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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 07:17

strekj-vakt.jpg

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Face au désastre de la privatisation sauvage du rail en Grande-Bretagne, la Suède est montrée en modèle au sein de l'Union européenne d'une « libéralisation contrôlée ». La grève actuelle montre bien qu'on a affaire à un mythe, éclairant en ces temps de « réforme ferroviaire » en France.

 

On va avoir droit dans la presse aux poncifs sur la « culture du conflit » en France, idéologique et particulariste, face aux mythifiés pays nordiques où règne une « culture du compromis », empreinte de pragmatisme et d'intérêt général.

 

Manque de chance, au moment où le mouvement se construit en France contre la réforme ferroviaire, la Suède connaît une grève dans le secteur du rail qui paralyse déjà depuis deux semaines toute la partie méridionale du réseau et menace désormais de s'étendre à tout le pays.

 

De la casse des Chemins de fer suédois, à l'ouverture à la concurrence puis la privatisation : un avertissement

 

Le système ferroviaire suédois est semi-privatisé.

 

Tout a commencé en 1988 par la séparation de l'infrastructure confiée à BV (Rail national suédois) et maintenu dans le giron public, et un opérateur SJ (Chemins de fer suédois) public, fragmenté en 2001 en sept entreprises, une partie d'entre elles privatisées depuis.

 

Il a fallu néanmoins attendre 2010 pour que le gouvernement décide de mettre fin au monopole public de SJ sur le transfert de passagers intérieur.

 

Depuis 2010 : une série d'opérateurs privés ont fait leur apparition, comme la Deutsche Bahn allemande dans les lignes du nord ou le luxembourgeois CFL pour le fret à partir du Goteborg.

 

Toutefois, le principal investisseur reste le français Veolia qui s'est emparé en quelques années de plusieurs lignes de trains inter-régionaux (ex : Stockholm-Goteborg), des lignes trans-frontalières avec la Norvège ainsi que la majeure partie du réseau méridional suédois.

 

Véolia, enfer des cheminots suédois : le règne du contrat « zéro heure »

 

Quelle conséquence de cette introduction de la concurrence pour les salariés ?

 

La réponse vient du mouvement de grève lancé ce lundi 2 juin sur la « ligne sud » (Södra Stambanan) reliant Malmo à Linkoping, la 4 ème plus importante en taille du pays, paralysant le trafic pour 75 000 passagers.

 

veolia-rail.jpgLa mobilisation est partie de 250 travailleurs, allant des contrôleurs aux conducteurs de train : ce qu'ils reprochaient à Veolia, d'avoir résilié leur contrat à temps plein, avec droits garantis pour les ré-embaucher par la suite en contrat « zéro heure ».

 

Des contrats « zéro heure » qui, rappelons-le, permet à l'employeur de confier des tâches à la mission à un salarié, payé à la tâche … et bien sûr non-payé entre-temps, soumis à la volonté despotique de son patron. La précarité ultime.

 

Le syndicat réputé combatif SEKO (Syndicat des services et communications) dénonce cette situation et pose deux revendications :

 

limiter le nombre de travailleurs temporaires autorisés à être utilisés dans l'année (maximum de 40 000 h), qu'une année d'emploi temporaire conduise à un recrutement en contrat stable.

 

Vers un élargissement de la mobilisation

 

Ces revendications, pourtant modestes, ont pour l'instant reçu une fin de non-recevoir de la part de la confédération patronale ALMEGA et de l'entreprise française Veolia.

 

Le mouvement va entrer désormais dans sa deuxième semaine de grève, il devrait s'étendre : « Nos négociateurs n'ont pas avancé, donc nous devons étendre l'action et faire monter la mobilisation » a confié le dirigeant syndical Erik Sandberg au journal suédois The Local.

 

Des trains ont déjà cessé de circuler sur la ligne Malmo-Stockholm, le syndicat a annoncé son intention de lancer un mouvement de grève à Stockholm à partir du 20 juin, si il n'obtenait pas satisfaction, en pleine période de vacances estivales.

 

Le mouvement de grève qui impliquait à l'origine 250 salariés en touche à présent plus de 1 260.

 

70 % des Suédois favorables au retour au monopole public !

 

Certes, le patronat, la presse locale essaient de monter les usagers contre les cheminots utilisant l'argument économique (« 2 millions de pertes par jour ») … et celui éculé de l'écologie (la pollution causée par la hausse du trafic sur le port d'Oresund, si!).

 

Toutefois, cette campagne médiatique que nous connaissons si bien en France ne semble pas marcher en Suède. Car, bien que l'expérience soit courte, la dégradation du service est déjà sensible depuis l'ouverture à la concurrence.

 

Le système ferroviaire suédois, réputé pour être un des plus efficaces, fiables, égalitaires d'Europe, semble se déliter dangereusement : retards de plus en plus fréquents, hausse des tarifs, sous-investissement, inégalités entre régions.

 

Ainsi, les compte-rendus mettent en avant le soutien apporté par les usagers de Malmo, principale ville du sud du pays frappée par la grève, aux travailleurs en lutte

 

Un sondage récent dans le quotidien suédois Dagens Nyheter montre même le haut niveau de conscience de la population suédoise, dépassant les mots d'ordre du syndicat des transports.

 

En effet, 70 % des Suédois se déclarent favorables à la ré-introduction du monopole public sur les chemins de fer.Un camouflet pour les partisans zélés de la privatisation du rail !

 

Serait-ce tabou de dire que les « réformes ferroviaires » de libéralisation-privatisation ont conduit à des échecs, qu'elles unissent cheminots et usagers dans la volonté de retour au monopole public ? Vive la lutte des cheminots suédois !

 


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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 19:38

Publié le 27 mai 2014 par FSC


Nous examinerons la question essentiellement du point de vue de la responsabilité syndicale.

 

Coup de tonnerre, coup de semonce une fois de plus !


Certes !


Pour la première fois effectivement le FN vire en tête avec près de 25 % des suffrages exprimés

C'est un événement incontestablement important : le système d'alternance au pouvoir entre la droite et le parti socialiste en est fortement bousculé et les classes dominantes sont à la recherche d'une alternative à ce dispositif incluant le FN et qui ne menace pas leurs privilèges.

 

La montée du FN n'est donc pas un élément de subversion fondamental du paysage politique mais une donnée intégrée à la stratégie des classes dominantes qui explique en partie l'entreprise de dédiabolisation de cette organisation et sa valoriation médiatique.


Par exemple BFM-TV diffusant depuis plusieurs années déjà en direct le discours de Marine LEPEN au cours du rassemblement du 1er mai organisé en l’honneur de Jeanne d’Arc.

 

Et, sans doute comme dans les années 30 où pour les classes dominantes la crise ne pouvait trouver une solution adaptée à leurs intérêts que dans le recours au national-socialisme, la valorisation et la désignation du FN comme seule alternative à la faillite du système politique en place leur apparaît-elle comme souhaitable!

 

État de l'opinion

 

Pour examiner l'état de l'opinion, partons donc des données globales en nombre de voix et non pas seulement en pourcentages auxquelles les estimations dominantes restent confinées, masquant de ce fait et des réalités et des enseignements importants.

