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  • : Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 18:31

Sur lepcf.fr


 

Un article court mais efficace publié dans "Avante !", le journal du Parti Communiste Portugais, article écrit par Jorge Cadima, membre du département international du PCP.

Traduction PB pour Lepcf.fr



 

La défaite des nazis lors de la 2ème guerre mondiale vient d’être célébrée. Ce fut le plus grand carnage de l’histoire de l’humanité jamais perpétré. Plus de 50 millions de morts. Une guerre menée depuis l’Europe jusqu’en Extrême-Orient, mais avec les territoires de l’Union soviétique comme témoins des batailles décisives les plus intenses. Le peuple soviétique et sa glorieuse armée rouge ont apporté une contribution déterminante – d’un coût de plus de 20 millions de morts – à la défaite des hordes nazies. Et pour cela, tous les peuples à travers le monde en seront éternellement reconnaissant.


La seconde guerre mondiale est inséparable de la grande crise du capitalisme qui s’est déclarée en 1929 et qui a porté les nazis au pouvoir en Allemagne. Cependant, le fascisme n’était pas un acte purement irrationnel. Partout, sa mission historique était d’écraser le mouvement ouvrier et populaire et d’imposer la domination de classe par la violence et la terreur. Et ainsi d’obtenir le soutien actif et solidaire de la grande majorité des classes dominantes d’Europe. Pour les nazis, il était autant question de gagner un "espace vital" chargé de faire prospérer les grands monopoles allemands que d’introniser Hitler au pouvoir. Cet objectif fondamental a poussé à la conquête et la colonisation des territoires de l’URSS, qui devaient à la fois garantir les ressources et la force de travail slave en abondance.


La fin de la seconde guerre mondiale, avec la défaite des secteurs terroristes et du capitalisme européen le plus violent, apporta d’importantes victoires pour les peuples, dans les domaines politiques, économiques et sociaux. Même dans les pays libérés du fascisme, mais restés dans un système capitaliste, la nouvelle corrélation des forces mondiales installa ce qui devait être nommé "l’État Social". Aujourd’hui, on nous dirait que cela n’est pas soutenable, car "il n’y a pas assez d’argent". Mais l’argent existait, même dans une Europe détruite par six années de guerre. Car la question n’est pas "d’avoir de l’argent", mais de savoir qui le détient et comment il est dépensé.


Avec la reconstitution déterminée des forces du grand capital – et l’Union européenne, instrument de l’agressivité de classe et de domination nationale –, les peuples européens souffrent de la destruction de leurs réalisations d’après-guerre. Et par la main des États-Unis et de l’Union européenne, de la réapparition du fascisme. Quelque soient les arrangements de la propagande du régime, la vérité est que les fascistes ukrainiens ont conquis les corridors du pouvoir par la violence et les coups, et, naturellement, par la main des États-Unis et de l’Union européenne.

Ce ne sont pas des fascistes recyclés, mais bien des fascistes qui sont fiers de leur passé de combattants dans les rangs nazis, et du massacres de milliers de personnes (en agissant au sein de l’armée nazie ou par eux-mêmes), qu’il s’agisse de communistes ou de soviétiques, mais aussi de juifs, de polonais ou autres. Cela n’est pas seulement du passé. Le massacre du 2 mai à Odessa fut un acte intentionnel : les troupes de choc fascistes ont mis le feu à la maison des syndicats, où s’étaient réfugiés des dizaines de personnes qui venaient de participer à une manifestation contre la violence dans un lieu proche ; lorsque les incendiaires arrivèrent, les réfugiés furent attaqués et ceux qui tentaient de s’échapper de l’immeuble furent frappés et tués.

 

Des dizaines de morts, dont de nombreux brûlés vifs en ont résulté. Tout comme dans les années trente, cette même violence fasciste est porteuse d’un objectif de classe : imposer au peuple ukrainien martyre, les politiques des États-Unis et de l’Europe, piller (encore plus) les richesses de l’Ukraine, la transformer en une terre d’esclavage (encore plus) et en faire une base pour déclencher de nouvelles guerres impérialistes.


La Commission européenne, présidée par Durão Barroso, hôte de cet infâme sommet, est le sommet des mensonges et de la guerre en Irak. L’Union européenne est aujourd’hui le principal agent de l’appauvrissement des peuples européens, et le promoteur de la guerre et du fascisme.

 

En Europe et dans le monde, le grand capital qui commande l’UE, souhaite un nouveau « Lebensraum » [1]. Leur défaite est une tâche urgente.


Jorge Cadima, membre du département international du PCP

Le lundi 12 mai 2014

Traduction PB pour Lepcf.fr


[1] Le Lebensraum (de l’allemand Raum = espace, et Leben = vie) ou "espace vital", est un concept géopolitique créé par des théoriciens géographes allemands au XIXème siècle, et utilisé par la suite par les milieux impérialistes allemands et le nazisme. Lié au darwinisme social, il renvoie à l’idée de territoire suffisant pour, dans un premier temps, assurer la survie, notamment culturelle, d’un peuple et, dans un deuxième temps, favoriser sa croissance via l’influence territoriale.

