, n’est pas toujours en mesure de répondre à l’urgence, à la fragilité, à l’expérimentation. L’action culturelle du monde économique dispose pour cela d’une réactivité et d’une souplesse qui constituent une complémentarité essentielle pour ce que nous devons entreprendre ensemble ». Soit, si l'on adhère à l'antienne libérale de l'Etat rigide.


Mais l'intérêt de la chose ne se limite pas aux process. Il est également bien financier. Ainsi, dès 2009, Total avait conclu un partenariat avec l’État, et plus particulièrement le ministère des Sports, de la Jeunesse, de la Vie Associative et de l’Éducation Populaire en faveur de l’insertion sociale et professionnelle des jeunes. Un partenariat qui a persisté au gré des changements de majorité, puisqu'il fut reconduit en 2013 avec une contribution de Total à hauteur de 16,7 millions d'euros.


Engagement de moyens pour la jeunesse et la culture, voilà évidemment de quoi soigner l'image de la géante multinationale, qui tente désormais d'apparaître comme une entreprise citoyenne. On ne s'étonnera pas que Total s'attelle à cette tâche : coût écologique de l'industrie du pétrole, puissance économique et politique qui s'exerce souvent aux détriments des pays en voie de développement, bénéfices mondiaux mirobolants et imposition optimisée au maximum, investissements en France inadaptés, la liste des griefs qu'on adresse d'ordinaire à Total est longue et dépasse la simple question des prix à la pompe. Il peut donc être important pour elle d'y remédier.


Thomas Porcher a écrit un livre critique sur l'action de Total, recensant les pratiques scandaleuses des géants de l'essence. Pour lui, ce type de partenariat « témoigne probablement d'une volonté de changer de communication après une période où les grandes multinationales répondaient ainsi aux accusations : « si on triche, prouvez-le ». Dire qu'on veut payer plus d'impôts dans son pays, il y a eu le même type d'annonces aux Etats-Unis, suite à la crise. Il faut noter aussi qu'il y a quelques années, Total était l'avant-dernière entreprise la moins aimée en France. Il y a donc certainement une volonté de redorer son blason, et c'est sûr que sa communication était moins travaillée que maintenant ». Pour autant, et on le suit volontiers dans ce chemin, il ne veut pas jeter l'opprobre sur ce mécénat : « il faut voir quelles sont les contreparties ».  


Difficile de savoir quelles sont ces contreparties : la convention passée avec le ministère de la Culture est confidentielle. Les services de communication de Total nous confient en tout cas qu'aucune visibilité pour Total n'est prévue, hors la possibilité d'évoquer publiquement ces actions de partenariat. Le Ministère confirme : « Il s’agit d’une visibilité classique pour des actions de mécénat (communication sur les sites internet des différents partenaires : ministères et Total) ». Rien d'alarmant de ce côté-là, on ne risque pas a priori de voir les écoliers sortir de leurs ateliers affublés de t-shirts Total.


Là où le bât risque de blesser un peu plus, ce n'est pas sans importance, c'est que la convention prévoit que Total interviendra désormais dans les choix des projets d'EAC. « Total apporte un soutien de deux millions d’euros apporté à des structures ayant répondu à un appel à projets " éducation artistique et culturelle " transmis par les Directions Régionales des Affaires Culturelles (Drac) et sélectionnées par un jury composé de représentants des ministères en charge de la Culture et de la Jeunesse ainsi que de membres de la Fondation Total », précise le projet. Le fait pourrait paraître singulier. Mais l'on s'aperçoit en fait que, depuis longtemps au sein du FEJ (Fonds d'Expérimentation pour la Jeunesse, fonds chargé de sélectionner des projets pour programmes expérimentaux visant à améliorer l'insertion sociale et professionnelle des jeunes de seize à vingt-cinq ans), Total et l'UIMM sont associés aux choix effectués (1). Cette codirection de la politique publique dure donc depuis quelques années, mais ce n'est pas pour autant sans poser de questions sur la supposée indépendance de cette dernière. 