 

Par exemple, s'il devance tous les autres partis avec 4,7millions de voix multipliant pratiquement par 4 son score aux européennes de 2009 (à l'époque 1,1 million), il est en dessous du score de Marine LEPEN à la présidentielle de 2012 qui a été de 6,4 millions de voix

 

C'est donc relativement à la participation électorale que son poids s'enfle, parallèlement à un affaiblissement ou un effondrement (le parti socialiste) des autres organisations.

Par ailleurs il faut mettre ces résultats en rapport avec le nombre d'abstentions et de vote blancs et nuls qui affleurent au total les 60 % (plus de 27 millions d'abstentions et plus de 700.000 bulletins blancs et nuls!).

 

Et sans doute très nombreux sont les opposants à la politique du pouvoir socialiste et à la dictature de l'Union européenne qui ont choisi cette forme de protestation.

 

Ce qui pour le mouvement syndical et les militants demeure cependant plus que préoccupant, c'est que parmi ceux qui soutiennent à présent régulièrement l'extrême-droite figure de manière importante et le monde ouvrier et une partie importante de la jeunesse.

 

En quoi cela renvoie-t-il à notre responsabilité ?

 

Certes, dans sa conquête de l'opinion le FN s'évertue (avec succès) à brouiller les cartes.

En rupture avec la ligne de LEPEN père, le FN mêle étroitement le recours au socle anti-immigrés (le bouc émissaire de tout mouvement fasciste) ET la référence à la souveraineté populaire (contre les diktats de l'Union européenne) ET la référence aux intérêts des travailleurs contre la mondialisation, les banques et les marchés financiers...

 

Eléments constitutifs déjà du national-socialisme volontiers anti trust en paroles mais articulés avec habileté dans cette période de nouvelle crise profonde et systémique du capitalisme avec son cortège de chômeurs, de licenciements, de délocalisations, de précarisation de masse de travailleurs et d'insécurité auxquelles les classes populaires sont confrontées.

 

Et c'est là que pour les syndicats le bât blesse !

 

Pourquoi est-ce le FN qui apparaît à présent pour de nombreux salariés comme la force anti-système, seule capable de bousculer l'ordre établi et de mettre en difficulté les puissants ?

 

Pourquoi la plupart des partis et les organisations syndicales, CGT comprise apparaissent-ils à de nombreux travailleurs comme des institutions intégrées au fonctionnement de la société et partageant de ce fait la dégradation du sort qui leur est fait ?

 

Pourquoi le FN apparaît-il comme le champion de la défense de l'indépendance nationale et de la souveraineté populaire face aux diktats de l'Union européenne et en quelque sorte comme l'héritier naturel du refus populaire du traité constitutionnel de 2005 ?

 

Il faut bien prendre en compte que jusqu'à la fin des années 80, la CGT dénonçait clairement l'Union européenne comme un instrument du capital et Henri KRASUCKI en 1989 pouvait déclarer :

 

"C'est donc bien de la place de la France dans l'Europe que le grand capital veut nous faire, et que mettent en place les gouvernements successifs, qu'il est question aujourd'hui.

 

Il y a bien du monde pour présenter l'Europe comme un projet généreux, en agitant des idées qui ne nous sont en rien indifférentes, comme « progrès », « amitié entre les peuples », « solidarité internationale ». Mais ce qu'ils font, c'est tout autre chose !

 

Ce qu'ils veulent créer en vérité, c'est une zone de douze pays, délimitant un véritable terrain de chasse pour grands fauves. Ils pourront s'y affronter avec une férocité dont la valse des OPA nous donne quelque idée.

 

Dans cette lutte sans merci, des entreprises, des villes, des régions, peut-être des pays seront sacrifiés. Mais au-delà des contradictions, des rivalités, des affrontements entre capitalistes, dans cette jungle où régnera la loi du plus fort, le gibier ce sera avant tout les salariés."

 

Mais depuis lors, et dans le cadre de ces élections les dirigeants de la CGT comme ceux de la FSU entretiennent les illusions sur la possibilité d'une "Europe sociale"* et d'un syndicalisme soit-disant efficace alors qu'il est enfermé dans les canons européeens d'une CES totalement acquise aux traités existants !

 

Or dans leur masse les travailleurs rejettent de mirage évoqué depuis 30 ans à chaque consultation électorale et c'est donc faute de répondre à ces aspirations et quant au fonds à cette lucidité des travailleurs que nous laissons la voie libre aux promesses mensongères du FN.

 

Légitimement les travailleurs victimes des choix pro MEDEF de HOLLANDE et de son gouvernement vomissent cette politique et ce pouvoir, tandis

 

  • qu'un Thierry LEPAON accuse ceux qui dénoncent fermement cette continuité et de fait cette aggravation de la politique sarkozienne de faire le jeu du FN se situant de fait en protecteur du pouvoir socialiste.

 

  •  et qu'en rupture avec les traditions et les statuts de la CGT il déclare au Nouvel économiste :"Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat. L’entreprise est une communauté composée de dirigeants et de salariés – là encore, je regrette que les actionnaires fassent figures d’éternels absents – et ces deux populations doivent pouvoir réfléchir et agir ensemble dans l’intérêt de leur communauté" rejoignant les tenants de la collaboration de classes.

 

L'heure est en effet grave.


Il est plus que temps que les militants syndicaux à quelque organisation qu'ils appartiennent renouent en grand avec les traditions de lutte frontale qui ont marqué l'histoire du mouvement social et ouvrier et des grandes conquêtes comme en 1936, en 45 ou en 1968.

 

En particulier, les militants et les structures de la CGT conscientes des enjeux et restées fidèles aux principes de classe de la grande Dame ont un rôle essentiel dans la conjoncture que nous connaissons.

 

Il doit être dit haut et fort que cela ne va pas dans nos organisations, que le bilan des 20 dernières années doit être fait, que l'orientation décidée alors au nom de la modernisation, de l'adaptation aux évolutions du monde du travail dans un moment de désarroi idéologique a de fait tourné le dos aux exigences du combat de classe livrant les travailleurs aux appétits de revanche des classes dominantes et aux entreprises de démantèlement des conquêtes chèrement acquises.

 

Exprimons donc tout cela plus haut et plus fort et de plus en plus nombreux car c'est à une réorientation majeure qu'il faut aboutir!

 

Dans les périodes les plus noires, notre peuple a su trouver les voies du rassemblement démocratique, du Front populaire ou de la Résistance ; nul doute que nous saurons nous montrer aussi dignes et résolus que ceux qui nous ont précédé !

 

Le Front Syndical de Classe

26 mai 2014

 

http://img.over-blog.com/298x224/3/06/23/69/logo-FSC.jpg

 

*****************

 

* Voir à ce sujet l'excellent montage sur le mirage de l'Europe sociale sur le site d'Olivier BERRUYER “Et maintenant, en route vers l’Europe sociale !”:

http://www.les-crises.fr/video-35-ans-europe-sociale/

 

 


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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 12:32

Dans un entretien exclusif avec Herodote.net, l'historien Emmanuel Todd analyse l'évolution de l'Union européenne et dit son intention de ne pas aller voter le 25 mai, pour la première fois de sa vie. Un choix raisonné et, de son point de vue, civique...