 


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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 09:19

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De Christina Semblano 

 

Portugal : le ministère de la santé veut imposer la loi du bouchon (loi du silence) aux professionnels de la santé: le nouveau code d'éthique veut interdire personnels de la santé de dénoncer des situations qui peuvent mettre en cause l'image de l'institution.Dans un pays où l'on est en train de détruire le service national de santé en en excluant ou en en limitant l'accès aux citoyens, ne pas dénoncer des situations de ce genre relève de la science-fiction!

 
Il y a quarante ans la démocratie a été restaurée au Portugal et avec elle la possibilité pour les citoyens d'avoir accès à un service national de santé et à une école publique. Quarante ans après, le gouvernement de la Troïka est en train de tout casser et d'empêcher les professionnels des secteurs concernés de dénoncer les effets de la casse.


Aucune politique d'austérité n'est possible sans restriction des libertés, la loi du "bouchon" est son corollaire. et si ceci est vrai au Portugal, ce le sera aussi demain en France.


Jusqu'où pourront-ils aller? Jusqu'à l'inimaginable, car ils n'ont pas de limites. Ils auront jusqu'au où les peuples les laisseront aller car ni la faim, ni la souffrance, ni la misère ni la mort, ne sont des obstacles....

 


 

Article ( cliquez sur le lien ci dessous ):  

Maio 20, 2014

A ordem dos médicos denunciou que o ministério da Saúde está a preparar um despacho impondo a lei da rolha aos profissionais de saúde. "Se os médicos forem proibidos de denunciar situações que estão mal nas instituições do SNS, quem sai prejudicado são os doentes, é a segurança dos doentes que fica em causa", declara o presidente do conselho regional do norte da ordem dos médicos.


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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 07:56

http://images.dinheirovivo.pt/ECO/File?dDocName=CIECO109951&fileName=Manif_Lisboa_PAULOSPRANGER1633994960142645880757764.JPG&rendition=extra_wide&SID=287332

 

Le Portugal est un pays exsangue. Le chômage officiel, qui approchait les 20%, a diminué ces deux derniers trimestres «à la faveur» d’une baisse de la population active. Celle-ci est le fruit d’une émigration de masse dont les flux atteignent, voire dépassent, ceux des années 60 qui avaient vu un grand exode des Portugais, fuyant la misère, la dictature et la guerre coloniale (1)


C’est que, bien que n’étant pas en guerre, le Portugal est, sous l’égide de la troïka, dans sa troisième année d’économie de guerre, malgré les (ou à cause des) résultats économiques calamiteux des politiques commises depuis trois ans. Car le Portugal est ce pays où l’on peut dire, avec la précision d’une expérience menée en laboratoire, que les milliards d’euros de sacrifices imposés à la population n’ont eu aucun effet sur la dette dont la progression est vertigineuse ni sur le déficit, systématiquement revu à la hausse à chaque évaluation de la troïka.


C’est pourtant muni des résultats de cette expérimentation que Lisbonne vient de présenter le budget le plus austère de l’histoire de la démocratie depuis 1977. L’ajustement budgétaire représente 2,3% du PIB et se fait essentiellement par la ponction directe sur les salaires des fonctionnaires et sur les retraites de la fonction publique.


Dans ces conditions, seul le gouvernement peut feindre de croire qu’en dépit de la nouvelle réduction drastique du revenu disponible des ménages à laquelle conduira inévitablement «son» budget, la consommation privée et l’investissement seront là pour soutenir son hypothèse de croissance de 0,8%. Ceci d’autant plus que la ponction fiscale violente de 2013 sera maintenue et que 2014 verra de nouvelles réductions dans les dépenses de l’éducation, de la santé et des transferts sociaux. Reste les exportations, mais celles-ci sont tributaires de la demande extérieure.


Comme dans toute économie de guerre, celle qui a cours au Portugal ne fait pas que des perdants. Alors que les seuls fonctionnaires et retraités de la fonction publique contribuent pour 82% à l’effort de guerre de 2014, il n’est demandé aux banques et aux monopoles de l’énergie qu’une contribution exceptionnelle de 4%, et le gouvernement s’est même donné le luxe de baisser de deux points l’impôt sur les sociétés qu’il vise à ramener à 19%, voire 17%, en 2016, dans le respect du sacro-saint principe néolibéral de création d’un climat propice à l’investissement. Il y a d’autres gagnants de la crise, à commencer par les créanciers auxquels il est destiné, en 2014, au titre des intérêts, un «magot» équivalent au budget de la santé. C’est pour ces créanciers que des sacrifices sont demandés au peuple de l’un des pays les plus pauvres et les plus inégalitaires de l’UE.

C’est pour eux que l’on ferme des écoles, que l’on rationne des médicaments, qu’on limite l’accès aux soins de santé d’une partie de la population et que l’on vend aux enchères des biens publics.


