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  • : Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 09:05
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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 09:21

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par Benjamin ACCARDOBlaise MagninDenis Peraisle 19 avril 2013

Les « matinales » et les « rendez-vous » politiques des grandes radios, bien qu’ils n’aient pas l’impact des JT en termes d’audience, font référence dans le paysage de l’information. Aussi, la qualité du traitement des grands dossiers socio-économiques y apparaît-elle particulièrement cruciale. La comparaison, au sein de quelques-unes de ces émissions radiophoniques, du nombre d’invitations réservées aux représentants du patronat et des milieux d’affaires d’un côté, et des syndicats de salariés de l’autre, peut constituer un bon indice du pluralisme qui y a cours. Résultat ? Une victoire par KO des représentants du patronat.

Une présence démesurément patronale


Le décompte détaillé des invitations (voir ci-dessous) montre que les « grands rendez-vous » de l’information des principales radios ne s’encombrent pas avec la recherche d’un quelconque équilibre : 151 invitations pour les représentants du patronat et des milieux d’affaires (71,9 %), et 59 seulement (28,1 %) pour ceux des syndicats de salariés. La distorsion devient même vertigineuse lorsque l’on sait que la France compte 2,7 millions d’entreprises, et donc autant d’entrepreneurs, pour… dix fois plus d’actifs (28,4 millions) !


Pis encore : en dehors de Laurence Parisot, ce sont des représentants de la centaine d’entreprises qui dépassent le seuil de 5 000 salariés qui monopolisent la parole, les représentants des petites et moyennes entreprises n’ayant pas droit de cité au micro des « grands intervieweurs ». Ce qui ne veut pas dire que leur situation n’est pas régulièrement convoquée à l’antenne par les éditocrates pour justifier des politiques toujours plus favorables à toutes les entreprises. RMC s’illustrant particulièrement dans cet exercice (voir p. 32-33, « À quoi sert RMC ? »).


Décompte précis par station


- Europe 1 : entretiens matinaux de Bruce Toussaint et de Jean-Pierre Elkabbach (18 juin 2012-11 mars 2013) + « Le Grand Rendez-Vous » (2 janv. 2011-10 mars 2013) : 
- Patronat, milieux d’affaires et de la finance (MAF) : 68, dont Laurence Parisot (8), Jacques Attali (5), Alain Minc (3) 
- Syndicats : 17. CFDT (6) + CGT (8) + FO (2) + Solidaires (1)


- RTL : entretiens matinaux de Jean-Michel Aphatie (18 juin 2012- 11 mars 2013) + « Le Grand Jury » (3 sept. 2006-10 mars 2013) : 
- Patronat et MAF : 39. Laurence Parisot : 10 
- Syndicats : 17. CFDT (6) + CGT (10) + FO (1)


- RMC : entretiens matinaux de Jean-Jacques Bourdin (18 juin 2012-11 mars 2013) : 
- Patronat et MAF : 13. Laurence Parisot : 4 
- Syndicats : 5. CFDT (2) + FO (2) + CGT (1)


- France Inter : entretiens matinaux de Patrick Cohen (18 juin 2012-11 mars 2013) + « Radio France Politique » devenu « Tous politiques » (4 sept. 2011-10 mars 2013) : 
- Patronat et MAF : 18. Laurence Parisot : 1 
- Syndicats : 11. CFDT (5) + CGT (4) + FO (2)


- France Info : entretiens matinaux de Raphaëlle Duchemin (18 juin 2012-11 mars 2013) : 
- Patronat et MAF : 13, dont Laurence Parisot (3), Jacques Attali (1) 
- Syndicats : 9. CFDT (5) + CGT (2) + FO (2)


- Total  : 

 
- Patronat et MAF : 151, dont 26 rien que pour Laurence Parisot, 8 pour Jacques Attali et 5 pour Alain Minc [1

 
- Syndicats : 59. CFDT (24) + CGT (25) + FO (9) + Solidaires (1)

[…]


***

Si vous souhaitez en savoir plus sur la domination médiatique des thèses et des représentants patronaux, vous trouverez la suite de cet article et tout un dossier consacré aux « Médias de démobilisation sociale » dans le dernier numéro de notre magazine trimestriel, Médiacritique(s), disponible au numéro, ou sur abonnement.

Notes

[1] Jacques Attali et Alain Minc ont été comptabilisés comme représentants du patronat puisqu’ils sont eux-mêmes dirigeants d’entreprise (le premier est président de Planet Finance, le second d’AM Conseil).

 


siteon0 (2)Source : ACRIMED 

 

 

 

 

 

 

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 16:48

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************************************

 

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PROGRAMME DU CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE (CNR)

Extrait:

 

- la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’Etat, des puissances d’argent et des influences étrangères ;


 

LE CONTENU DU PROGRAMME DU CONSEIL NATIONAL DE LA RESISTANCE :

http://comite-pour-une-nouvelle-resistance.over-blog.com/pages/_LES_JOURS_HEUREUX_par_le_CNR_Programme_du_conseil_national_de_la_resistance-6427660.html

 

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 18:31

 images1212mmPar Anne-Sophie Jacques le 16/04/2013


L’ANI est-il maudit sur le service public ?

L’accord national interprofessionnel sur la sécurisation de l’emploi devait (enfin) être en débat sur France 2 et sur France Inter avec l’un de ses pourfendeurs, Gérard Filoche.

web filocheMais dans les deux émissions, Filoche s’est vu déprogrammé pour laisser place à la venue d’un ministre.

Caramba, encore raté. Tandis que le texte de l’accord sur l’emploi arrive en discussion au Sénat ce mercredi, après avoir été voté par le Parlement dans l’indifférence générale, le ramdam fait autour de cet accord – et notamment sur ce site – a fini par arriver aux oreilles du service public. Bonne nouvelle pour Gérard Filoche, qui aimerait voir l’accord sinon torpillé du moins grandement amélioré : il est invité, la semaine passée, à l’émission On n’est pas couché. Diffusée le samedi soir sur France 2, l’émission est enregistrée le mercredi soir. Filoche est alors en meeting au Havre mais il réussit à avancer l’heure de la rencontre pour se rendre, par le dernier train, sur le plateau de l’émission. Las, l’équipe le rappelle pour le décommander, terriblement désolée : on lui a préféré un grand ministre, en l’occurrence Manuel Valls.