 

Par ses travaux sur les structures familiales, Emmanuel Todd est l'un des principaux historiens de sa génération. C'est aussi un témoin engagé de son époque qui peut se flatter de n'avoir jamais été pris en défaut dans ses nombreux essais. Volontiers provocateur, il s'est attiré quelques inimitiés par ses interventions dans la presse et à la télévision mais rares sont les contradicteurs qui s'estiment assez armés pour lui faire front.

 

Herodote.net : À vous lire, on peut se demander si vous avez le don de prophétie. En 1976, à 25 ans, votre coup d'essai fut un coup de maître car vous avez annoncé dans La Chute finale l'effondrement à moyen terme du système soviétique sans connaître pour autant l'URSS.


http://www.eteignezvotreordinateur.com/wp-content/uploads/2010/09/todd.jpgEmmanuel Todd : Je vais vous l'avouer, il n'y a rien de miraculeux là-dedans ! Je fais simplement un peu plus attention que d'autres aux chiffres qui traînent partout. Par exemple, mon intuition sur La Chute finale est venue de ce que la mortalité infantile en URSS était en train de fortement remonter. C'est un phénomène exceptionnel et j'y ai vu l'effritement du système. J'en ai conclu que le pouvoir soviétique était condamné à brève échéance.


Plus récemment, en pleine guerre froide irano-américaine, j'ai pronostiqué avec mon ami Youssef Courbage l'entrée dans la modernité de l'Iran et de plusieurs pays arabes (Le Rendez-vous des civilisations, 2007). Ce n'était pas difficile, il suffisait de regarder le nombre d'enfants par femme et le pourcentage d'étudiantes à l'université. En adoptant une rationalité familiale proche des standards occidentaux, ces peuples étaient prêts à se convertir aussi à une nouvelle rationalité démocratique et politique.


En ce qui nous concerne, c'est différent. En écrivant L'invention de l'Europe, en 1990, j'ai pris conscience de l'extrême diversité anthropologique de notre continent et j'y ai vu l'illusion de réduire l'Europe à une construction étatique. Gardons-nous de sacrifier notre diversité car elle est la clé de notre dynamisme.


Pour cette raison, bien que partisan de l'Union européenne, j'ai voté Non au traité de Maastricht qui lançait la monnaie unique et, en 1995, quand mon livre a été réédité, je me suis hasardé à écrire dans la préface : « Soit la monnaie unique ne se fait pas, et L'Invention de l'Europe apparaîtra comme une contribution à la compréhension de certaines impossibilités historiques.


Soit la monnaie unique est réalisée, et ce livre permettra de comprendre dans vingt ans pourquoi une unification étatique imposée en l'absence de conscience collective a produit une jungle plutôt qu'une société.  »


Herodote.net : Nous y voilà ! Vous avez donc aussi voté Non au référendum sur le Traité constitutionnel en 2005 ?


Emmanuel Todd : Eh bien, pas du tout ! Quand la monnaie unique est arrivée, j'ai voulu faire preuve d'optimisme en bon citoyen européen et j'ai voté Oui au référendum. Mais la réalité nous a tous rattrapés...


Cela dit, j'ai été scandalisé par le viol du suffrage universel qu'a représenté le passage en force du traité constitutionnel sous le nom de Traité de Lisbonne. J'y vois un tournant historique avec le basculement dans une forme de post-démocratie. L'oligarchie s'assoit sur le suffrage universel... comme en Afghanistan où l'on affecte de prendre au sérieux des scrutins dont on sait pertinemment qu'ils sont massivement truqués. Nos parlementaires sont certes mieux élus mais ils n'ont pas plus de respect pour leurs électeurs et n'ont rien à faire de leur avis. Quand la révolte des Bonnets rouges a éclaté en Bretagne, les élus locaux n'ont rien vu venir et ils ont choisi de détourner les yeux ou de condamner les manifestants. Les discours sur la « fracture sociale » ou le « monde de la finance » ne servent que le temps d'une campagne. Rien à voir par exemple avec les débuts de la IIIe République en France.


Ce fossé entre les élus et les électeurs est bien plus grand encore au Parlement européen en raison du scrutin de liste à la proportionnelle, qui fait qu'on ne choisit pas une personne mais une étiquette, et plus encore parce que ce Parlement ne sert à rien !


Herodote.net : Le Parlement européen ne sert à rien ? Vous exagérez ?


Emmanuel Todd : Pas du tout. Voyez donc. Qu'il s'agisse de la crise financière ou des enjeux géopolitiques en Ukraine ou en Afrique, c'est au Conseil européen des chefs d'État et de gouvernement, à la Banque Centrale Européenne et à la Commission européenne que se prennent toutes les décisions. Et c'est la Commission européenne qui détient le droit d'initiative alors que, dans toute véritable démocratie, il revient au Parlement.


Nous avons affaire à un « Parlement Potemkine », un vernis démocratique pour un système qui ne l'est pas. En toute confidence, les députés eux-mêmes ne se font pas beaucoup d'illusions. En réunion autour d'un verre avec d'anciens députés, ceux-ci ne m'ont parlé que de la maison qu'ils avaient pu acheter grâce à leurs indemnités !


Je constate que la Nation demeure le seul lieu au sein duquel nous pouvons faire valoir nos opinions par le vote. Et c'est le seul lieu où nos votes peuvent encore peser sur les choix de société.


Participer aux élections européennes n'a pas plus de sens pour moi que de voter aux États-Unis... quoique, si l'on me permettait d'échanger mon droit de vote au Parlement de Strasbourg contre un droit de vote aux présidentielles américaines, je choisirai ce dernier car, par son pouvoir de décision, le président américain a plus d'influence sur ma vie que les députés européens !

En conséquence, j'ai choisi de ne pas aller voter le dimanche 25 mai. Je ne veux pas apporter ma caution à une institution non démocratique et proprement illégitime.


Herodote.net : Comment ? Mais s'abstenir, ce n'est pas un comportement civique ! Et ce n'est pas comme ça que vous ferez bouger les choses ! Au moins, vous pourriez choisir de voter avec un bulletin blanc.


Emmanuel Todd : Voter blanc, c'est signifier que l'on croit en ce système et qu'il suffirait de changer le personnel pour l'améliorer et le démocratiser. Mais c'est une illusion. Même Le Monde, porte-parole des européistes, l'admet : tout ce qu'on peut attendre des élections, c'est de passer d'une orientation de centre droit à une orientation de centre gauche ! Que l'on vote ou non, cela ne changera rien au fonctionnement des institutions européennes, de la BCE comme de la Commission. Celles-ci continueront de tourner au-dessus nos têtes en ignorant le Parlement, ses députés et ses électeurs, de quelque parti qu'ils soient.