Les politiques d’austérité violentes s’entretiennent d’elles-mêmes : elles génèrent leur propre intensification, censées remédier aux déficits qu’elles ont contribué à creuser. Chaque euro de déficit «économisé» au Portugal s’est traduit par une perte de 1,25 euro du PIB et une augmentation de 8,76 euros de la dette ; c’est ainsi que les créanciers sont assurés d’avoir toujours une dette à financer.


A l’instar de celles des autres pays qui sont sous l’intervention «effective» de la troïka, pour ne parler que d’eux, la dette portugaise n’est raisonnablement pas remboursable. Elle n’est pas le résultat de dérives d’un peuple qui aurait vécu au-dessus de ses moyens, même si les experts du FMI insistent sur la nécessité de baisser le salaire minimum du Portugal qui est de 485 euros brut par mois, soit l’un des plus bas de la zone euro et de l’UE.


Pays semi-périphérique, doté d’une économie à faible valeur ajoutée et très dépendante de l’extérieur, le Portugal «a payé» son adhésion à la zone euro, par une quasi-stagnation de son économie, si bien que la dette publique n’a connu une trajectoire ascendante que depuis la crise financière et les importants transferts du budget de l’Etat pour soutenir l’économie et sauver les banques. Ne pouvant se tourner vers la Banque centrale européenne (BCE) pour assurer son financement, le Portugal est devenu, après la Grèce et l’Irlande, la troisième victime de la spéculation des marchés financiers, laquelle a ouvert la voie à l’intervention de la troïka.


Après deux ans et demi et des milliards d’euros de sacrifices imposés à sa population, le Portugal est un pays plus pauvre, il a renoué avec les taux de natalité de la fin du XIXe siècle et l’émigration de masse de l’ère de la dictature. Sa population, l’une des plus vieilles de l’UE, diminue. Sa dette rapportée au PIB a augmenté de près de 25 points et son déficit n’est pas contenu. Les créanciers représentés par la troïka ont déjà averti du montant des coupes de dépenses qu’il faut opérer en 2015, alors que le «mémorandum» prend fin en juin 2014.


Que ce soit sous la forme d’un nouveau plan de «sauvetage» ou autre, et dans le cadre actuel des institutions européennes, le Portugal restera sous la domination de la troïka et sa population sera soumise à de nouvelles épreuves. Il est déjà l’autre Grèce et, si un doute subsistait, l’image de ces mères portugaises contraintes d’abandonner leurs enfants aux institutions sociales, alors que de nouveaux venus font leur entrée dans le club des millionnaires, serait là pour le démontrer.


(1) On évalue à 120 000 le nombre de Portugais qui ont émigré en 2012, soit un exode de 10 000 personnes en moyenne par mois, sur une population de quelque 10,5 millions d’habitants.


Cristina SEMBLANO Economiste, enseigne l’économie portugaise à l’université de Paris–IV Sorbonne

 

 

(1). La moitié des chômeurs ne bénéficie pas d’allocation chômage et on compte par milliers les exclus du revenu minimum d’insertion, des allocations familiales ou du complément social vieillesse.

 

Publié DÉCEMBRE 2013

 

 

 


 


 

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 19:18

http://www.lyoncapitale.fr/var/plain_site/storage/images/media/afp/des-manifestants-contre-l-austerite-devant-le-parlement-portugais-a-lisbonne-le-14-mars-2014/2977633-1-fre-FR/Des-manifestants-contre-l-austerite-devant-le-parlement-portugais-a-Lisbonne-le-14-mars-2014_univers-grande.jpg

Photo AFP , Patricia De Melo Moreira 

 

 

 

Le 14 mars 2014, des milliers de fonctionnaires ont manifesté contre les coupes salariales du gouvernement de centre droit dont ils demandent la démission, dans les rues de Lisbonne au Parlement, à l’appel du Front commun des syndicats de l’administration publique qui revendique 300 000 adhérents.


La coordinatrice du Front commun a déclaré à l’AFP : «Les gens ressentent un grand mécontentement et voici leurs réponse puisqu’ils sont venus manifester par milliers pour lutter et exiger la démission de ce gouvernement, car la situation des travailleurs empire chaque jour." Ils sont confrontés à un chômage important: 15%, de la population active, 35% des 15-24 ans .


En 2014, les nouvelles réductions de salaire des fonctionnaires varient de 2,5 à12% pour les revenus dépassant 675 euros bruts par mois. Et le gouvernement prévoit d’augmenter le taux des cotisation d’assurance-maladie des fonctionnaires de 2,5 à3,5%.


Les fonctionnaires ont également réclamé le retour aux 35 heures hebdomadaires, que le gouvernement a porté à 40 heures pour les aligner sur le secteur privé.


Dans les semaines précédentes, cette politique de rigueur a suscité nombre de manifestations : cheminots, postiers, chauffeurs de bus, forces de l’ordre (15 000 policiers nationaux, gendarmes, gardiens de prisons révoltés par la perte d’une prime de150 euros le 6 mars ).