Alors, que vient nous dire la conclusion de ce partenariat d'un nouvel ordre ? Sur le plan symbolique, que l’État se fait auxiliaire de la politique de communication de Total, que le ministère de la Culture doit désormais se faire mécéner par une entreprise privée pour mener son action publique (2), que l’État introduit dans la sélection des projets qu'il va soutenir des membres d'une Fondation privée, que l’État a déjà créé un Fonds d'Expérimentation pour la Jeunesse qui est financé pour plus de la moitié par des fonds privés également décisionnaires dans la sélection que ce fonds opère.


Tout cela, pour nous, pose question sur l'évolution du rapport de force entre intérêts publics et celui des grands groupes privés.  Dans ce cadre, sachons raison garder, ce partenariat ne constitue sans doute qu'une nouvelle petite étape sur le long chemin de la perte de puissance publique. Sur ce chemin, cet article ne constitue aussi qu'un petit caillou semé...

 

1. Le projet de loi de finances pour 2012 spécifiait que le « L'État financerait quant à lui le FEJ à hauteur de 5,7 millions d'euros en PLF 2012 (*), lequel serait abondé par les partenaires privés (6,5 millions d'euros) ». De la même manière, concernant les choix effectués, le FEJ, qui recevra 1 million supplémentaire de Total via la convention signée le 28 janvier, est codirigé par l'administration d'Etat, Total et l'UIMM, dans un Comité de Gestion où toutes les parties sont représentées... et décisionnaires. 

 

2. En réponse à notre question, le Ministère précise bien que « ces 4 millions d’Euros viennent s’ajouter aux 10 millions d’Euros de mesures nouvelles mobilisés par le ministère de la Culture et de la Communication sur la priorité EAC et constituent donc bien un financement complémentaire »

 

http://mouvement.net/analyses/enquetes/total-fait-carburer-le-ministere

 


 

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 09:21

par  / Le blog Autrement vu

 

La dictature du jeunisme.

 

 

Je viens de tenter l’aventure de proposer un cours de français à partir d’un texte de chanson. J’avais bien dans l’idée qu’il y aurait des réticences et des plaintes, tant désormais les adolescents sont les seuls dépositaires du bon goût. En dehors de leur musique, aucun salut ! Vous méritez alors tous les qualificatifs possibles : nul, merdique, ringard, chiant, daube … avec cette richesse du vocabulaire qui les caractérise également. 

 

Pour parer à toute récrimination, j’avais posé des précautions langagières et dans le même temps, choisi un artiste qui sortait totalement du cadre de leurs idoles du moment. Un chanteur soliste s’accompagnant à la contrebasse, déclamant plutôt que chantant. Le choc pouvait, du moins l’espérais-je, atténuer la difficulté du rejet systématique de ce qui n’est pas dans leur connu.

 

La première écoute fut à cet égard significative de la totale intolérance de nos jeunes gens. Du bruit, des dos qui se tournent, des propos méprisants qui ne supportent aucune nuance. Trois accords, une phrase et le pauvre artiste était rabaissé au rang d’excrément musical. C’est ainsi, il n’y a pas à se formaliser, le rejet est immédiat ; la découverte semble peine perdue.

 

 

 

C’est le résultat d’un matraquage absurde qui renferme chacun dans sa tribu musicale, dans l’indifférence hostile à l’autre, dans le rejet des autres chapelles, des autres formes d’expression. Le casque vissé sur le crâne, l’adolescent ne connaît ni n’écoute que la musique de son clan. Ce qui lui est étranger, il ne peut le supporter et ne se donne même pas la peine de la découverte.

 

Le phénomène ne fait qu’empirer et, de cohortes en cohortes, il devient impossible de les ouvrir à d’autres mondes musicaux. Ils vivent cela comme une agression, comme une déclaration de guerre. La musique endurcit les mœurs ; il y a bien longtemps que l’adoucissement est passé de mode.