Rebelote cette semaine mais sur France Inter cette fois. Filoche est invité à la matinale de mercredi, c’est-à-dire demain, en compagnie du rapporteur du projet de loi à l’Assemblée, Jean-Marc Germain. En tournée dans le Sud, Filoche s’arrange pour dégoter un avion au départ de Marignane afin d’honorer ce débat prévu entre 8h20 et 8h30 puis le temps des questions des auditeurs.

Et que croyez-vous qu’il arriva ? La venue d’un ministre peut-être ? Mieux : la venue du ministre des ministres, Jean-Marc Ayrault. Filoche est décommandé une deuxième fois. Plus de doute : l’ANI est bien maudit sur le service public.

http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=15431
                                               
                                                                    ********************************

Intervention Gérard Filoche sur l'Accord National Interprofessionnel

 


 
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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 17:55

Hihan , c’est le bruit de l’âne Demorand . Oui, un âne, et ça s’explique par ce que ce monsieur peut d’une année sur l’autre écrire tout et son contraire. Le voilà qui veut mettre à bas notre système social avec un nouveau compromis.

 

Allez donc lire son édito, ce coup bref et violent. Voilà sa demande :

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"En attendant, dans la panade, il faut travailler à sauver le travail. Ou ce qu’il en reste. Oui, pour cela, il faudra rendre des droits chèrement acquis et des protections sociales. Oui, il faudra bâtir des compromis au sein des entreprises sans quoi celles-ci fermeront. Oui, pour le dire avec ces mots autrefois clinquants, il faudra travailler plus pour gagner autant et peut-être même moins."

Au prétexte de la crise, il faut rogner sur l’existant et les salaires. Et Demorand ose écrire bien sûr que ce n’est pas de l’idéologie. Il n’ose pas le mot pragmatisme.

Bien sûr, il ne dit rien sur la nécessaire promotion de la R&D face à la spéculation idiote, rien sur le partage des risques, rien sur l’encouragement à la formation. Non, monsieur l’âne ne voit les choses que dans un sens : il faut courber l’échine, céder au laisser-faire.


Tout ça au nom de la crise, et bien sûr on nous dira que cette crise continue sans cesse. C’est le coup d’état permanent contre les droits sociaux : Le travail condamné pour que le capital puisse jouir.


Notons la chronologie simple: Dans un premier temps  Goldman Sachs explique qu’on doit réduire de 30% les salaires en France: Libé a du s’insurger.  Les trolls apprentis  du Forex dans boursier.com : baissez les salaires des autres qu’on spécule, nous dit un économiste du Credit Agricole.  Et voilà désormais, Demorand en brave caniche : Il faut baisser les salaires, rendre des droits .


Bien sûr, il ne précise pas les quels : Le code du travail ? les congés payés ? la CMU pour les pauvres ? les indemnités de l’assurance chômage ? le remboursement des médicaments et des soins ?


Il va sans doute demander à ses journalistes de faire des papiers sur ces sujets. Peut-être résisteront ils un peu ou beaucoup. Ils nous expliqueront qu’en ces temps de low-cost dans votre caddie vous devez vous aussi être low-cost.


Tout ça c’est la conséquence de la dilution de la capacité à s’émouvoir par endogamie sociale : le cynisme l’emporte, dans ce milieu là on écoute les “sachants” donneurs de leçons devenus amis, collègues, conjoints et complices. Pourtant, et c’est là que c’est vicieux, on a pu lire le même Demorand dénoncer tout ça. Mais ça s’était du temps de Sarkozy. C’est Blog de Nico qui a eu l’idée. Donc allez lui dire un coucou, et suivez le sur twitter.


Attention, le choc peut être violent.


En Janvier 2012, le même Demorand avait signé un éditorial intitulé Volte-Face. Je vous prévient  c’est aussi violent que Quatremer dénonçant la commission européenne sur Arte, ou Le Parmentier expliquant qu’il a chié sur les gens en 2005. Eloignez les verres, les cafés.

A moins de trois mois de l’élection présidentielle, les masques du paternalisme tombent. Et les euphémismes sont à nouveau de sortie : «compétitivité», «modernité». Comprendre : traiter le chômage par la précarisation du marché du travail. Laisser le choix au salarié entre la dégradation de ses conditions de vie et la perte de son emploi. Au passage, le faire contribuer, via la double peine de la hausse de la TVA, à des allégements de charge aux effets plus qu’incertains. Le cœur de cette vision du monde est simple : salariés et citoyens ont trop de droits pour que l’économie fonctionne correctement. Eux seuls sont, en dernière instance, responsables des déséquilibres de la balance commerciale, des points de PIB manquant à l’appel, de la croissance atone. Dans la grande volte-face de cette fin de quinquennat, en dépit des crises profondes du capitalisme, des discours vibrants sur l’Etat, des rutilantes commissions de Nobel d’économie sur la mesure du bien-être et le progrès social, nous voici revenus au socle idéologique de la bonne vieille droite française. Qui ose encore, en 2012, nous faire le coup de la «modernité»

Franchement doit-on en rire ou en pleurer ? Ce qui était simpliste en 2012 devient une obligation. Ce qui est désormais l’alpha et l’oméga compétitivité et modernité étaient dénoncées… il y’a a peine un an. Tout ça était une double-peine. Désormais ça devient un juste châtiment pour notre éditocrate coprophage.


Rassurez-vous, dans un an ou plus tard, le même Demorand peut très bien nous pondre un éditorial enflammé dénonçant ceux qui se sont abandonnés à ces idées ici vues comme simples puis adorables. D’ici là il sera toujours invité sur les plateaux TV à donner son avis sur tout et surtout n’importe quoi. Tout ça avec ses amis éditocrates qui eux vont sans doute se livrer -en toute discrétion-  aux mêmes volte-faces que lui.


Après on s’inquiètera des baisses de ventes au numéro, on accusera Google…mis à l’amende. Forcément c’est toujours la faute des autres. Sans doute, ta faute à toi et toi la bas, lecteurs de Libé qui a décident de ne plus l’acheter… Oui tout ça est a cause de toi, car des éditocrates là te le disent. T’as pas encore compris?


Et tout ça, cette volte-face d’éditorialistes qui embrassent désormais ce qu’ils dénonçaient il y a encore peu. Vous ne croyez pas que ça peut donner l’impression que la politique actuelle n’est qu’une continuation de la précédente du temps de Sarkozy. Edulcorée, sans insultes1, et avec quelques vagues avancées..