Ces plans d’austérité sont imposés par la troïka (Banque centrale européenne, Fonds monétaire international et Union européenne) en échange du prêt de 78 milliards d’euros consenti en mai 2011. La troïka a fixé pour le Portugal un objectif de déficit public de 4% du PIB pour 2014.


 

Source: 

 


 

http://ds2.ds.static.rtbf.be/article/image/624x351/1/a/f/41c9affd87450455b8bb22c1defe5d1df67a38de.jpgPhoto AFP , Patricia De Melo Moreira 

 


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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 08:29

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LISBONNE - Plus de 15.000 policiers en colère, selon les organisateurs, ont défilé jeudi soir à Lisbonne contre les coupes dans leurs salaires, avant de manifester devant le Parlement dans un climat tendu, face à leurs collègues en uniforme. 

Des manifestants sont parvenus à forcer les barrières de sécurité dressées par les forces de l'ordre, occupant brièvement les premières marches d'accès au Parlement.

Selon Rui Costa, porte-parole de la police de Lisbonne, la manifestation s'est soldée par dix blessés parmi les policiers et manifestants, dont deux ont été hospitalisés, et deux interpellations.

Un millier d'agents avaient été déployés pour tenter d'empêcher les débordements qui s'étaient produits lors de la dernière manifestation des policiers en novembre, qui avaient coûté sa place au directeur de la police nationale.

Les policiers avaient lancé un ultimatum pour exiger que les protestataires quittent les marches et les organisateurs avaient lancé un appel au calme.

A l'intérieur du bâtiment, la présidente du Parlement, Assunçao Esteves, avait accepté de recevoir une délégation de représentants des forces de l'ordre. 

Peu avant, les protestataires avaient défilé entre le centre de la capitale et l'Assemblée nationale aux cris de Gouvernement prends garde, les policiers sont en colère!. D'autres ont exprimé leur ras-le-bol sifflets à la bouche ou en entonnant l'hymne national.

Cette manifestation, convoquée notamment par les syndicats de la police nationale, de la gendarmerie et des gardiens de prison, a été décidée après plusieurs réunions jugées infructueuses avec le ministre de l'Intérieur Miguel Macedo.

A l'issue de ces négociations, les agents des forces de l'ordre n'ont obtenu qu'une modeste revalorisation de 25 euros de leur prime mensuelle d'entretien d'uniforme.

C'est une miette surtout quand on compare aux 150 euros de primes que nous avons perdues, a affirmé José Alho, responsable de l'Aspig, une association représentant les gendarmes.

Depuis janvier, on m'a déjà retiré près de 200 euros de mon salaire. Et je ne compte plus les coupes appliquées depuis trois ans!, a dit à l'AFP Antonio Ferreira, un gendarme venu de Coimbra (centre).

J'ai une femme et trois enfants à nourrir. On a des crédits pour payer la maison et la voiture contractés avant le début de la crise. On ne s'attendait pas à ce changement de situation. C'est difficile de joindre les deux bouts, a raconté un policier de 45 ans. 

Je suis certain que ceux qui nous gouvernent n'ont pas idée de la réalité des gens, des difficultés du quotidien, a lancé Joao Oliveira, 50 ans, qui a fait le déplacement depuis Aveiro (centre).

J'ai tenu à être présente en signe de solidarité avec mon fils et mon petit-fils, tous deux policiers, a confié Ilda Nobre, une femme de 76 ans, chapeau noir vissé sur la tête.

Le programme de rigueur budgétaire draconien auquel le Portugal est soumis en échange d'un plan d'aide internationale a suscité la grogne de la population, mais les syndicats avaient peiné à mobiliser ces derniers temps. 

Pour cette année, le gouvernement a approuvé des coupes sévères dans les salaires des fonctionnaires et les retraites.


©AFP / 07 mars 2014  

 

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Vidéo:  février 2013  ,   à l'intervention au Parlement du Premier ministre portugais, des manifestants ont  commencé à chanter 'Grándola Vila Morena' 

La chanson de la révolution n’en finit pas de résonner…depuis 3 ans, c’est dans les rues de Lisbonne et de toutes les villes du pays que les portugais l’entonnent à nouveau, à chacune de leurs manifestations, pour rappeler aux dirigeants actuels l’esprit d’avril, l’esprit de la résistance du peuple et des conquêtes démocratiques et sociales..

 


 
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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 09:17
Chaque semaine, un photographe décrypte l’une de ses images qui l’a marqué
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« J’habite à Lisbonne, au Portugal. A chaque fois que je vais acheter mon journal, je passe devant un chantier désaffecté. Un promoteur avait commencé à construire des immeubles il y a cinq ans. Avec la crise, le chantier s’est arrêté et les choses en sont restées là. J’ai toujours pensé que ces bâtiments étaient vides.

Un matin, mon œil s’arrête sur l’une des fenêtres : elle a été bouchée par des planches de bois. Je décide d’aller voir d’un peu plus près. C’est comme cela que je fais la connaissance de Manuel. Il a 62 ans et habite l’un des immeubles en chantier avec quelques autres personnes.