Ces institutions n'empêchent d'ailleurs pas les nations et les égoïsmes nationaux de s'exprimer. Quand le britannique BAE et le franco-allemand EADS ont voulu se rapprocher pour créer un géant européen de l'aéronautique, Angela Merkel y a mis son veto pour préserver les emplois allemands... En géopolitique, c'est encore plus net : chaque gouvernement agit selon ses intérêts en habillant ceux-ci d'une vague résolution européenne. La France agit seule en Afrique tandis que l'Allemagne mène la danse en Russie. Ce n'est pas un hasard si quatre des sept observateurs européens retenus en otage en Ukraine étaient Allemands.


S'abstenir, c'est signifier que l'on n'est pas dupe de la mascarade. C'est dénoncer l'européisme béat des partis classiques. C'est aussi dénoncer le Front National en mettant en évidence son appartenance au système. L'abstention massive aux élections européennes, si elle se vérifie, aura une conséquence pour le moins positive : elle témoignera de ce que la nation demeure le seul échelon démocratique au sein duquel peuvent s'affirmer les solidarités.

Propos recueillis par André Larané pour Herodote.net, le 12 mai 2014

 


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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 08:40

Info reprise sur :  http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-toutes-les-maneuvres-sont-bonnes-pour-fran-ois-hollande-contre-l-abstention-de-masse-qui-l-obsede-123593987.html

 

Toutes les maneuvres sont bonnes 

pour lutter contre l'abstention de masse qui l'obsède

François Hollande laisse croire qu'en votant le 25 mai

les électeurs choisiront ainsi

le futur président de la Commission européenne


mais Angela Merkel, qui n'a pas les mêmes

préoccupations, remet les pendules à l'heure...

 

STRALSUND Allemagne (Reuters) - François Hollande et Angela Merkel ont affiché samedi des opinions divergentes sur la manière dont les résultats des élections européennes doivent être interprétés pour remplacer José Manuel Barroso à la présidence de la Commission européenne.


Malgré leurs efforts pour mettre en scène une complicité sans faille lors d'une visite du fief électoral de la chancelière sur les bords de la Baltique, le président français a exprimé une lecture divergente du traité de Lisbonne de celle de son "amie" allemande.


Ce texte précise que les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne doivent "tenir compte" du vote des électeurs mais, pour les deux dirigeants, cette disposition peut être interprétée différemment.


Le président français s'est rallié explicitement jeudi dans une tribune publiée par Le Monde à la thèse défendue par le Parlement européen.


Selon cette interprétation, les Vingt-Huit sont tenus de désigner le prochain chef de l'exécutif européen sur la base du nombre de sièges que remportera chaque tête de liste aux élections qui se tiendront du 22 au 25 mai.


A deux semaines d'un scrutin pour lequel le Front national est souvent donné en tête par les sondeurs, le président français tente de motiver les électeurs pour limiter une abstention qui s'annonce très élevée.


La chancelière allemande, rétive à l'idée de se voir imposer un nom par les eurodéputés, n'a pas encore renoncé au rôle décisif qui revient, selon elle, aux chefs d'Etat et de gouvernement.


"Le 27 mai, le Conseil européen se réunit, et le traité de Lisbonne nous confie la responsabilité d'élaborer une proposition, aussi bien en ce qui concerne la personne du président de la Commission mais aussi du Haut représentant pour la politique étrangère", a dit la chancelière, qui entend prendre son temps.


"Il ne faut pas imaginer que mardi 27 ou mercredi 28 une décision soit prise, cela prendra un certain temps (...) et il faudra certainement plusieurs semaines avant que l'on puisse prendre ces décisions", a-t-elle ajouté, laissant entrevoir une négociation politique de longue haleine. 


En évoquant une "grande coalition", la chancelière ouvre la possibilité pour le Conseil de choisir une personnalité européenne qui représenterait mieux que Martin Schulz ou Jean-Claude Juncker, le résultat des urnes. Donc, selon Angela Merkel, le vote des citoyens à l'Assemblée européenne ne déterminerait  pas le choix du futur chef de la Commission...

Ce qui annule le calcul électoraliste du président français !


DE TOUTES FACONS, QU'ELLE SOIT  "ROSE"  OU  "BLEUE",

LA COMMISSION EUROPEENNE FERA TOUJOURS LA MÊME POLITIQUE

LES FRANCAIS EN FONT DEPUIS DES ANNEES L'AMERE EXPERIENCE  

DE SARKOZY  A   HOLLANDE   RIEN NE CHANGE...

 

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SI VOUS CROYEZ QUE VOUS ALLEZ ÉLIRE LE PRÉSIDENT DE LA COMMISSION EUROPÉENNE, VOUS ALLEZ ÊTRE DÉÇU :

 

Article  >>>

 Si vous croyez que vous allez élire le président de la Commission européenne, vous allez être déçu

 

 


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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 16:46

Mandana TZOURIO : Le 25 mai je resterai fidèle à mes convictions politiques et aux intérêts de la jeunesse et des travailleurs d’Europe et refuserai de participer à cette tromperie électorale !

 

10 mai 2014

 

Mandana TZOURIO
Etudiante, responsable de la section jeunes du M’PEP


Je suis étudiante en histoire, âgée de 20 ans, militante et responsable syndicale à Bordeaux. J’aspire à une société juste, égalitaire et démocratique. Dans la situation actuelle où les rapports de forces sont très défavorables aux travailleurs et à la jeunesse sur le plan international, la reconnaissance du cadre national comme lieu privilégié des luttes de classes est fondamentale.


Pourquoi je boycotte les élections du parlement européen?


« Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément. » Art 3 de la Déclaration des Droits de l’Homme.

 
Le droit de vote et le respect du choix des électeurs est le principe de base de la démocratie en Occident. Pourtant, quand les Français ont voté contre le traité constitutionnel européen, le gouvernement français, les partis du système et la Commission européenne se sont permis de désapprouver et sévèrement critiquer le choix légitime du peuple et l’ont trahi avec la complicité des députés pro-UE. Cette expérience ainsi que les politiques économiques désastreuses pour le plus grand nombre, imposées par les institutions et les gouvernements de l’Union Européenne, m’ont prouvé qu’ils ne se soucient pas des populations et ont le plus grand mépris pour les peuples et leur souveraineté politique.


A l’approche des élections du parlement européen, il est de notre devoir de nous rappeler que ces partis et instances de l’UE nous invitent aujourd’hui à participer à leur jeu électoral, alors qu’ils avaient bafoué notre choix au referendum de 2005.


A la lumière de ce désastre démocratique il nous faut poser cette question : pourquoi veulent-ils si ardemment que nous participions aux élections du parlement européen, quel que soit notre choix politique, de l’extrême gauche à l’extrême droite ?


Il nous faudra alors remettre en question les compétences accordées aux députés de ce parlement par les dirigeants de l’UE qui ont conçu ce traité.


Si une majorité de députés de gauche radicale occupait le parlement européen, auraient-ils le pouvoir de changer la nature des politiques économiques de cette UE entièrement au service des classes dirigeantes de nos sociétés ? La réponse est NON, car ce soi-disant parlement n’est qu’un parloir où les élus n’ont pas le pouvoir de proposer des lois sur les questions qui encadrent les politiques rejetées par les peuples d’Europe. Ce pouvoir fondamental d’initiative législative appartient aux technocrates de la Commission européenne pour le choix desquels les citoyens européens ne sont pas sollicités !