 

Bien au contraire, les basses sont devenues les troupes guerrières de genres qui martèlent leur agressivité et leur violence. Il faut saturer l’atmosphère, supplanter le rythme cardiaque et vomir des torrents de haine. C’est ainsi que quelques artistes ou supposés tels, phagocytent des admirateurs qui deviennent sourds (avant que de le devenir vraiment) à ce qui est différent.

 

Alors, me dira-t-on, il suffirait de commencer l’activité par ce qu’ils écoutent avant que de les initier sur la pointe des oreilles à des mondes exogènes aux leurs. Ce serait sans doute pertinent s’il n’y avait pas au sein même du groupe, une fois encore, des chapelles si hermétiques les unes aux autres que vous prendriez ainsi le risque d’une émeute.

 

Nous avons accepté de vivre de manière étanche ; les générations ne se retrouvent plus derrière des artistes ou des morceaux communs. Ainsi notre société devient-elle totalement éclatée, fragmentée. La musique est à ce titre le plus bel exemple de distinction. Pas surprenant alors que le vivre ensemble devienne une vaine utopie !

 

J’ai réussi tant bien que mal à imposer ma volonté dérisoire et absurde. Le texte d’Imbert Imbert s’est imposé tant par sa force que par les astuces pédagogiques et les vieilles ficelles que j’ai mises en œuvre. Ils ont accepté, le temps de quelques minutes, d’écouter ce qui ne sera jamais leur tasse de thé, de réfléchir sur les paroles en cherchant à les comprendre. Ils ont même souhaité en chanter quelques-unes avec le chanteur.

 

Puis, bien vite, ils se sont repris. Et à la fin de la séance, ils ont réclamé que la fois prochaine, je leur propose un musicien d’aujourd’hui, une chanson à la mode. Comme si ce pauvre Imbert Imbert n’était plus qu’une vieille relique du temps jadis ! C’est ainsi que s’insinue dans ces jeunes cerveaux l’idée de l’obsolescence. C’est encore dans de telles pratiques qu’ils apprennent à répondre aux injonctions mercantiles sans jamais se donner les outils du jugement personnel. J’ai beau connaître la musique, je me désespère chaque jour un peu plus de l’état de notre société !

 

Musicalement leur.


Alors, comment leur faire écouter ça ?

 



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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 12:25

Démantèlement de campements roms en France, discriminations en Hongrie ou en Roumanie… Partout, les Tsiganes sont montrés du doigt. Et l’image d’une ethnie sans attaches nationales, valorisée par les institutions européennes, a paradoxalement conduit à les priver de certains de leurs droits. Toutes représentations qui méconnaissent l’histoire, la culture et les réalités romanis.

 

par Henriette Asséo, octobre 2012 / Monde Diplomatique 

 

Vieux continent différencié, l’Europe ne saurait se définir comme une association de tribus juxtaposées. Mais les crises nationales favorisent la montée de l’irrationalisme politique, en élargissant les frustrations réciproques. Les clichés de la vieille psychologie des peuples reviennent en force : l’Allemand serait « discipliné », le Français « chauvin », le Grec « méditerranéen » et le Rom « nomade » ! Nomade ? Depuis quatre siècles, les Roms de l’Europe centrale ou balkanique sont… sédentaires. Les familles ont des attaches territoriales stables et anciennes. Elles ne se sont pas multipliées par génération spontanée au milieu de campements erratiques. Pourquoi alors le mythe du nomadisme tsigane (1) connaît-il un tel succès politique ? Par quel diabolique mouvement les occupants de « campements illicites » — au demeurant, autorisés par les préfectures depuis une décennie — sont-ils devenus des « Roms migrants », des « nomades administratifs » qui seront demain assignés au cantonnement ? Pourquoi ne voit-on pas le danger à laisser refermer sur des familles ainsi concentrées la tenaille asphyxiante de l’identification et des fichiers collectifs ?


Le passé de l’Europe rappelle combien la classification ethnique est dangereuse lorsqu’elle devient un principe organisateur. Or la construction artificielle à l’échelle européenne d’une question rom recèle les prodromes d’une exclusion globale.