 

Source: Politeeks


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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 15:12

 

TeleidentitaireCapture-300x419.png"A vot' bon coeur  msieu' dames"... Depuis septembre 2012, une petite équipe s'agite à coup de lettres et de mails, pour trouver les financements qui permettront de lancer une télévision d'extrême droite sur le Net, à savoir 1,5 million d'euros.


"Notre antenne", car c'est le nom du projet, se présente comme une "télévision française, libre, défendant nos valeurs et notre identité". Leur ambition: "entrer en résistance";"entreprendre la reconquête avant qu'il ne soit trop tard"; lutter contre "le multiculturalisme douteux". Elle s'inscrit en faux contre"l'idéologie subversive et antinationale diffusée par les médias".

On peut aussi lire sur une lettre adressée à des"donateurs fondateurs potentiels" triés sur le volet, du 19 septembre 2012: "La télévision s'est transformée en une énorme machine à décérébrer les Français, et à en faire(...) les futures proies consentantes des lobbies les plus hostiles à la France que nous aimons". Bref, tout un programme...

 

 

 

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A l'origine de ce projet, deux hommes: Philippe Milliau et Gilles Arnaud. Le premier, nous en avons déjà parlé plusieurs fois, est un ancien cadre du GRECE(Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne), et ex-dirigeant du Bloc identitaire jusqu'à récemment. Le second, Gilles Arnaud, quant à lui, est un ancien conseiller régional du FN de Haute-Normandie, aujourd'hui au Parti de la France (PdF) de Carl Lang, dans la même région.


Une agence de presse au profil particulier


Les personnalités d'extrême droite qui se sont associées depuis à ce projet sont, entre autres, Jean Yves Le Gallou (Club de l'Horloge, président de Polémia), les écrivains Jean Raspail et Renaud Camus, Robert Ménard (qui dirige aujourd'hui Boulevard Voltaire),  Gérard Marin (ancien rédacteur en chef du Figaro), Roger Holeindre (ancien du FN), Paul-Marie Couteaux (1), Pierre Descaves (ex-OAS, ex FN), Michel Marmin (GRECE), Yvan BLOT (cofondateur du Club de l'Horloge).


"Notre antenne" se targue d'avoir déjà une grille de programmes. Et un organigramme. Philippe Milliau jouera le directeur financier, Gilles Arnaud, le directeur d'antenne.

Ce dernier est déjà un peu dans le métier puisqu'il dirige une petite boîte de production audiovisuelle, baptisée l'Agence2presse, au profil un peu particulier. Les équipes d'Agence2presse étaient par exemple sur le pont lors de la "Manif pour tous" du 13 janvier à Paris, avec aux manettes l'ancien directeur du FNJ, Alexandre Ayroulet.


Surtout, l'Agence2presse a un partenariat très étroit avec La Voix de la Russie (programmes officiels du Kremlin à l'étranger), au sein de la web télé ProRussia.tv. Gilles Arnaud- qui dirige ce site- y anime un magazine contre "la désinformation". Par ailleurs, ProRussia.tv diffuse le flash d'actualités hebdomadaire en langue française de la Voix de la Russie, dont la présentatrice n'est autre que son épouse, Sylvie Collet (ex-FN aujourd'hui au PdF).

 

 

 

ProrussiaTVCapture-300x216.pngLa Russie s'intéresse décidément de près à ce petit milieu (et réciproquement) puisqu'Yvan Blot est l'invité, le 30 janvier, de l'Institut de la Démocratie et de la coopération pour une conférence sur "Les droits de l'Homme en Occident".  A Paris, ce think-tank dont la création a été voulue par Vladimir Poutine est dirigé par Natalia Narotchnitskaïa, historienne, diplomate, ancienne députée nationaliste et très proche du Kremlin . Une forme de "soft power" russe.


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(1) Le président du SIEL, petit parti associé au FN dans le cadre du Rassemblement bleu Marine, élargit en ce moment ses contacts, comme l'a montré l'organisation par le SIEL et Jacques Bompard (député du Vaucluse) d'un colloque le 28 janvier, où les invités allaient de l'homme d'affaires UMP Charles Beigbeder au très radical militant  de la mouvance identitaire Pierre-Louis Mériguet en passant par Xavier Dor, extrémiste anti-IVG.


Source : http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/ 


 

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 10:21

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par Benjamin AccardoChristophe Trombertle 18 février 2013

À peine une nouvelle journée de mobilisation syndicale et sociale était-elle prévue le 12 février par la CGT et FO à l’occasion d’un comité central d’entreprise de la société Goodyear (dont on rappelle que la direction a décidé le 31 janvier dernier de fermer son usine d’Amiens-Nord qui emploie 1173 salariés) que retentit le tocsin figaresque : attention aux casseurs ! Certes, alors que se multiplient les conflits sociaux, nul ne s’étonnera de lire dans Le Figaro, quotidien d’opinion et engagé, des éditoriaux violemment anti-syndicaux … Là où le bât blesse, c’est que le contenu des articles destinés, en principe, à informer sur les mobilisations en cours, est à peine différent, véhémence mise à part, des articles de commentaire.

Le 31 janvier, dans un article au titre évocateur, « Les pyromanes de l’industrie », l’éditorialiste Gaëtan Capèle décrivait avec acrimonie :« une lutte des classes d’un autre temps (...) bernés par une poignée d’extrémistes (...) quelques dizaines d’excités vandalisent l’usine[PSA-Aulnay] et terrorisent en toute impunité les non-grévistes (...) défenseurs autoproclamés de la classe ouvrière (...) imprégnés de corporatisme et murés dans leur conservatisme (...) Combien de temps encore tolérera-t-on les outrances de ces pyromanes de l’industrie ? (...) ». Ce genre de diatribe intemporelle, qui fleure bon la peur du « péril rouge », n’a pas pour principale vertu l’originalité. Mais elle traduit sans doute une sensibilité politique d’une partie du pays – au moins celle du journaliste et des lecteurs du Figaro –, et s’inscrit pleinement dans la ligne éditoriale du journal…


Le risque serait cependant que cette phobie assumée de la conflictualité sociale et ce parti pris patronal systématique débordent les espaces éditoriaux réservés aux prises de position, et imprègnent les articles d’information qui traitent de l’actualité de la contestation sociale... Sous ce rapport, et sans que cela soit une réelle surprise [1], il faut bien constater que les deux articles aux titres évocateurs, « Front social : le spectre des casseurs » et « Des syndicats débordés par des leaders extrémistes », parus le 6 février, ont lamentablement échoué ! Prétendant faire le point sur les mobilisations à venir de salariés en lutte et sur les syndicalistes à la tête de ces mouvements, les deux articles ont en réalité un seul et même objet : alimenter la criminalisation et les suspicions de manipulation politique de la contestation, à partir de sources soigneusement choisies, sans présenter le moindre fait avéré ou donner la parole aux intéressés…