A quoi sert alors un parlement sans les compétences d’un parlement ? A l’évidence, il sert à tromper les peuples et à contenter les partis d’oppositions avec quelques sièges et privilèges ; il sert surtout à donner de la légitimité démocratique à l’Union européenne dont le fonctionnement antidémocratique est de plus en plus critiqué par les populations.


Le 25 mai je resterai fidèle à mes convictions politiques et aux intérêts de la jeunesse et des travailleurs d’Europe et refuserai de participer à cette tromperie électorale !

 

 

________________________________________________________________________________________

 

 

Comité national de résistance républicaine à l’Union européenne : signez l’Appel

 

http://www.cnr-rue.fr/wp-content/uploads/2014/02/AccueilStatitique51.png

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 15:40

http://cnr-rue.fr/wp-content/uploads/2014/05/RadioCampusLille.png

8 MAI A 15 H

sur Radio Campus Lille, 106,6 mhz

Une émission sur le thème :

 » VOTER, PAS VOTER LE 25 MAI ? « 

Enregistrée avec deux animateurs du « Comité Départemental de Résistance Républicaine à l’Union Européenne » du 59 – CDR-RUE 59Vincent Flament et Marie Dutro.

Pour écouter l’émission enregistrée cliquez : ICI

 


Ecoutez


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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 14:26

redwedgermt

Déclaration des syndicats des travailleurs du transport affiliés et amis de la FSM, réunis à Londres le 25 avril 2014 à l’initiative du RMT, repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Etaient présents et sont signataires des représentants des pays suivants : Grèce (PAME), Portugal (CGTP), France (CGT-Versailles), Grande-Bretagne (RMT), Chypre, Italie (USB).

 

 

Cheminots de tous pays, refusez le 4° paquet ferroviaire et les politiques de privatisation, mobilisez-vous pour défendre vos droits sociaux et le monopole public ferroviaire !

 

La commission européenne a adopté le 30 janvier 2013 le « 4ème paquet ferroviaire », et le processus pour son vote par le « parlement » de l’UE est lancé.

 

Ce paquet de mesures voulues par les monopoles vise à généraliser partout en Europe la privatisation du secteur ferroviaire engagée depuis le début des années 90.

 

Pour s’attaquer aux conquêtes historiques de la classe ouvrière, les capitalistes de chacun des pays de l’Union se sert des directives de l’UE comme un prétexte et un moyen de frapper et de briser la résistance des cheminots de leurs pays respectifs.

 

Différentes « réformes » du secteur ferroviaire ont ainsi été mises en application depuis plusieurs années, avec comme prétexte le respect des précédents « paquets », avec une seule et même logique dans tous les pays : la création de monopoles PRIVES, en lieu et place des monopoles PUBLICS historiques, et la casse des statuts et des conditions de travail des cheminots.

 

Selon le même schémas que lors des attaques contre les travailleurs de l’énergie, des postes ou des télécommunications, les cheminots des opérateurs publics historiques sont divisés, éclatés et réorganisés en plusieurs entités, de plus en plus indépendantes en vue de leur privatisation future.

 

De même, les conditions de travail, de formation, de rémunération des cheminots sont lourdement attaquées dans le but de maximiser les profits, la sécurité des voyageurs est aussi menacée et les prix des billets sont en augmentation constante à une vitesse largement supérieure à l'inflation. De ce point de vue, les cheminots subissent les mêmes attaques que l'ensemble de la classe ouvrière.

 

Ce 4ème paquet ferroviaire prévoit dans ses mesures phares :

 

·         L'obligation de séparation intégrale de la gestion de l'infrastructure ferroviaire (aiguillage, maintenance du réseau, etc.) d’un côté, et de l'exploitation des trains (commercialisation des billets, conduite et accompagnement des trains, maintenance du matériel roulant etc.). Le but affirmé étant de faciliter l'entrée de nouveaux opérateurs sur le réseau déjà existant.

 

·         L'ouverture généralisée à la concurrence du transport ferroviaire de voyageur, avec appels d'offres obligatoires pour chaque « délégation de service public », ce qui conduit à la privatisation progressive de l’ensemble des réseaux.

 

Car c’est bien la privatisation, par la création de grands groupe monopolistique privés qui est le but de ces prétendues « ouvertures à la concurrence », car les premiers à organiser l'arrivée de cette « concurrence »… se recrutent avant tout dans les directions des monopoles ferroviaires publics historiques. A l'image du groupe SNCF (France) ou le groupe Deutsche Bahn (Allemagne). Ces groupes ont mis sur pied des milliers de filiales de droit privé, tant dans le transport ferroviaire que routier, pour organiser eux même la « concurrence».

 

Pour nos syndicats, amis ou affiliés à la Fédération Syndicale Mondiale,

les réformes ferroviaires qui s’appuient sur ce projet

de nouvelle directive à l’échelle européenne sont inacceptables !

 

Nous ne connaissons que trop bien les conséquences de ces politiques :

 

·         En Angleterre, elles ont aboutie à une dégradation catastrophique de la sécurité du réseau, car les opérateurs qui remportent les appels d’offre sont ceux qui proposent le service le moins cher, donc qui font des économies sur la sécurité. Mais cela a aussi conduit à de nombreuses fermetures de lignes « non-rentables » et à la hausse vertigineuse des prix des billets de train, car seule la recherche du profit maximum intéresse les compagnies. Les conditions de travail, de retraite, de rémunération, la précarisation de l'emploi cheminot ont été le lot commun des travailleurs du rail britanniques. Alors même que les champions de la privatisation vantaient les « économies » … les subventions publiques attribuées aux opérateurs privés sont largement supérieures à celles perçues par British Rail avant sa disparition en 1994.

 

·         En Grèce, près de 40% des postes de la compagnie nationale ont été supprimés, avec des reclassements comme brancardiers dans les hôpitaux ou agents de nettoyage dans les écoles et administrations, sans parler de la diminution drastique des salaires et des pensions. Et on a appris en 2013, que le groupe SNCF (France) est sur les rangs de « l’appel d’offre » pour racheter des parties du réseau grec !

 

·         En France, l'expérience de « l'ouverture à la concurrence » dans le transport ferroviaire de marchandises depuis 2006 à confirmé notre analyse. Alors même que le fret SNCF transportait 55 GTK en 2000, le volume global transporté par tous les opérateurs confondus n'est que de 34 GTK. Les tarifs ont augmenté, des triages entiers ont été fermés avec des dizaines de milliers de suppressions d'emplois. La « concurrence » est brandie pour justifier les attaques permanentes contre la réglementation du travail des cheminots. Les cheminots sont déjà divisés dans plusieurs « branches » et « activités » prêtes à être privatisées, avec souvent une interdiction absurde de coopérer ensemble. Partout, la priorité est aux économies, y compris sur la maintenance des voies, la formation et le nombre de personnel. Pour les voyageurs, les prix continuent à augmenter chaque année. La réforme ferroviaire en préparation (ouverture des débats au parlement le 16 juin 2014) vise à aggraver cet état de fait en abrogeant la réglementation du travail en vigueur à la SNCF, pour l'aligner sur ce qui se pratique chez les opérateurs privés, et en réorganisant les cheminots, qui seront divisés dans 3 entreprises distinctes, afin de faciliter la privatisation du réseau.