Pourtant, l’effondrement du bloc communiste était censé offrir un champ illimité de possibilités démocratiques aux anciens pays de l’Est. Les directives européennes considéraient le modèle du pluralisme ethnique comme une forme supérieure de la démocratie — les collèges électoraux étant même formés à travers des déclarations ethniques. Dans chaque Etat, un droit des minorités reconnu par les lois constitutionnelles devait permettre de combiner émancipation sociale et politique. Dans cet esprit, l’adoption d’une citoyenneté multiculturelle (multicultural citizenship) allait harmoniser naturellement le droit des minorités et favoriser l’épanouissement de la démocratie (2). Dès lors que l’idée même d’une résurgence totalitaire était éliminée, la « démocratie ethnique » apparaissait comme un programme politique cohérent et idéal. Que les deux seuls Etats fédéraux, la Yougoslavie et la Tchécoslovaquie, n’y aient pas résisté ne troubla pas longtemps les chantres de cette conception.


http://www.monde-diplomatique.fr/local/cache-vignettes/L540xH538/1-3-6ac9e.jpg

Le modèle hongrois, à cette époque, était cité en exemple. La loi de 1993 sur les droits des minorités nationales et ethniques poussait jusqu’au bout la logique du « tout minoritaire ». Elle reconnaissait l’existence de treize minorités « autochtones », dont la minorité rom. Elle autorisait la représentation ethnique à tous les échelons, ce qui revenait à subordonner les petits groupes à des groupes plus puissants.


La nature politique d’un nouvel ostracisme antitsigane fut donc sous-estimée. Les vagues d’agressions physiques et d’assassinats des années 1995-1998, en Autriche ou en Tchécoslovaquie, furent attribuées à des « skinheads », selon l’euphémisme langagier de l’époque !


Dès 1991, la technocratie bruxelloise s’était entichée des Roms comme métaphore de la liberté de circulation dans l’espace pan-européen. L’idéologie partagée sur les vertus de la démocratie ethnique explique comment la découverte de la cause romani (3) par des dirigeants des institutions européennes conduisit à l’élaboration de programmes spécifiques. Des organismes non gouvernementaux comme la Fondation Soros accueillirent aussi les représentants de l’élite intellectuelle rom, rassemblée entre autres dans l’Union romani, un mouvement politique créé à Londres, en 1971, pour fédérer les organisations nationales à l’échelle internationale.


La Commission européenne et le Conseil de l’Europe adoptèrent au début des années 2000 le concept de « minorité européenne transnationale » comme modèle unique d’affirmation identitaire. Le but était de justifier, au regard du droit international et communautaire, l’interventionnisme financier du programme de la Décennie d’intégration des Roms (2005-2015), au nom de la lutte — nécessaire — contre les discriminations. La minorité transnationale devenait une entité politique abstraite dont nul ne se souciait de vérifier la conformité avec les réalités historiques et sociales. Cette vision bureaucratique de surplomb déconnectait les sociétés romanis des terroirs historiques. Les gouvernants de l’Est y virent aussitôt un double intérêt. D’un côté, ils percevaient la manne financière ; de l’autre, il leur suffisait de traduire l’idée de transnationalité par « nomadisme atavique » pour justifier… des expropriations (4). Sur le modèle de la Russie toute proche, qui multipliait les transplantations de villages roms.


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En 2007, l’élargissement de l’Union européenne aux pays d’Europe centrale et orientale (PECO) rendit cette ligne politique incohérente. En Roumanie, en Bulgarie, les Roms représentaient entre 6 et 11 % de la population, selon diverses estimations. Et ils n’avaient rien à voir avec l’itinérance des « voyageurs » de l’Ouest (gypsies anglais, « gens du voyage » français…). Ils appartenaient en majorité à la classe ouvrière des grands complexes industriels de l’ère communiste à l’abandon. Très vite, le regard européen glissa de l’exaltation de la liberté romani à la découverte dérangeante de l’immense misère de ghettos urbains.