Criminalisation préventive


Sans doute traumatisé par la violence insoutenable du « saccage » du parc informatique d’un bureau de la sous-préfecture de Compiègnele 21 avril 2009 par les Conti ou de la sauvage agression de quelques pots de fleurs le 12 décembre dernier à Poissy en marge d’une manifestation des salariés de PSA-Aulnay, l’auteur de « Front social : le spectre des casseurs » prévoit le pire… Outre que l’évocation de casseurs assimile d’emblée les salariés à des délinquants potentiels, l’emploi du mot spectre n’est pas anodin : fantôme hâve et livide ou organisation tentaculaire et maléfique, le terme suggère des images repoussantes et effrayantes. Mais surtout, « informer » sur les spectres est évidemment le comble pour un journalisme d’information et particulièrement un journalisme d’enquête sociale…


Dès le chapeau introductif, le ton est donné : « Le ministère de l’Intérieur s’attend à une action musclée de l’extrême gauche, le 12 février, au siège de Goodyear, à Rueil-Malmaison. Les durs de la CGT menacent aussi d’agir, ce jour-là, à Paris. Un test pour Manuel Valls. » ; et les premières lignes de l’article sonnent comme la bande annonce d’un film d’action : « Dans les services de police, la nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre : les durs de la CGT voudraient mener des opérations coups de poing à Paris même.  » Le rédacteur rapporte ensuite que « l’affaire a été le sujet de préoccupation des plus hauts responsables policiers parisiens réunis autour du préfet de police, Bernard Boucault, le 30 janvier [...]  » et que « la préfecture du Bas-Rhin a évoqué “quelques éléments particulièrement violents et déterminés à blesser et à casser” ». Et le journaliste de résumer la situation : « En clair : le ministère de l’Intérieur redoute le retour des casseurs. »


Mais de quels casseurs parle-t-on ? Que l’autorité policière prépare avec sérieux une éventuelle confrontation avec le groupe de manifestants fait partie de ses prérogatives. Des « heurts » et des « échauffourées » sont de l’ordre du possible et ont déjà eu lieu dans le passé. Il n’y a pas là de quoi s’en étonner.


Mais l’accumulation des craintes de policiers cités textuellement (« Les plus radicaux des coordinations syndicales se fédèrent pour monter sur la capitale  »), mises bout à bout avec les interrogations de responsables politiques, agrégées à la vague perplexité des responsables syndicaux (« Dans ce genre d’action, on ne sait pas très bien ce qui peut se passer… ») dramatise démesurément ce qui reste une manifestation de salariés, certes en colère, en les transformant, par hypothèse, en une horde de vandales aveuglés par la haine. Philippe Poutou, du Nouveau Parti Anticapitaliste mobiliserait même « ses troupes » pour l’occasion...


Poussant encore plus loin l’insinuation, le journaliste peaufine son travail d’assimilation des syndicalistes à de potentiels délinquants : « Les plus durs auraient, selon les autorités, des liens avec les cités avoisinantes, comme à Amiens-Nord. » Mais de quels liens au juste s’agit-il ? Les syndicalistes y habitent-ils ? Y ont-ils de la famille ? Des amis ? Ou bien, suprême cauchemar, y ourdissent-ils un complot avec la jeunesse des cités ? De tout cela, l’article ne dit mot, et puisque chacun sait que les quartiers d’Amiens-Nord ne sont peuplés que de délinquants et de casseurs, le journaliste peut se contenter de cette allusion sournoise…


En revanche l’article se fait plus discret sur le contexte socio-économique qui peut éventuellement expliquer le durcissement du mouvement syndical. Pas un mot sur l’apparente impuissance du gouvernement à enrayer la multiplication des plans sociaux, ou sur le pourrissement de certains de ces conflits depuis de longues années. Il n’y a que prétextes et casseurs. Pis encore, est-il suggéré en fin d’article, ils seraient manipulés : « “Lutte ouvrière agit en sous-main pour les aiguillonner” », confie un policier local dont le limier duFigaro se fait l’écho…


Personnalisation de la contestation et infantilisation des contestataires


C’est le second article du 6 janvier, « Des syndicats débordés par des leaders extrémistes », qui sous prétexte d’expliquer les ressorts des conflits sociaux en cours chez PSA Aulnay, Goodyear (Amiens) et Arcelor Mittal (Florange) se charge de développer ce thème de l’entraînement des salariés par leurs représentants syndicaux.


Là encore, l’entrée en matière est ébouriffante : « Jean-Pierre Mercier, Mickaël Wamen, Édouard Martin… grâce à leur charisme et à leur effet d’entraînement, ces trois leaders syndicaux sont sous les feux des caméras. À eux seuls, ils monopolisent la paroleet donnent de la France l’image d’un pays qui lutte contre la mondialisation, le capitalisme… Et ce, avec la bénédiction, plus ou moins voulue, de leur direction confédérale. » Heureusement, il y a peu de risque que les trois syndicalistes « extrémistes » (sic) « monopolisent la parole » dans cet article du Figaro : le journaliste ne les citera pas une seule fois et n’évoquera pas même une tentative d’interview…


On sourira en passant de l’argument, aussi vieux que le mouvement ouvrier lui-même, de l’entrainement des masses par le charisme et l’action habile (voire secrète) de quelques subversifs. Il serait en effet pénible pour le lecteur du Figaro de concevoir que seul un mouvement social collectif fait exister publiquement un représentant syndical et que ce n’est jamais celui-ci qui crée la vague de colère qui le porte… Quant à l’idée de confédérations qui béniraient les syndicalistes « extrémistes », tout en le voulant « plus ou moins » (plutôt plus ? Plutôt moins ? Plus que moins ? Ca dépend des jours ?), elle illustre bien la rigueur de « l’enquête » et la précision des informations apportées…


La suite de l’article est à l’avenant, faisant intervenir deux mystérieux experts qui livrent leurs analyses toute personnelles et quelques considérations de haute stratégie politique et syndicale : « “Ce sont des fortes personnalités qui tiennent un discours différent, rapporte un expert en relations sociales . Ils sont les seuls à s’exprimer car, bien souvent, les leaders des confédérations n’ont rien à dire, faute d’idées ou de stratégie alternative à opposer.” C’est notamment le cas aujourd’hui avec la CGT, contente de l’image de combat renvoyée par Jean-Pierre Mercier chez PSA Aulnay et Mickaël Wamen chez Goodyear Amiens. “Leur discours est relayé au plan politique par Lutte ouvrière et le Front de gauche, juge un spécialiste des syndicats. Il permet à Bernard Thibault de présenter à François Hollande l’image d’un syndicat contestataire. (…) ” ».