Manuel a travaillé toute sa vie dans le secteur du bâtiment : en Allemagne, en France, en Suisse, au Canada… En vieillissant, il a choisi de rentrer au pays. Il ne touche pas de retraite mais il se bat pour recevoir ne serait-ce qu’une petite allocation. En attendant, il doit s’adapter. Il a vécu dans la rue, puis squatté une usine… Aujourd’hui il habite là. Il vit de ce que les gens lui donnent.

Quand j’ai rencontré Manuel, il était cordial mais pas vraiment d’accord pour que je le photographie. J’ai mis dix mois à prendre cette photo. Ce jour-là, il est allé chercher de l’eau dans la cage d’ascenseur (elle fait office de réservoir d’eau de pluie) puis a commencé à se laver à la bassine. Aujourd’hui, si je ne devais garder qu’une image, ce serait celle-là. Elle est plus intime. Cette proximité me permet de transmettre le message de ce reportage : aujourd’hui, il y a des gens en Europe qui vivent dans ces conditions de pauvreté. Se laver, c’est quelque chose de très commun et de concret. Tout le monde le fait, mais pas comme cela. »
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Propos recueillis par Victoria Scoffier

http://6mois.fr/local/cache-vignettes/L85xH105/auton335-3c7f2.jpgBruno Colaço
Bruno Colaço est un photographe free lance basé à Lisbonne. Voir son site : www.brunocolaco.com

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 10:03

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AFP, 1 février 2014 


Des milliers de manifestants sont descendus samedi dans les rues des principales villes du Portugal, à l’appel des syndicats, pour protester contre la politique d’austérité du gouvernement de centre droit et exiger sa démission.


A l’occasion d’une "journée de lutte contre l’exploitation et l’appauvrissement" organisée par la CGTP, la principale confédération syndicale du pays, des cortèges et des rassemblements ont eu lieu dans toutes les capitales de district.

 

 

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Environ 5.000 protestataires ont défilé à Lisbonne en milieu d’après-midi, selon les estimations des médias. "Gouvernement dehors", "démission tout de suite", clamaient leurs banderoles.

 

"Je suis révolté contre tous ces politiciens et ces escrocs! J’ai 63 ans, j’ai commencé à travailler à 15 ans et aujourd’hui je ne sais pas quand je vais pouvoir prendre ma retraite et si j’aurai droit à une pension digne", a déclaré à l’AFP Vitor Nunes, qui manifestait à Lisbonne.


Ema Camara aussi, s’est dite "en colère contre cette politique de coupes budgétaires". Cadre de la mairie de Lisbonne, son salaire s’est réduit de 136 euros supplémentaires au mois de janvier. "Avant la crise je recevais environ 1.300 euros mensuels et maintenant je gagne 1.000 euros nets malgré une trentaine d’années d’ancienneté", a témoigné cette femme de 51 ans.


"Je suis dans la rue pour m’opposer aux hausses d’impôts et à cette politique qui a poussé la plupart de mes amis vers l’émigration", a renchéri Joao Figueiredo, un ingénieur de 27 ans.


En échange d’un prêt de 78 milliards d’euros accordé en 2011 par l’Union européenne et le Fonds monétaire international, le Portugal s’est engagé à mettre en oeuvre un programme de stricte rigueur budgétaire afin assainir les finances publiques du pays.


Le gouvernement de centre droit cherche à rétablir la crédibilité du pays sur les marchés financiers afin de financer sa lourde dette de façon autonome s’affranchir de son plan de sauvetage international en mai prochain, comme prévu.

 


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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 14:19

http://cdn3.myeurop.info/sites/default/files/imagecache/article_thumbnail/media/images/darcy%20lisbonne.JPGA Lisbonne, les poubelles débordent: les services de propreté sont en grève depuis le 23 décembre. , © Marie-Line Darcy

 

Ven, 03/01/2014 - 14:38

Par  Marie-Line Darcy (Lisbonne)_ Myeurop 

Le cadeau de Noël des Portugais est malodorant. Depuis le 23 décembre, à Lisbonne, les poubelles débordent. Les éboueurs protestent contre une privatisation des services d'hygiène, qui serait menée sous couvert de restructuration. Leur grève expose au grand jour la précarité des fonctionnaires qui ne croient pas à la fin de la récession annoncée.

Dans le quartier de Sapadores, le cantonnier est résigné. Son balai ne peut pas grand-chose dans les rues jonchées de déchets qui ont débordé des sacs poubelles éventrés. Dans ce quartier proche du centre de Lisbonne, des sacs s’amoncèlent au pied des immeubles, comme partout dans la ville.

Recours au personnel administratif 

La grève du ramassage des ordures a démarré dans la nuit du 23 au 24 décembre. Elle n'est pas passée inaperçue. La municipalité a concentré les interventions des services minimums dans le centre ville, alors que la capitale portugaise a fait le plein de touristes pour les fêtes de fin d’année.