Les critères de Copenhague en vue de l’adhésion comprenaient entre autres l’adoption par les pays candidats d’un code de bonne conduite à l’égard de leurs concitoyens romanis. En contrepartie, Bruxelles jeta en l’air une pluie d’euros attrapés au vol par les gouvernants de l’Est, habiles à capter les fonds structuraux réservés à l’intégration des Roms. Des sommes vertigineuses furent distribuées, sans que les commissions financières, qui observent à la loupe les déficits budgétaires occidentaux, n’aient été bien regardantes sur leur distribution. De fait, rien ou presque n’est allé aux familles romanis. Et le rapport de la Banque mondiale pour 2012 (5) établit que 40 % d’entre elles ne disposent pas du minimum alimentaire vital. Il reste alors le sentiment général d’un immense gâchis humain.


Le refus de l’historicité se trouve au cœur de la construction des Roms comme « minorité transnationale ». A la notion légitime de peuple européen, tissé par la culture et l’histoire, on a substitué une ethnicité intemporelle de « nomades ». Cette phraséologie politique contribue à une dénationalisation et à une mise à l’écart de ces populations, ce qui renforce les discours d’exclusion, à l’Est mais aussi à l’Ouest.


Certains experts en biologie criminelle participent, comme au temps du communisme, à l’élaboration d’un phénotype rom : redoutable mélange de définition raciale de « nomade oriental » et sociale de « groupe marginal ». Les fichiers biométriques familiaux (comme le fichier Oscar [Outil de statistique et de contrôle de l’aide au retour], qui enregistre toute une famille, enfants compris) sont progressivement mis en connexion dans tout l’espace Schengen. En Hongrie, la logique du complot a succédé au « tout minoritaire » : les médias progouvernement alimentent quasi quotidiennement une rubrique de « criminalité tsigane », tout en dénonçant derrière les faveurs bruxelloises la main invisible d’une « ploutocratie juive » internationale. Ainsi, en mars 2011, l’un des chefs du parti Jobbik déclarait au journal conservateur Magyar Nemzet : « Le temps est venu pour un Ku Klux Klan hongrois. » De même, des milices armées terrorisent les villageois roms.


Aucun être humain ne se résume à la détermination identitaire que l’on prétend lui imposer, ni même à celle qu’il croit devoir imposer aux siens. Car sous le vocable de Roms on confond deux réalités : celle, anthropologique, des sociétés romanis de l’Est, constituées depuis la formation même des Etats sous l’Ancien Régime, et celle de la « politique tsigane » de discrimination juridique constituée au XXe siècle. La confusion entre ces deux réalités opposées écrase la diversité. Et les Tsiganes sont ainsi devenus le seul groupe européen dont l’ancienneté de l’établissement national ne garantit jamais définitivement l’autochtonie.


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Les photographies présentes sur cette page représentent les Chaladytka Roma, rassemblés pour un adieu au tabor (6) avant l’assignation finale, dans les années 1966-1967. En les regardant, on imagine l’éternité d’une identité circulante, on ne distingue pas les effets d’une conjoncture de haute politique — celle des accords de déplacements de l’après-guerre, qui entendaient régler la question controversée de la frontière soviéto-polonaise par le rapatriement volontaire des Polonais d’URSS (7). A cette date, des files de voitures s’étirent de la même façon dans la boue des routes non goudronnées. Ces familles quittent l’URSS pour rejoindre la Pologne ; ce ne sont pas des nomades, mais des « Polonais réfugiés » (leur statut officiel). Leur histoire était tragique : décimés par les nazis, puis affectés après la guerre aux kolkhozes de la République de Russie, les Chaladytka Roma eurent le plus grand mal à sauver leurs chevaux des mains des douaniers, des services vétérinaires, des apparatchiks. Ils portaient les vieux noms polonais de leurs ancêtres : Alexandrowicz — fait chef (wojt) par le noble polonais Paul Sanguska en 1732 —, Marcinkewicz ou Stefanowicz, chefs eux aussi par la grâce des princes Radziwill en Lituanie en 1778. Tous catholiques romains, ils formaient alors une branche des Roms de la nation polonaise, les Polska Roma.