Deux points de vue anonymes indispensables qui révèlent donc pour le premier que nos « extrémistes » sont de fortes personnalités et que les directions syndicales n’ont rien à dire, tandis que le second proclame que des partis de gauche soutiennent les salariés en grève (ça alors !) et que la CGT trouverait son compte à un peu de conflictualité sociale (ce qui est original, pour un syndicat de salariés).


Après ces laborieuses « analyses », le rédacteur en revient à ses véritables préoccupations : démontrer que les figures syndicales du moment sont de dangereux agitateurs. Ce que confirme le troisième « savant » convoqué, Bernard Vivier, directeur de l’Institut supérieur du travail qui assène que « Jean-Pierre Mercier utilise le syndicalisme comme un levier pour parvenir à la révolution »… Et le rédacteur d’apporter la preuve ultime de l’existence de cet agenda caché : « Mercier, Wamen et consorts », qui « ne cachent d’ailleurs pas la finalité de leurs actes  », furent… candidats aux élections sous les étiquettes respectives de Lutte ouvrière et du Front de gauche. Un défaut apparemment rédhibitoire pour un journaliste qui est moins sourcilleux quand il s’agit de choisir ses informateurs…


En effet, l’auteur de l’article n’est pas très loquace sur l’Institut Supérieur du Travail que dirige Bernard Vivier… Et pour cause : fondé en 1969 par un ancien collabo (Claude Hamel) et ayant permis le recyclage de quelques militants de l’extrême droite des années 1960-1970 (Hervé Novelli, Xavier Raufer), l’IST est un centre de formation et un institut d’étude sur les relations sociales presque exclusivement financé par des commandes patronales !


Après son réquisitoire imparable, le plumitif du Figaro cherche à se montrer magnanime et nuancé en prouvant qu’il ne met pas tous les syndicalistes dans le même panier… Avec l’aide de Bernard Vivier, il s’emploie donc à séparer le bon grain de l’ivraie : « C’est [Édouard Martin] une belle gueule qui souffre, assure Bernard Vivier. Même s’il se sent trahi, son combat n’est pas teinté d’idéologie politique. »Pour achever de rassurer le lecteur inquiet et comme ultime gage de pluralisme, l’article se conclut sur les deux seules citations de syndicalistes : celle d’un interlocuteur non identifié au siège de la CFDT qui assure au sujet d’Edouard Martin qu’« il n’y a pas de différence de fond avec Laurent Berger, dont il est proche et avec lequel il est en contact » ; et celle de Jean-Dominique Simonpoli, directeur de l’association Dialogue et ex-responsable de la fédération CGT des banques et assurances qui garantit qu’« une coagulation de la contestation n’est pas à l’ordre du jour  »… Ouf !


***

Une opération de « criminalisation préventive » qui sous traite à des responsables policiers et gouvernementaux le soin de dénoncer par anticipation d’hypothétiques « opération coups de poing », des « débordements », des « fauteurs de troubles », des « jusqu’au-boutistes », une « cinquantaine d’énervés », « imprévisibles », « qui veulent en découdre »… Des experts non identifiés ou aux orientations idéologiques pour le moins marquées (et non signalées) qui intentent des procès d’intention politiques aux leaders de la contestation tout en infantilisant des salariés mobilisés décrits comme étant sous le joug de leurs représentants…


Deux articles portant sur des syndicalistes et des salariés en lutte sans jamais en interviewer un seul, sans jamais citer une seule de leurs déclarations et sans jamais rapporter un fait ou une action précise. Deux articles horriblement bavards en somme, qui n’informent sur rien : ils insinuent, ils suggèrent, ils spéculent… Autant de procédés bien rôdés qui ont l’inconvénient de réduire l’information à son commentaire, et l’avantage de permettre, après avoir pris connaissance de l’édito, de s’épargner la lecture duFigaro !

Notes

[1Le Figaro est en effet coutumier de ce genre de couverture partiale et accusatoire des mouvements sociaux, voir par exemple ici-même « Mouvement universitaire :Le Figaro, quotidien contestataire de la contestation ».

 

 

siteon0  Source: ACRIMED

 

 

 


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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 09:07

siteon0.gifpar Frédéric LemaireHenri Malerle 14 février 2013

 

Mardi 12 février. Il est 7h51 sur France Inter. Pascale Clark interroge le syndicaliste Mickaël Wamen de l’usine Goodyear d’Amiens-Nord, à l’occasion de l’action engagée ce matin-là par les salariés de plusieurs entreprises en lutte devant le siège de Goodyear à Rambouillet. 

Rapidement, l’interview tourne au réquisitoire contre le délégué syndical CGT de l’usine Goodyear d’Amiens Nord. Présumé « belliqueux », en raison de de terrifiants « actes de vandalisme » et présenté comme responsable du blocage des négociations, le syndicaliste est sommé de s’expliquer devant un tribunal médiatique imaginaire…

L’interview semble de premier abord cordiale : «  Où êtes-vous exactement ? Il paraît que vous êtes bloqués par les forces de l’ordre ? », interroge la journaliste. Mais lorsque Wamen évoque un dispositif policier disproportionné, Pascale Clark l’interpelle sur les bonnes dispositions des manifestants et sur le caractère pacifique de ses intentions : « Mickaël Wamen, il paraît que les forces de l’ordre craignent des débordements, votre état d’esprit est belliqueux ? »


Le délégué syndical a beau se défendre d’un tel « état d’esprit », la procureure Clark ne lâche pas le morceau. Et lorsque Wamen en vient à critiquer le traitement médiatique de la contestation syndicale (« ça commence à bien faire sans cesse de nous pointer du doigt en disant, que ce soit sur votre antenne ou sur d’autres médias, vous êtes belliqueux, vous voulez en découdre ») elle finit par l’interrompre et s’exclame : « Ouais, mais Strasbourg la semaine dernière, Mickaël Wamen, Strasbourg la semaine dernière, on a vu des actes de vandalisme »