Elle a aussi placé une cinquantaine de bennes de chantier pour recevoir les poubelles des quartiers, mais elles se sont très vite révélées trop petites. Certaines mairies d’arrondissements ont dû avoir recours au personnel administratif pour aider au nettoyage. Au 2 janvier, le service de ramassage des ordures a repris peu à peu, mais les employés municipaux maintiennent la grève.


La Direction Générale de la Santé a lancé il y a quelques jours une mise en garde. Les services d’hygiène de la mairie ont demandé aux habitants de conserver le plus longtemps possible les déchets chez eux, en particulier lorsque les conteneurs et les bennes débordent. Autre consigne: pas de sacs poubelles par terre, pour éviter qu’ils ne soient éventrés et que la saleté se répande encore plus. La mairie reconnaît à demi-mot que malgré ces mesures, la situation est loin d’être normalisée. Et qu’il y a peu de chance qu’elle le soit avant le 10 janvier.

485 euros bruts

Trois syndicats du secteur de la fonction publique ont uni leurs efforts pour organiser cette grève à la visibilité sans précédent. Ces fonctionnaires craignent une restructuration des services, suite au nouveau découpage administratif des municipalités entré en vigueur l’an dernier. La mairie affirme que seuls les services de nettoyage et de lavage des rues seront transférés aux mairies d’arrondissements. Mais les employés redoutent une privatisation qui ne dirait pas son nom, sous couvert de cette nouvelle répartition des attributions de services.


La grève des éboueurs a placé, une nouvelle fois, la situation des fonctionnaires sur le devant de la scène. Car même si la saleté des rues ne fait pas plaisir aux habitants, beaucoup affirment "comprendre les motivations" des employés municipaux. Cette grève des éboueurs met en lumière la lutte des fonctionnaires, qui sont les premiers concernés par le nouveau budget d’austérité.


Ce budget de l’Etat a été promulgué à la toute fin 2013, et il doit en principe garantir que le Portugal ira jusqu’au bout du programme d’assistance internationale. L’Etat doit faire 3,9 milliards d’euros d’économie en 2014. Et il les fera sur le dos des fonctionnaires dont les salaires vont être ponctionnés entre 2,5 et 12% selon les échelons. Le plancher d’application des réductions salariales dans la fonction publique était jusqu’à présent fixé à 1500 euros de revenus mensuels. Il vient d’être rabaissé à 675 euros mensuels.


Autre mauvaise nouvelle pour les fonctionnaires, le passage de 35 à 40 heures de travail hebdomadaire. Sa conséquence directe est une importante réduction des heures supplémentaires. Or, celles-ci sont une bouée de sauvetage pour des revenus très modestes. Les salaires proches du minimum légal de 485 euros bruts mensuels sont monnaie courante dans des services publics comme le ramassage des ordures.

La fin de la récession décrétée officiellement

Dans ses vœux à la nation, le Président de la République, Anibal Cavaco Silva, a décrété officiellement la fin de la récession. En mai 2014, le programme d’assistance internationale dont dépend le Portugal depuis 2011 prendra fin. Et pour le premier ministrePedro Passos Coelho, qui l’a réaffirmé dans ses propres vœux, le contrat sera bel et bien rempli, et les objectifs atteints. Le pays devrait donc pouvoir se financer sur les marchés privés en milieu d’année.


Dans ce contexte d’optimisme de circonstance, il n’est pas question d’évoquer au Portugal un nouveau plan d’assistance du Fonds Monétaire International et de l’Union Européenne, qui ont prêté 78 milliards d’euros. Ce qui n’empêche pas d’évoquer un plan de "précaution", que l’UE se dit prête à concéder au pays si ce dernier continue à se montrer assidu dans ses réformes. Rares sont ceux qui croient que le Portugal pourra s’en sortir seul. Aide, précaution, assistance ou soutien….jouer sur les mots n’y change pas grand-chose. Le Premier Ministre lui-même, dans son style elliptique inimitable évoque "de nombreux défis à relever".


Pour les Portugais la traduction est claire: davantage de restrictions, l’allongement de la date de départ à la retraite, des impôts exceptionnels prolongés "exceptionnellement", des durées de travail plus longues, moins d’argent, moins d’aides et pas d’embellie réelle sur le front de l’emploi.


Le mécontentement ne devrait pas faiblir. Le Portugal a été placé au 46ème rang des pays à haut risque social en 2014, sur un échantillon de 150 pays analysés par la revue Economist.

 


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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 07:15

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Article AC/OM pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Ce samedi 19 octobre, plusieurs dizaines de milliers de manifestants ont répondu à Porto, Lisbonne et Madère à l'appel de la CGTP à lutter contre une « politique d'exploitation et de paupérisation » accentuée par l'annonce d'un budget 2014, offensive de classe brutale.

 

Rarement un gouvernement n'a été aussi faible au Portugal, comme celui de droite de Passos Coelho. Sa politique de classe au service d'une étroite minorité, de collaboration avec l'UE ne satisfait personne, la déroute historique de la droite aux dernières élections locales en est la preuve.