Mais les autorités locales polonaises repéraient, parmi les réfugiés, les « Tsiganes » et pas seulement pendant le passage de la frontière. Ceux-là seront, sitôt franchie la frontière polonaise, considérés comme des Russka Roma, des étrangers venus d’ailleurs. Une dénomination à laquelle ils se sont eux-mêmes habitués.


Leur fidélité à la Pologne historique ne fut guère récompensée. En 1980, plus aucune de ces familles photographiées n’était libre de ses mouvements à l’intérieur de son propre pays. Et si les enfants fréquentaient l’école à plus de 80 %, ils ne pouvaient y entendre le romani, interdit — leur si belle langue, celle dite de la Russie du Nord, que l’on parlait jusqu’à la Mandchourie, mise en littérature depuis le début du XIXe siècle, celle de l’intelligentsia romani russe et polonaise décimée.


Depuis 1948, surtout après la signature du pacte de Varsovie en 1955, tous les Etats communistes pratiquaient la ciganska politika, un enregistrement familial séparé de leurs nationaux roms qualifiés de « population d’origine tsigane ». L’assimilation dite « douce » puis « répressive » devait supprimer « l’anachronisme du mode de vie primitif des Tsiganes ». Cette « passeportisation » collective eut des effets désastreux sur la liberté du travail : en Tchécoslovaquie, où les Roms de Slovaquie furent transférés dans les complexes industriels de la Bohême ; en Hongrie, qui pratiqua le déracinement du colonat tsigane et détruisit les villages ruraux roms homogènes pour constituer la main-d’œuvre des plans quinquennaux. Leur surreprésentation dans l’économie étatisée — consortiums industriels d’Etat et fermes agricoles collectivisées — a par ailleurs exclu une grande partie des Roms des privatisations de la décennie de la transition. Ils sont alors restés concentrés dans des ghettos industriels désormais à l’abandon.


Pour des nations européennes amnésiques, la présence pluriséculaire et les sacrifices des générations passées ne garantissent plus la citoyenneté de plein exercice. Que des associations romanis se mêlent de vouloir obtenir de leur propre pays, celui de leurs ancêtres et de leurs souffrances, une reconnaissance publique, alors elles ne bénéficieront d’aucun soutien ! En Allemagne, l’organisation Zentralrat Deutscher Sinti und Roma a fait campagne, sans succès, pour faire reconnaître en tant que minorité ethnique germanique (deutsche Volksgruppe,« partie de la nation allemande ») les Sinti et Roma. Un groupe ethnique avec son héritage de six cents années d’histoire, de culture et de langue allemandes ! De plus, au sortir de la guerre, les deutsche Zigeuner (Tsiganes allemands) rescapés des camps de concentration n’ont pu recouvrer la nationalité allemande — le Land de Hesse reprenait même, pour ses fichiers de « voyageurs », la numérotation du Reichskriminalpolizeiamt (RKPA), la police criminelle de l’ère hitlérienne. Deux poids, deux mesures.


Alors, considérer l’ethnopluralisme comme la panacée pour l’épanouissement démocratique des pays d’Europe centrale laisse pour le moins perplexe. Ainsi, par un étrange retournement, les défenseurs les mieux intentionnés retrouvent-ils les accents des savants de la Renaissance, qui parlaient déjà de « nation errante » ! Mais comment convoquer la raison historique si nul ne se soucie d’imaginer l’avenir ? Adossée à une longue et patiente érudition, elle se voulait fille de Jules Michelet et de Walter Benjamin, des grands récits. De l’imagination messianique, elle acceptait le partage qui, vers 1600, sépara divination et entendement cartésien. L’exercice de l’imagination ne permettrait plus de relier la perception et la raison mais deviendrait un art dangereux, susceptible de produire de la fiction, de l’erreur. Le moment « égyptien » ou « bohémien » de la culture de cour — à la Renaissance, on appelait les Tsiganes « Egyptiens » (gypsies) car on les croyait venus d’Egypte — passa du règne de la prédiction à celui de l’illusion. Et plus tard, quand une Bohémienne prédit à l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche qu’il serait prochainement la cause d’une grande guerre, celui-ci s’en amusa : en aucun cas il ne voudrait être le responsable d’un tel désastre. Ses deux fils déportés à Buchenwald par les nazis y retrouveront les Tsiganes de l’Empire austro-hongrois, tandis qu’à Ravensbrück la résistante Germaine Tillion rassemble un vocabulaire romani auprès d’une déportée française, Manouche de Lille. Des lambeaux de Mitteleuropa ont remplacé la cartographie « ethnique » profuse du XIXe siècle — l’itinéraire de l’Orient-Express dévié pour Auschwitz.