L’interview prend ainsi le tour d’un rappel à l’ordre public. Un ordre public que certains journalistes - suivant en cela l’exemple désormais inoubliable de Laurent Pujadas face Xavier Xavier Mathieu - prétendent contribuer à maintenir… Les salariés en lutte sont-ils des vandales belliqueux ? Clark semble suivre la trace de son confrère quand il lançait à Xavier Mathieu : « On comprend bien sûr votre désarroi, mais est-ce que ça ne va pas trop loin ? Est-ce que vous regrettez ces violences ? »


Mais à l’instar de Xavier Mathieu, Mickaël Wamen ne se laisse pas faire. Il rappelle que c’est un salarié qui a perdu un œil dans les échauffourées avec les forces de l’ordre, et finit par fustiger un gouvernement dont la politique, parce qu’elle est marquée par un déploiement policier répressif, est « pire que Sarkozy ». Il s’attire alors une réplique immédiate destinée à souligner l’extrémisme attribué au syndicaliste : « Pire que Sarkozy ? Un gouvernement de gauche ? C’est pire qu’un gouvernement de droite ? »


Wamen a beau expliquer qu’il dénonce entre autres la criminalisation des actions syndicales et l’impunité des chefs d’entreprises, Pascale Clark l’invite, sous une forme faussement interrogative, à la modération : « François Hollande qui a confirmé hier une prochaine loi sur la reprise des sites rentables, la loi dite Florange,apparemment ça ne vous calme pas ? » Nul doute que Pascale Clark s’adressant à Laurence Parisot ne manquerait pas de lui dire : « François Hollande a annoncé la transposition dans la loi d’un certain nombre de revendications du MEDEF, apparemment ça ne vous calme pas ? »


Et comme Wamen ne « se calme pas » et soutient vigoureusement que, à ses yeux, la politique du gouvernement est incohérente, Pascale Clark après un long soupir conclut l’intervention du syndicaliste par ce fin commentaire : « Vous les aimez pas beaucoup finalement. » Le conflit, une question d’affect, « finalement » !


Mais le réquisitoire n’est pas terminé, et la procureure de France Inter lance à l’accusé : « Mickaël Wamen, vous avez choisi la ligne dure à la CGT, cinq ans que vous refusez la reprise par le groupe américain Titan pour la partie pneus agricoles. » Et d’ajouter sur un ton désapprobateur : « 500 emplois seraient sauvés, vous dites toujours les 1173 salariés ou rien ? »


Le délégué syndical précise-t-il que l’opposition sur les conditions d’une éventuelle reprise dure, non pas depuis cinq ans, mais depuis trois ans ? La procureure, agacée mais magnanime, lui concède :« Bon, trois ans, je vous les accorde... ». Mickaël Wamen indique que ce n’est pas la CGT mais la justice qui bloque la reprise de Titan. Mais sur cet aspect de son réquisitoire, Pascale Clark ne reviendra pas…


Elle se contente de poser une ultime question : « Dernière chose, Mickaël Wamen, que se passera-t-il en marge du comité d’entreprise exceptionnel de Goodyear, est-ce que vous comptez, vous les manifestants, entrer dans Paris ? » De quoi parle-t-elle ? D’une marche de Rambouillet à Notre-Dame ? Se souvient-elle de la chanson interprétée par Serge Reggiani « Les loups sont entrés dans Paris » ? Imagine-t-elle qu’une foule de vandales belliqueux va fondre sur la capitale (et peut-être sur les locaux de France Inter) pour pendre les aristocrates à la lanterne ?


Wamen doit, une fois de plus, se défendre contre l’accusation de vouloir tout casser : « Ecoutez pour l’instant on n’est pas pour entrer dans Paris ou quoi, on est devant le siège social de Goodyear, avec 700 salariés, qui sont motivés à garder leur emploi, certainement pas rentrer dans le jeu de la direction et des autres qui disent aujourd’hui qu’on est des casseurs. » Des « autres » ? Suivez son regard…


La fin de l’interview est à la hauteur de son déroulement. Alors que Wamen souligne la fierté des salariés mobilisés, Clark le coupe une fois, puis lui lance un long « Merciiii » pour congédier l’ouvrier (qui aura tout juste le temps de terminer sa phrase), avant de conclure en beauté : 
- « Le délégué CGT de Goodyear Amiens Nord Mickaël Wamen,très en forme, merci et bonne journée, Patrick Cohen.  »

Et Patrick Cohen « très en forme » d’apporter son soutien à la journaliste malmenée : 
« Merci Pascale Clark et à tout à l’heure 9h10 par qui allez-vous vous faire engueuler à 9h10 ?  »


Assis au chaud derrière son micro le présentateur de France Inter disqualifie comme une engueulade les réponses sans complaisance d’un syndicaliste en lutte qui répond depuis un site entouré par un important dispositif policier.

Frédéric Lemaire et Henri Maler

Acrimed 


**********************************

68415138

Mickaël Wamen Délégué CGT de Goodyear Amiens-Nord
sur France Inter


France Inter    

France Inter - (ré)écouter - France Inter  :
: http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=561381

 

 

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 08:19

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le 1er février 2013

Nous publions ci-dessous un communiqué unitaire des syndicats de l’AFP (CGT, CFDT, FO, SNJ, SUD et CFE/CGC) établissant le diagnostic qui a conduit à l’arrêt de travail décidé par l’Assemblée générale du personnel ce jeudi 31 janvier. (Acrimed)

Dans tous les services, dans tous les bureaux, les journalistes, cadres, employés, ouvriers de l’Agence se posent la question : mais où va-t-on avec cette direction ?


Il y a 20 ans, il existait un consensus sur le rôle de l’AFP en tant qu’agence mondiale, fournisseur en gros de l’information pour les médias. Et aujourd’hui ? Nul ne conteste que ce rôle doit être repensé, mais cela doit se faire en mobilisant les compétences autour d’une stratégie de développement s’appuyant sur les missions d’intérêt général de l’agence, expliquée par la direction et fruit d’un large débat avec l’ensemble du personnel.