 

Les syndicats des travailleurs du transport, affiliés et amis de la FSM,

soutiennent la mobilisation nationale des cheminots français,

à partir du 22 mai prochain, contre ce projet de réforme ferroviaire !

 

Pour nos syndicats, amis et membres de la Fédération Syndicale Mondiale, le constat est simple, le patronat de chacun des pays de l’Union, coalisé par le biais des institutions de l'Union Européenne, applique les mêmes recettes partout en Europe.

 

Pour la Fédération Syndicale Mondiale, ces deux dernières décennies n'ont fait qu’illustrer le fait que, sans un monopole public ferroviaire du transport de marchandises et de voyageurs, débarrassé du parasitisme de la recherche capitaliste du profit, il n’est pas possible d’assurer la satisfaction des besoins populaires en matière de transport ferroviaire.

 

C'est le sens de notre revendication affirmant l'exclusion des intérêts privés, la fin de la mise en concurrence dans le chemin de fer partout. La « réforme » dont nous avons besoin, c'est la réunification de tous les cheminots dans chacun des pays au seind’un monopole public, tourné exclusivement vers la satisfaction des besoins populaires, et placé sous le contrôle de ses travailleurs et de ses utilisateurs. Avec les embauches en nombre suffisant etune réglementation du travail de haut niveau, pour assurer un service de qualité et garantir la sécurité des circulations.

 

Pour nos syndicats, membres et amis de la Fédération Syndicale Mondiale, il est grand temps de rompre avec la fuite en avant du « lobbying » en direction des institutions de l’Union Européenne, comme le prône la CES, il est l’heure de remettre à l'ordre du jour dans tous nos pays respectifs, la lutte de classe et de masse par la grève dans les chemins de fer contre les politiques de privatisation et de casse de nos droits sociaux.

 

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 12:04

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Par François Ruffin, 2/05/2014


Le journal Fakir est un journal papier, en vente dans tous les bons kiosques près de chez vous. Il ne peut réaliser des reportages que parce qu’il est acheté ou parce qu’on y est abonné !

« “Lobby” c’est encore trop doux : ça suppose que les forces économiques fassent pression, de l’extérieur. Or, elles guident les institutions de l’intérieur. » On a interviouvé Geoffrey Geuens, maître de conférences à l’Université de Liège. Au fil de son récit, on a finalement décidé de raconter une autre histoire de l’Europe : celle des financiers, des administrateurs et des industriels. À l’oeuvre dès la création du projet en 1952, avec la CECA, ils sont « le ver dans le fruit ».


François Rufin : Ce qu’il y a de bien avec les intellectuels belges, c’est que les intellos français se focalisent sur l’Élysée, tandis que vous, je pense à Nico Hirtt sur l’école, à Corinne Gobin sur la CES, à Pascal Durand sur le langage de la Commission, plutôt que de critiquer le roi Albert II, vous concentrez vos critiques sur l’Union européenne...


Geoffrey Geuens : Oui, Bruxelles étant la capitale de l’Europe, et également le siège de l’Otan, on a ces institutions à nos portes, sous nos yeux. Autant en profiter.


F.R. : Et vous, Geoffrey Geuens, vous étudiez notamment le poids des lobbies dans les grandes orientations...

 

G.G. : D’emblée, je vais contester ce terme de « lobby ». Les médias l’adorent, ça ajoute une pincée de mystère à leurs articles, ça promet des révélations dans leurs émissions. Mais c’est encore trop doux : parce qu’un lobby suppose que les forces économiques fassent pression, de l’extérieur, sur le personnel politique. C’est peut- être vrai jusqu’à un certain niveau, notamment pour certains parlementaires. Mais dans les gouvernements nationaux, à la Commission européenne, ou encore à la Banque mondiale, quand on voit le profil sociologique des dirigeants, il n’y a pas besoin de faire pression sur eux, puisqu’ils viennent du monde des affaires, ou ils y passent, ou ils y sont intimement liés par divers réseaux. Ils guident ces institutions de l’intérieur. Mieux vaudrait donc parler d’endogamie, ou alors de fusion : les pouvoirs politiques et économiques se confondent. Et on vérifie ça à toutes les étapes du projet européen.


 

 

                                            1952 • La CECA
                                        Le ver dans le fruit

 

F.R. : C’est vrai dès la création de la CEE ?


G.G. : Même avant. La Communauté économique européenne, c’est le rejeton de la CECA, la Communauté européenne du charbon et de l’acier. Et qui sont les signataires du Traité de Paris instituant la CECA ? On retrouve notamment, côté Belge, un personnage très influent : Paul Van Zeeland. Il est alors ministre des Affaires étrangères. Mais auparavant, il a été administrateur d’entreprises du groupe Empain, du groupe de Launoit, du trust Sofina, c’est-à-dire des grands capitalistes belges. Dans tout son parcours, il appartient au monde des affaires. Et après son passage au gouvernement, il retournera à ces premières amours : il deviendra, entre autres casquettes, conseiller général de la Banque de Bruxelles et président de la Banque belge d’Afrique. Quant à l’autre Belge, Joseph Meurice, alors ministre du Commerce extérieur, il est l’ancien directeur commercial des Charbonnages de Werister et se fera banquier à son tour, après son petit tour en politique, administrateur de la Brufina.


Voilà les hommes qui signent, pour la partie belge, le traité de Paris en 1951. Mais côté Néerlandais, ce n’est guère mieux : le ministre des Affaires étrangères, Dirk Stikker, était auparavant administrateur de la Nederlandse Bank, puis directeur général de Heineken juste avant de prendre ses fonctions au ministère. Il finira secrétaire général de l’Otan. Son collègue, ministre des Affaires économiques, Jan van den Brink, sera lui président d’ABN-Amro Bank dans les années 1970.

 
Et qui va notamment présider la Haute autorité de la CECA ? Le Français René Mayer, cousin, par sa mère, des Rothschild. Une fois son mandat à la CECA achevé, Mayer ira présider la Société du Nickel, dont l’actionnaire principal est la Banque Rothschild – aux côtés de la Banque de l’Indochine.


Le grand capital n’avait rien à craindre de ces hommes, qui étaient les siens. C’est pour ça, quand j’entends que « au départ, l’Europe était un beau projet, qu’il a été perverti, etc. », c’est aberrant : le ver était dans le fruit. Les financiers sont au cœur de ce projet depuis sa fondation.


Cet entretien avec Geoffrey Geuens est tiré du livre Faut-il faire sauter Bruxelles ?, François Ruffin, Fakir Éditions, 120 pages.