 

Face à cette politique, l'organisation de la résistance sociale par la CGTP, syndicat de classe lié au Parti communiste, est déterminante, mobilisant régulièrement plusieurs centaines de milliers de travailleurs dans les rues du pays, avec des grèves générales massives comme le 27 juin dernier.

 

Ce 19 octobre, la CGTP proposait une manifestation massive sur les ponts principaux de Lisbonne et Porto. Contre la « politique d'exploitation et de paupérisation » du gouvernement, des politiques de droite au service du « pacte d'agression » conclu avec la « Troika » (UE-BCE-FMI).

 

Le syndicat hégémonique au Portugal, avec ses 750 000 syndiqués, a pourtant du faire face aux intimidations gouvernementales. Le Ministère de l'Intérieur avait même interdit la manifestation sur le pont du 25 avril, à Lisbonne.

 

Cela n'a pas empêché la CGTP de contourner cette politique de répression insidieuse, entre 150 et 200 000 manifestants répondant à l'appel sous des mots d'ordres combatifs : « Le gouvernement à la rue ! », « Face aux injustices, la révolution est une obligation ».

 

60 000 manifestants ont effectivement traversé le « Ponte do Infante », le pont liant les deux rives du Douro à Porto, une des plus grandes manifestation de ces dernières années dans la ville du Nord.

 

A Lisbonne, 400 autocars affrétés par la CGTP ont traversé le « Pont du 25 avril » à Lisbonne, et ce sont en tout plus de 100 000 manifestants qui ont rejoint l'autre rive du Tage où se concluait la journée de manifestation, dans le quartier d'Alcantara .

 

Budget 2014 : ce n'est pas de l' « austérité », c'est un « vol » des travailleurs !

 

La manifestation, convoquée depuis plusieurs semaines, a été renforcée par l'annonce mardi dernier d'un Budget d’État 2014 caractérisé par le Parti communiste comme « une offensive sans précédent contre les travailleurs, les jeunes, les retraités ».

 

Quatre milliards d'euros de coupes budgétaires payés par les travailleurs portugais : baisse des salaires des fonctionnaires jusqu'à 12%, des retraites des travailleurs du secteur public de 10%, recul de l'âge de départ à la retraite de 65 à 66 ans, réduction des allocations-chômage et maladie.

 

Depuis 2011, cela fait 20 milliards de coupes payées par les travailleurs. Les précédentes moutures avaient également rehaussé le temps de travail des fonctionnaires de 35 à 40 heures par semaine, ou augmenté la TVA de plusieurs points.

 

Elles seront payées aussi par une réduction des dépenses sociales de l'Etat, avant tout dans la santé (200 millions de coupes pour les hôpitaux) et l'éducation (600 millions de coupes), et par la poursuite d'une politique de privatisations.

 

Après l'énergie, les aéroports, les chantiers navals, et avant les chemins de fer, la prochaine étape étant la privatisation de la Poste portugaise (os « Correios »).

 

De quoi dénoncer l'hypocrisie du prétexte du déficit, les entreprises privatisées ont fait 40 milliards de profits par an entre 2004 et 2010. Ramenés sur une base annuelle, cela fait 7 milliards par an, exactement le montant du déficit budgétaire public !

 

Une politique en faveur du grand capital qui s'assume ouvertement : l'Impôt sur les Sociétés va être baissé de 25 à 23% en 2014, puis à 17 % en 2016, tandis que des exonérations pour les riches contribuables étrangers s'installant au Portugal sont mises en place.

 

Le choix des mots est important. Ni le Parti communiste ni la CGTP ne parlent d'austérité. Pour le PCP, il s'agit d'un « pacte d'agression » orchestré par l'UE, d'un « vol », d'un « pillage » des salaires, des droits des travailleurs par le grand capital.

 

La CGTP, elle, parle d'une politique d'intensification de l' « exploitation et de paupérisation ». Elle a dénoncé dans sa première analyse du budget « le choix de classe » du gouvernement, un « gigantesque transfert de richesses du travail vers le grand capital national et étranger ».

 

Quelles perspectives ? Mise en échec des projets de loi, convergence des luttes, démission du gouvernement

 

Face à cette politique de plus en plus impopulaire, le discours idéologique du gouvernement peine à convaincre activement, mais il construit une pédagogie de la résignation, du fatalisme.

 

Face à ce péril, la CGTP et le Parti communiste tentent d'offrir des perspectives de lutte concrète, de victoire réelle.

 

La première perspective : mettre en échec les projets du gouvernement par une convergence des luttes. Secteur par secteur, la CGTP construit la mobilisation contre les volets de la politique de classe du gouvernement, pour mieux faire converger ces mouvements.

 

Ainsi, ces dernières semaines et pour les semaines à venir, la CGTP impulse la lutte des travailleurs des transports, des infirmier-e-s, des postiers ou de l'Administration pour leurs conditions de travail, les salaires et la défense du service public.