Le contraire de ce que fait la direction actuelle ! Elle crée des faits accomplis, impose des choix contestables, instaure un climat de caporalisme, avance masquée... Les problèmes qui fâchent s’accumulent :

Région France

Une fausse concertation pour tenter, en vain, de donner un semblant de crédibilité à des propositions plus farfelues les unes que les autres ("reporters nationaux", suppression d’un échelon hiérarchique dans les bureaux régionaux, travail à domicile, nouvelle division du travail entre journalistes "experts" et petites mains...), mais inspirées par la même logique : à l’heure de "la crise de la presse" et des rabais toujours plus élevés réclamés par les clients, faire une agence low cost, et aguicheuse dans le contenu et la présentation de l’info, avec une rédaction en chef aux pouvoirs étendus, au risque d’une centralisation voire d’une caporalisation accrue.


Les élus du Comité d’entreprise et l’ensemble des syndicats ont publié une Motion demandant le retrait de ce projet. Plus de 150 salariés ont déjà envoyé leur signature pour soutenir cette demande.


Desk Afrique

Sans la moindre concertation, la direction a entamé la restructuration cachée de la zone Afrique. Si nous tous, collectivement, nous laissons faire, il n’y aura plus d’ici quelques semaines de desk Afrique francophone, tandis que le desk anglophone sera transféré à Johannesbourg, siège d’une nouvelle direction régionale, et pourvu, comme de bien entendu, par des journalistes sous statut local.


Au prétexte d’une communauté de langue, la direction a commencé par rattacher à la Région Moyen-Orient la couverture du Maghreb et les bureaux de cette sous-région. Parallèlement, elle dégarnit consciencieusement les effectifs du desk Afrique francophone. La voilà maintenant qui prétend ne pas remplacer le chef de ce desk, qui aura cessé ses fonctions d’ici quelques jours. Le chef du desk Europe deviendrait le chef du desk Europe-Afrique. Dans un texte publié il y a quelques jours, les journalistes du desk Afrique ont exprimé leurs inquiétudes. Ils estiment en particulier "que le moment choisi par la direction pour dire au desk « on ne sait pas quel est votre avenir », (...) alors que l’actualité africaine en pleine guerre du Mali est brûlante, est pour le moins inadéquat."


Cette logique de délocalisation s’appliquera après aux postes administratifs de la région.


Note rédactionnelle

Priorité donc à l’information "visuelle", et à des concepts qui bouleversent les règles de base de la couverture d’une agence de presse généraliste... mais aussi les missions d’intérêt général que le parlement français a pourtant inscrits dans notre statut il y a à peine un an ! Voici ce que vient de nous écrire la rédaction en chef centrale : "Il faut faire en sorte que les aspects dramatiques (de l’anglais "dramatic" qu’on traduit habituellement par "spectaculaire", NDLR) et colorés de notre production photo et vidéo soient répercutés dans nos papiers et garder à l’esprit que l’image elle-même « est » souvent l’histoire (...) Des inondations, des incendies, et des chutes de neige - souvent accompagnés de diaporamas et de vidéos en ligne - peuvent rester des dominantes pendant plusieurs jours même si les pertes en vie humaines et les dégâts sont limités".


Où et par qui cette "révolution" a-t-elle été discutée ? Pourquoi la direction s’assied-elle sur l’article deux du statut qui stipule que "l’AFP ne peut en aucune circonstance tenir compte d’influence ou de considérations de nature à compromettre l’exactitude ou l’objectivité de l’information" ? D’ailleurs, s’en rend-t-elle seulement compte ?


Ces exemples des derniers jours relèvent de la même méthode que les décisions qui ont abouti à l’absurde répartition des services parisiens entre les locaux inadaptés de la rue Vivienne et le siège Place de la Bourse. Faut-il le rappeler ? Cette même méthode a valu en 2011 au PDG Emmanuel Hoog, promoteur d’une énième tentative de changer le statut de l’AFP, le vote d’une Motion de défiance, adoptée par une large majorité du personnel.

***

Pour discuter des menaces qui pèsent sur l’Agence et des actions à mener face à une direction qui avance masquée et de façon autoritaire, les organisations syndicales ont convié l’ensemble du personnel parisien - toutes catégories - à participer à une Assemblée générale qui s’est tenue le jeudi 31 janvier à 14h30.


A l’issue de cette Assemblée générale du personnel, l’ensemble des organisations syndicales de l’AFP (CFDT, CGT, CFE-CGC, FO, SNJ, SUD) appelle l’ensemble des slariés travaillant en France à cesser le travail ce jour de 17h00 à 24h00 (soit de 16H00 à 23H00 GMT) pour s’opposer aux projets de la direction sur la France et l’Afrique.

Cet appel concerne entre autres l’ensemble des desks établis à Paris, auxquels nous demandons de ne pas valider de dépêches sur les fils France et étranger, à l’exception des alertes et des urgents. En effet, l’avenir du desk Afrique, ainsi que la région France, est au coeur du mouvement.


Cet arrêt de travail est destiné à donner un coup de semonce à la direction sur ses projets.

Voici la plate-forme commune des syndicats :

- 1/ Retrait du projet de Région France, conformément à la motion déjà votée par les élus du Comité d’entreprise du 24 janvier.

- 2/ Afrique : Abandon du projet d’une direction régionale Afrique à Johannesburg ; maintien d’un desk Afrique francophone indépendant à Paris, avec tous ses effectifs ; affichage immédiat du poste de chef du desk Afrique ; renfort des effectifs du desk anglais dédiés à l’Afrique ; bilan du rattachement des bureaux du Maghreb à la direction Moyen-Orient à Nicosie.

- 3/ Rétablissement des moyens de communication entre les syndicats et le personnel. Les organisations syndicales présentent à ce sujet leurs excuses à tous ceux, nombreux dans les bureaux à l’étranger comme en France, qui n’ont pu suivre le déroulement de l’Assemblée générale, la faute en incombe entièrement à la direction.

Dès mardi, les syndicats avaient demandé au PDG Emmanuel Hoog un rendez-vous urgent pour discuter de ces revendications. Le PDG entend ne nous recevoir que le vendredi 8 février à 9h.


Les syndicats ont prévu de tenir une nouvelle Assemblée générale le lundi 11 février pour rendre compte du contenu de cet entretien et décider des suites à donner à l’action, en fonction des réponses apportées à leurs revendications.


Source Acrimed


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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 09:00

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par Frédéric Lemairele 28 janvier 2013

Le 11 janvier, les organisations patronales et trois syndicats (CFDT, CFE-CGC et CFTC) ont conclu un accord sur la prochaine réforme du marché du travail, au terme d’une négociation commencée en octobre dernier. L’enjeu était important, puisque le gouvernement avait annoncé qu’un éventuel accord entre « partenaires sociaux » serait transcrit dans la loi. La signature de l’accord a été quasi-unanimement acclamée dans la presse. Pour les habituels prescripteurs d’opinion l’accord serait « gagnant-gagnant », « audacieux », ou encore « une bouffée d’air au dialogue social »… Pourtant le texte est loin de faire l’unanimité, notamment parmi les syndicats [1]. 