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 18:01

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Article du Morning Star, quotidien communiste britannique

 

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Les progressistes sont consternés, à juste titre, par le message incendiaire anti-immigrants placardé sur les panneaux d'affichage de toute la Grande-Bretagne par le UK Independance Party (UKIP).

 

Mais le Parti travailliste et les syndicats devraient tenir compte de l'avertissement du responsable de la coalition No2EU – Yes to Workers rights [NdT : coalition « Non à l'Union européenne – oui aux droits des travailleurs » menée par les communistes, syndicalistes, forces de gauche hostiles à l'UE du capital]Brian Denny pour qui l'UKIP continuera à prospérer tant que la gauche refusera d'admettre la colère populaire contre cette Union européenne anti-démocratique.

 

La posture odieuse de Nigel Farage est celle de prétendre s'adresser aux gens d'en bas et non aux nantis, à l'élite métropolitaine qui s'en tire si bien malgré la crise économique dans laquelle a sombré le pays il y a six ans de cela.

 

Ces prétentions sont des mensonges.

 

Avant de prendre le parti de l'UKIP, M.Farage était un boursicoteur de la Citytout comme ces spéculateurs foireux qui ont provoqué le krach financier de 2008.

 

En tant que député européen, il s'est gracieusement servi pour lui-même en allant à la gamelle des fonds jamais remis en question du Parlement européen, se vantant en 2009 d'avoir récolté 2 millions de £ de la sorte.

 

Comme tant d'autres membres du Parti conservateur, auquel il appartenait auparavant, il a du mal à comprendre que l'argent public n'est pas son bien personnel.

 

Et loin d'être un parti « anti-establishment » comme il aime à se présenter, l'UKIP partage pleinement l'idéologie néo-libérale de l'establishment de Westminster.

 

Les travailleurs qui ont perdu leurs emplois à cause de l'offensive virulente du gouvernement contre le secteur public doivent savoir que Farage défend des coupes encore plus importantes dans les dépenses publiques que les Conservateurs et les Libéraux-démocrates.

 

L'UKIP prétend s'inquiéter des menaces pesant sur les services publics – et il appelle pourtant à des coupes massives dans les dépenses du NHS (Système national de santé) et propose d'aller plus loin dans la sous-traitance des services de santé à des prestataires privés assoiffés de profits.

 

Les exonérations fiscales du Ministre de Finances George Osborne sur les plus riches ne vont pas assez loin pour Farage, qui veut un seul taux d'imposition sur le revenu pour tous, l'abolition de toutes les taxes sur l'héritage et l'abaissement du taux d'imposition sur les sociétés.

 

Même ses prétentions à défendre la souveraineté nationale sont suspectes – comme « No2EU » le souligne, son parti a soutenu la législation européenne forçant les Etats-membres de l'UE à privatiser et fragmenter leurs systèmes ferroviaires.

 

Oh, et cette année, il a aussi appelé à diminuer le montant des retraites.

 

L'UKIP est clairement un parti patronal.

 

Mais une bonne partie du mouvement ouvrier doit encore se réveiller sur le fait que l'Union européenne est aussi une institution patronale.

 

Ses organes les plus puissants, la Commission européenne et la Banque centrale européenne, ne sont élus par personne et ont été utilisés pour faire passer une politique thatchérienne de destruction d'emplois, de privatisation des services publics et démolition des droits des travailleurs.

 

En échange du « renflouement » de la Grèce, de l'Irlande et du Portugal, elle a exigé d'énormes coupes dans les dépenses et contraint à la suspension des conventions collectives.

 

Elle s'est alignée sur la politique étrangère agressive des Etats-unis et a récemment joué un rôle capital dans la facilitation du renversement d'un gouvernement corrompu mais élu en Ukraine par un fatras de fanatiques du capitalisme, de fascistes en armes et de zélotes nationalistes homophobes.

 

Les sondages successifs montrent que les travailleurs britanniques ne soutiennent pas du tout l'UE.

 

Ce n'est pas, comme le discours paternalistes du « new Labour » et des Libéraux-démocrates le suggère, car ils n'ont pas bien compris ce qu'elle était.

 

Ce n'est pas non plus parce que les travailleurs britanniques avec leur vénérable tradition de solidarité internationale avec les opprimés, sont une bande de xénophobes.

 

Les travailleurs ont une méfiance pleinement justifiée envers cet empire néo-libéral qui débite son dogme capitaliste-libéral et dont les leaders n'ont même pas été élus.

 

Le Parti travailliste devrait partager leurs préoccupations. D'ici qu'il le fasse, « No2EU » existe pour proposer une alternative progressiste, socialiste.

 

Contrairement à l'UKIP, cette organisation de la classe ouvrière ne reçoit pas de financement de millionnaires qui l'aident à diffuser son message. Il a au contraire besoin de notre soutien pour porter ce message.

 

Car nous avons bien besoin de reprendre le contrôle de notre pays. Non pas des mains des étrangers dénoncés par l'UKIP, mais de cette classe capitaliste parasitaire et de ses institutions à Westminster et à Bruxelles.

 


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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 20:54

Ce 26 février 2014, à Paris, Léon Landini résistant FTP-MOI, militant et président du PRCF, combattant d’hier combattant d’aujourd’hui vous appelle à la résistance contre l’UE en rejoignant la campagne de boycott de l’élection européenne.

Voici-ci après le discours qu’il a prononcé lors du meeting de lancement de la campagne de boycott du CN-RUE.


 

http://www.initiative-communiste.fr/wp-content/uploads/2014/03/LeonLandini-b3cad.pngMesdames, messieurs, chers amis,


Au crépuscule de ma vie, rien ! Non rien ! Ni le temps passé, ni l’âge, ni la maladie, ne peuvent m’empêcher de rappeler les raisons profondes, qui avaient permis à beaucoup de mes camarades de se battre jusqu’à la mort et de supporter l’insupportable.


En écrivant cette intervention, j’ai revécu une quantité de souvenirs que je croyais effacés.

Ceux-ci me sont réapparus comme si cela venait de se passer il y a seulement quelques jours.

La mémoire ! Oui, la mémoire est une force impérieuse, impossible de la contrôler,  impossible de lui échapper.


Elle me fait revivre des images vécues que je croyais oubliés et qui pourtant m’arrachent une sueur glacée.


C’est toujours la gorge serrée, que je revoie le visage souriant de Jean Carrara mon ami d’enfance, celui avec qui  j’ai distribué  mes premiers tracts.


Celui avec qui en  septembre 1942,  j’ai participé à mon premier déraillement, alors que la zone sud n’était pas encore occupée.


Jeannot, mon ami, mon camarade, mon frère. Jeannot a été abattu par les SS le 27 mars 1944, cela fait juste 70 ans qu’il est tombé héroïquement la mitraillette à la main dans les Basses Alpes, à l’âge de 19 ans.

 
Les « Boches » l’ont laissé tout le jour par terre alors qu’il agonisait, en interdisant à la population de l’emmener.


Mais d’autres images et d’autres visages m’apparaissent parfois la nuit et j’ouvre les yeux trempé de sueur par un effroyable cauchemar.