 

La CGTP prépare les conditions d'une prochaine grève générale, aussi massive que celle de juin 2013 ou novembre 2012 où plusieurs millions de travailleurs portugais ont arrêté le travail.

 

Cela passe par des mobilisations sectorielles d'ampleur : du 31 octobre au 9 novembre, la grève « alternée » dans les transports (2 jours les bus, 2 jours trains-métro-bateaux), et le 8 nvovembre la grève nationale de la Fonction publique, administration centrale, locale, santé et éducation réunies.

 

Entre-temps, elle propose une manifestation massive le 1 er novembre, devant l'Assemblée, pour protester contre l'adoption du budget 2014. Une date symbolique puisqu'il s'agit d'un jour férié désormais travaillé, confisqué aux travailleurs au nom des « sacrifices » à faire pour le capital.

 

La seconde perspective, c'est la démission du gouvernement et la convocation d'élections anticipées.

 

Sans illusions sur la perspective de changement par les urnes, d'alternance avec le PS. Mais avec l'objectif de remporter une victoire concrète, de faire chuter un gouvernement illégitime pour faire monter d'un cran le rapport de force.

 

Illégitime et désormais illégal. Un troisième budget anti-constitutionnel, le deuxième avait vu près de 20 mesures être invalidées par la Cour constitutionnelle, en vertu de la très progressiste Constitution de 1975, obtenue grâce à la résistance, avec le poids du PCP alors.

 

Que le Parti communiste portugais, dans la coalition de la CDU, ait été la seule force à progresser lors des élections locales atteignant les 12 % est un élément source d'espoir pour les luttes à venir, et la construction d'une alternative à cette politique socialement désastreuse.

 

Comme toujours au Portugal, avec la force du Parti communiste et d'une CGT, restés sur des positions de classe, le mot d'ordre reste : A luta continua !

 

 


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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 22:19

AFP, 18 octobre 2013 :


La nouvelle cure d’austérité annoncée mardi par le gouvernement portugais pour l’année prochaine a déclenché une montée de la grogne sociale, avec l’appel de plusieurs syndicats à la grève et à des manifestations.


http://cidadaniaverticalidades.files.wordpress.com/2013/10/19out2013_cgtp_novo.jpg?w=600&h=848

 

Le Front commun des syndicats de l’administration publique et le Syndicat des cadres techniques de l’Etat (STE), les deux principaux syndicats du secteur, ont appelé mercredi à une grève des fonctionnaires pour le 8 novembre prochain.


Les syndicats du secteur des transports ont également annoncé "une quinzaine de grèves pour la période allant du 25 octobre au 8 novembre" ainsi qu’une "manifestation nationale à Lisbonne le 9 novembre", a indiqué José Manuel Oliveira, coordinateur de la Fédération des syndicats des transports et des communications.

 

Les syndicats de la poste ont quant à eux prévu une grève le 25 octobre après la décision du gouvernement de privatiser le groupe postal par une mise en bourse de 70% de son capital avant la fin de l’année.


Les syndicats entendent protester contre les nouvelles mesures d’austérité dévoilées dans le projet de budget pour 2014 qui toucheront de plein fouet les fonctionnaires. Le Portugal, sous assistance financière, est tenu de respecter un objectif de déficit public de 4% du PIB en 2014.


Le projet de la loi des Finances prévoit des coupes sévères dans les dépenses publiques et des réductions des salaires des fonctionnaires allant de 2,5% à 12% pour les revenus mensuels supérieurs à 600 euros bruts.


Le gouvernement prévoit également de réduire de 2% en 2014 les effectifs de la fonction publique sur un total actuellement de 575.000. Depuis 2005, 173.000 postes de fonctionnaires ont déjà été supprimés.

"Les travailleurs n’en peuvent plus. Les fonctionnaires sont les cibles principales de ce budget", a dénoncé Ana Avoila, coordinatrice du Front commun des syndicats, qui appartient à la CGTP, principale confédération syndicale du pays, proche du Parti communiste.


Ce budget "est une attaque brutale contre les fonctionnaires", a estimé Helena Rodrigues, vice-présidente de la STE, proche de l’UGT, l’autre grande centrale syndicale, plus modérée et proche des socialistes.

Pour samedi, la CGTP a convoqué deux grandes manifestations à Lisbonne et Porto (nord), pour protester contre "l’appauvrissement des travailleurs".


Le syndicat voulait défiler sur les ponts des deux principales villes du pays. Mais, à Lisbonne, la manifestation prévue sur le Pont 25 Avril a été interdite par le ministère de l’Intérieur pour des raisons de sécurité.


Le rassemblement aura finalement lieu dans le quartier d’Alcantara, à la sortie du célèbre pont lisboète. De nombreux manifestants traverseront le pont en autocar, un passage qui sera accompagné d’un concert de klaxons pour protester contre l’interdiction du ministère.


Arménio Carlos, secrétaire général de la CGTP, n’a pas exclu de convoquer prochainement une nouvelle grève générale, après celle de juin dernier, qui avait mobilisé 50% des salariés, selon les syndicats.

 


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