Alors si le cœur nous manque, rentrons vite au pays quand monte le goût des fêtes et des compagnies manouches dont parle si bien Patrick Williams dans Les Quatre Vies posthumes de Django Reinhardt (8), allées et venues dans le Paris populeux d’avant, et allons pêcher à Samois-sur-Seine : « Nous avons bu le premier café-maison dans des bols de porcelaine décorés d’une scène de genre représentant un campement de Bohémiens, si petits qu’ils tiennent dans le creux de la main. » Dans cette France tant aimée et connue par cœur, et pourtant si inconstante qu’elle enferma en 1940, à la demande allemande, les Français soumis au « régime des nomades » dans quarante camps d’internement familiaux. Ces familles françaises ne furent libérées qu’en mai 1946 et furent contraintes aussitôt de reprendre le statut administratif de « nomades », avant devenir en 1969 « gens du voyage ».


Ainsi, nous laisserions venir sans réagir la destruction imbé-cile du maillage de civilité tissé au fil des siècles ? nous accepterions ces assauts contre des familles pacifiques, parce qu’elles maintiennent la tradition familiale de la culture et de la langue romanis, « un monde dans le monde », selon l’expression de l’anthropologue Leonardo Piasere (9) ? Comme dit le proverbe romani, « chacun a droit à sa place dans l’ombre ».

Henriette Asséo

Historienne, professeure à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), auteure de l’ouvrage Les Tsiganes.Une destinée européenne, Gallimard, coll. « Découvertes », Paris, 2010, et coauteure, avec Idit Bloch et Juliette Jourdan, du film documentaire Mémoires tsiganes, l’autre génocide, Kuiv Productions - Mémoire magnétique, 2011, primé aux Rendez-vous de l’histoire (Blois).

1) L’ouvrage Pozegnanie Taboru («  l’adieu au tabor  »), dont sont extraites ces photographies, n’a été publié qu’en 2007, grâce au centre culturel Brama Grodzka-Teatr NN, qui promeut l’histoire multiculturelle de Lublin.

NDLR. A la demande de l’auteure, nous avons adopté l’orthographe «  tsigane  » — et non «  tzigane  », graphie popularisée par les journalistes du XIXe siècle.

(2) Will Kymlicka, La Citoyenneté multiculturelle : une théorie libérale du droit des minorités, La Découverte, Paris, 2001.

(3) L’adjectif «  romani  » désigne la civilisation de l’ensemble du monde tsigane.

(4Cf. Michael Stewart (sous la dir. de), The Gypsy “Menace” : Populism and the New Anti-Gypsy Politics, Hurst, Londres, 2012.

(5) «  The situation of Roma in 11 EU member states  », rapport conjoint de la Banque mondiale, de l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (FRA) et du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Bruxelles, mai 2012.

(6Tabor est un terme polonais pour qualifier le camp ou campement, y compris le camp militaire  ; c’est aussi un terme romani pour qualifier un ensemble de familles.

(7) Prévus en 1944, les accords entre l’URSS et le gouvernement polonais communiste permirent le rapatriement en plusieurs étapes (dans ce cas, entre 1955 et 1960) des personnes de nationalité polonaise, juives et non juives.

(8) Patrick Williams, Les Quatre Vies posthumes de Django Reinhardt.Trois fictions et une chronique, Parenthèses, Marseille, 2010.

(9) Leonardo Piasere, Rom, une histoire européenne, Bayard, Paris, 2011.