Je revoie, Jeanine Zontag, belle jeune fille de 19 ans, arrêtée par la Gestapo.


Afin de lui faire avouer le nom de ses camarades, les nazis lui ont incisé les seins avec un rasoir, ils lui ont ébouillanté les jambes et comme Jeanine ne parlait  toujours pas, elle a alors été interné au Fort-Montluc à Lyon.


Le 20 août 1944, les SS sont arrivés et ont emmenés 120 prisonniers à Saint-Genis-Laval (banlieue lyonnaise) où ils ont tous été massacrés.


Comment pourrais-je également oublié mon ami Simon Frid, qui lui fut condamné à  mort à l’âge de 21 ans par un tribunal des Sections Spéciales.


Au moment où les gardiens l’emmenaient à la guillotine il se dégagea en leur disant, « je vais vous faire voir comment sait mourir un jeune communiste » et il alla tout seul se placer sous la machine à couper les têtes.


Au moment précis où le couperet tomba tous les internés de la prison Saint-Paul, à Lyon, afin de lui rendre un dernier hommage chantèrent la Marseillaise et l’Internationale.


Je revoie souvent défiler devant mes yeux le visage de 52 de mes camarades FTP-MOI des bataillons Carmagnole et Liberté, morts sous la torture, sans avoir lâchés un seul nom à leurs tortionnaires.


Ils sont morts avec la conviction qu’ils n’allaient pas mourir pour rien, que les survivants pourraient vivre dans un monde meilleur, dans un monde où précisément il ferait bon vivre.

Ils sont morts pour que la France redevienne une Nation, Libre, Forte, Démocratique, indépendante et souveraine.


Aujourd’hui, notre Nation n’est, ni forte, ni libre, ni démocratique, ni indépendante, ni souveraine.


Aussi il ne faut pas m’en vouloir, si le cœur gros c’est par là que je commence cette intervention, car c’est le souvenir de tous mes camarades disparus, qui me permet encore à 89 ans, de continuer à me battre pour la défense de ce programme et des acquits qu’il nous avait légué.


En effet, comment pourrais-je parler du sacrifice de mes camarades sans évoquer le programme du Conseil National de la Résistance.


Ce programme qui a été écrit, non pas avec de l’encre, mais avec le sang de mes camarades.

Ce programme qui concrétisait tous nos espoirs, toutes nos espérances et qui nous donnait cette conviction qu’après nous les gens pourraient vivre  heureux.


Ce programme que nos gouvernants obéissant aux injonctions et aux directives de Bruxelles, de Berlin et de la grande finance internationale sont en train de détruire. 

 
Ce sont ces même gouvernants, qui sans aucun respect pour la démocratie, nous ont imposé l’assujettissement et la dictature, en nous affiliant à une union européenne que nos concitoyens avaient pourtant largement rejetée lors du référendum sur la Constitution, le 29 mai 2005,


C’est ce référendum, que nos députés et sénateurs, avec un profond mépris de la démocratie annulèrent, en s’asseyant allègrement sur le vote de près  de 16 millions de personnes qui avaient dit NON !


Ce sont ces députés et sénateurs, qui sans aucune vergogne adoptèrent à une écrasante majorité le traité de Lisbonne, qui nous soumettait à une concurrence libre et non faussée.

A cette concurrence libre et non faussée qui est totalement antinomique du programme du CNR.

Je n’ai jamais cessé de lutter afin de reconquérir ce qui nous a été volé, c’est-à-dire, entre autre, la démocratie et la souveraineté de notre pays.


Pour cela, je me comporte parait-il, en octogénaire qui, loin de s’assagir avec l’âge, je deviens comme les mulets des Alpes,  plus rétif encore en devenant vieux.


Il arrive même que l’on me reproche d’avoir l’outrecuidance agaçante, de la part d’un ancien résistant déjà encombrant en tant que tel, de ne pas me contenter de n’être qu’un ancien résistant.


Il est vrai, que plutôt que de cultiver mon passé de résistant j’ai choisi de le prolonger de façon militante en luttant de toutes mes forces pour débarrasser notre pays du carcan que nous imposent l’UE et son euro.


Dans quelques jours, le peuple de France va être appelé à voter pour des députés européens.

Ces élections et nous le savons, ne sont qu’un simulacre de démocratie, car ce Parlement pour lequel on nous demande de voter, ne sert pratiquement à rien et son inutilité nous est clairement démontrée par un livre écrit par Patrick Le Hyaric, directeur du journal l’Humanité mais également député européen.


Ce livre est intitulé « La pacte des rapaces » « Pacte pour l’euro plus »  Voici ce que Patrick Le Hyaric  écrit page 12 :

« Au fond, il ne resterait plus aux Etats qu’une seule liberté, celle d’appliquer sans broncher ce pacte. On comprend mieux pourquoi les parlements nationaux, les organisations syndicales et sociales, les peuples ont été soigneusement tenus à l’écart de dispositions qui vont pourtant au-delà du Traité de Lisbonne. Le sale travail achevé en catimini, le Parlement européen a simplement été informé du résultat ».

Après avoir lu ces quelques lignes, comment ne pas être certain, que notre devoir est d’appeler le peuple de notre pays à ne pas se prêter à cette comédie qui se voudrait démocratique.


Par ses écrits, Le Hyaric a contribué a nous convaincre, que si nous voulons rester les dignes successeurs de la révolution de 1789, du pays des droits de l’homme, du pays de la Commune, de 1936 et de la Résistance, nous devons refuser d’être pris pour des imbéciles et de n’accepter en aucune façon de tomber dans le piège soit disant démocratique.


Notre devoir nous impose de boycotter avec fermeté ces élections, car voter maintenant ce serait se renier, après notre précédent et ferme refus de 2005.


Aujourd’hui, la défense de notre indépendance et de notre souveraineté, nous commandent non seulement de ne pas se prêter à cette comédie, mais pour que chacun d’entre nous sache bien,  qu’il nous faut œuvrer de toutes nos forces pour que nos concitoyens comprennent que de boycotter ces élections est un acte d’auto défense, un réflexe de dignité.


Le seul geste utile que nous aurons à faire pour défendre l’honneur de notre pays c’est de boycotter cette élection européenne.


Car si vous allez voter et quel que soit votre bulletin de vote, ce sera valider l’existence d’un parlement fantoche, vitrine faussement démocratique de l’UE, de l’euro et de la banque centrale européenne.


IL FAUT QUE LES URNES RESTENT VIDES.


Oui refusons de voter ! Boycottons ! Oui Boycottons et relevons la tête dignement en disons NON à la soumission que par ce vote veut nous imposer la grande finance internationale.


Tout comme pendant la Résistance.
Disons, comme nous l’avons dit,     
Oui nous avons raisons !
Nous sommes les plus nombreux !
Nous sommes les plus forts ! 

 
Un peuple qui se bat pour sa Liberté et pour son indépendance, un peuple invincible ! Oui nous vaincrons !!!


Léon Landini 26 avril 2014 à Paris – Meeting de lancement de la campagne de boycott de l’élection européenne du CNR-RUE

 

 

 


 


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