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 10:56

 

http://mediamass.net/jdd/public/documents/celebrities/537.jpg

C'est une bien triste nouvelle... 

 

" Nous avons toute la vie pour nous amuser et toute la mort pour nous reposer", chantait Georges Moustaki 


Le chanteur du "Métèque" est mort dans la nuit de mercredi à jeudi, il avait fêté ses 79 ans le 3 mai dernier.


 

Interview de Georges Moustaki Décembre 2011

 

 


 

 

 


 

 

  
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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 08:58

Texte repris sur le blog de Lucien Pons.

 

...  0,000307692 ......   ?

 

C'est le quotient de 65 000 000  par  20 000.

 

65 000 000 c'est environ la population française.

 

20 000 c'est la fourchette haute de l'estimation du nombre de roms parqués

dans des camps de fortune aux conditions de vie dégradantes.

 

Ils seraient entre 15 000 et 20  000 dont un tiers d'enfants, environ 7 000.

 

Le nombre ci-dessus, c'est la "fraction de rom" pour chaque français.

 

Trois dix-millièmes de rom par français!

ou

un rom pour 3250 français  " de souche"  ou   "pas de souche".

 

 imageshyhy.jpg

Mais on peut le voir aussi comme cela:

 

0, 555555  ...

 

C'est le quotient de 20 000  par 36 000.

 

20 000 c'est environ la fourchette haute du nb de roms en France

 

36 000 c'est environ le nb de communes en France ( en réalité 36 683 en métropole ).

 

Cela donne un rom pour  1,8 communes, environ deux communes!

 

Bon, il y a Nice, Paris, Lille, Marseille et  aussi ....  beaucoup de Saint-Martin d'Entraunes

 

Mais il y a un mois, sur France 3 j'ai vu un reportage montrant un maire d'une

petite bourgade des Pays de Loire qui avait décidé avec son conseil municipal

d'accueillir 5 familles de roms ( environ 20 personnes ): un terrain

proche du cœur du village, des préfabriqués et le plus difficile ...

la recherche d'un travail. Trois adultes seulement en avaient un. C'est un début.

 

20 000 : 20 = 1 000.

 

En moyenne il faudrait 1 000 communes comme celle-ci. Soit une commune sur 36!

 

"On ne peut pas accueillir toute la misère du Monde  ...


mais la juste part que l'on peut accueillir"  Déclaration attribuée à Michel Rocard.

 

La fin de la maxime est souvent tronquée...

 

Comment la France, et surtout l'UE, forte de plus de 300 millions d'habitants peut-elle

laisser de côté le problème des roms qui représentent environ 2 % de cette population.

 

Car une évidence s'impose, les roms sont des habitants, heu!  ...  des citoyens de l'UE.

 

Une infime minorité pose problème et dans la population "de souche" aussi

il y a des voleurs à la petite semaine, des braqueurs de banques, des prédateurs sexuels et ...

 

et ...  surtout des prédateurs en cols blancs qui sont très , très peu inquiétés.

 

Et qui nous coûtent bien plus cher que quelques larcins ( 600 milliards d'euros dans les paradis fiscaux, pour les seuls français et entreprises françaises très riches).

 

 

Sans oublier un regard œcuménique: ils sont presque tous de très fervents catholiques.

 

Mais aussi orthodoxes, protestants réformistes, baptistes, adventistes, évangélistes, musulmans.... et athées.

 

Sans oublier leur culture, en particulier leur musique que nous apprécions particulièrement.

 

Nombre en milliers. Exemple: France 400 000 personnes d'origine "gitane, rom ...".

 

http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article615

 

 

PS: quelques nbrs, quelques chiffres ne peuvent résumer une situation.

Le plus important est l'humanité que l'on peut mettre pour tenter de

régler la situation inhumaine que nous faisons subir aux roms.

 

 Quel exemple donne France, pays autoproclamé des Droits de l'Homme?

 

Dans la vidéo ci - dessous, vous découvrirez des témoignages poignants !!

"Appel Thorens Glières 2011"


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