Compte tenu de l’importance et de la technicité du texte, un véritable travail d’information aurait été bienvenu, explicitant les subtilités de l’accord et les positions en présence. Mais, c’est hélas coutumier, l’information a cédé le pas au copié-collé des « éléments de langage » du gouvernement ; et aux commentaires, opinions, parti pris des éditocrates, qui, en toute suffisance, s’autoproclament juges de la « démocratie sociale »…

« Plus de souplesse aux entreprises » et « plus de protection aux salariés », c’étaient les termes du gouvernement pour qualifier la réforme du marché du travail censée résulter des négociations entre organisations patronales et syndicales, lancées le 4 octobre 2012. Cette présentation de la réforme suggère qu’elle opèrerait un équilibre délicat, « gagnant-gagnant », entre les intérêts des entreprises et ceux des salariés – selon des termes (« souplesse », « protection ») qui fleurent bon l’agence de com’.


Que le gouvernement communique autour d’une de ses initiatives est une chose. Que les médias en reprennent unanimement les « éléments de langage » en est une autre… Car depuis l’AFP jusqu’à Reuters, Libération ou le Figaro, en passant par France Inter, RTL, France Télévisions, c’est la même rengaine : la réforme qui devrait résulter des négociations promet « plus de souplesse aux entreprises, et plus de protection aux salariés » (voir en annexe cette étonnante uniformité lexicale qui est aussi une spectaculaire démonstration d’unanimisme médiatique).


Un accord « donnant-donnant, équilibré et subtil » (Les Échos)

Si l’on en croit la presse, l’accord du 11 janvier a tenu toutes ses promesses de « souplesse » et de « protection ». Pour Le Monde, qui titre son édito « Un accord (presque) historique  », « l’accord […] a l’imperfection de tous les compromis, mais il est équilibré, gagnant-gagnant » (12 janvier). Même sentence pour Libération, « les Cassandre ne manqueront pas de trouver bien des défauts à ce projet d’accord. Mais elles auront tort. Cette négociation […] apporte une bouffée d’air au dialogue social dans un pays au bord de l’asphyxie » (11 janvier).


Pour Franz-Olivier Giesbert, du Point, « l’accord […] n’est certes pas parfait, mais il a au moins le mérite de sortir la France du formol social dans lequel elle trempe depuis Mathusalem, avec les résultats que l’on sait en matière de chômage  » (10 janvier). Christophe Barbier, directeur de L’Express, étale quant à lui son art de la pédagogie : « la flexibilité, c’est la sécurité ! Il ne faut pas opposer la flexibilité et la sécurité. » (éditorial du 11 janvier sur iTélé).


Les Échos, moins pédagogues sans doute, exultent : « la clef de ce compromis se trouve du côté de la flexibilité. À tel point qu’au lieu de parler de flexisécurité, il convient d’évoquer la sécuflexibilité. » Se payant, au passage, le gouvernement : « L’ironie est qu’il appartient à la gauche d’avaliser le mot même de flexibilité qu’elle rangeait dans la case de l’ultralibéralisme il y a un an. Mais, après tout, elle récusait également tout problème du coût du travail et toute idée de hausse de la TVA.  »


Haro sur les « archaïques »


Mais Le Monde s’inquiète déjà de la fragilité des acquis de l’accord : « le plus dur est à venir : obtenir des élus socialistes le même respect de la démocratie sociale » (12 janvier). Une démocratie sociale qui a cela de sympathique qu’elle permet à trois syndicats minoritaires en termes de représentativité (au total, 38,7% aux dernières élections prudhommales) d’endosser un accord refusé par deux syndicats majoritaires (au total 49,7% aux dernières élections prudhommales, voir seconde annexe).


Ce qui permet à Libération d’annoncer « que les partenaires sociaux, ou au moins une majorité d’entre eux, s’accordent sur une première négociation sociale, attendue depuis des années  » (11 janvier). Une majorité dont Libération oublie de préciser qu’elle est, en termes de représentativité, minoritaire.


Même oubli dans le Nouvel Observateur, qui annonce ainsi qu’« une majorité de partenaires sociaux a donné un avis positif, vendredi 11 janvier en fin de soirée, sur la signature de l’accord tant attendu sur la sécurisation de l’emploi, actant plus de droits pour les salariés et plus de flexibilité pour les entreprises. »


Aux syndicats signataires, qui ont permis cet accord si précieux, la presse dresse unanimement des éloges : « les signataires ont courageusement pris le risque de la réforme au lieu de s’accrocher à un statu quo mortifère » explique Le Monde (12 janvier). « MEDEF et CFDT, fins stratèges d’un accord audacieux » titre l’article du Figaro du 13 janvier. Franz-Olivier Giesbert est à deux doigts d’adhérer à la CFDT : « Grâces soient rendues à la CFDT d’avoir fait la preuve, une fois de plus, de son patriotisme et de sa maturité en signant le projet  » (Le Point, 10 janvier).


Ces éloges n’ont d’égal que l’opprobre jeté sur les syndicats qui ont refusé de signer l’accord. Si la CGT s’y oppose, c’est par pur calcul interne croit savoir Le Nouvel Observateur « Le secrétaire général de la CGT, dont la succession a affaibli l’organisation, est soucieux de montrer les muscles. » (11 janvier).


Pour Giesbert, la CGT et FO « décidemment hors d’âge » refusent l’accord par « logique boutiquière » (11 janvier) ; « C’est encore cet autisme français qui, cadenassant le pays dans l’archaïsme, l’a jusqu’à présent empêché d’accepter les solutions qui s’imposent en matière de compétitivité ou d’emploi. » (10 janvier)


Pour Le Monde, c’est bien évidemment un mauvais pari : « ce compromis va légitimer le syndicalisme réformiste et le dialogue social, si bien que la stratégie de la CGT et de FO pourrait s’avérer perdante. »


Dire « non » au projet du patronat n’est semble-t-il pas une option dans le « dialogue social » tel qu’il est conçu par les éditorialistes. « Il faut donc une nouvelle fois constater que la principale organisation syndicale française s’est mise hors du jeu de la négociation quasiment à l’instant où elle a démarré. C’est étrange, et pour tout dire condamnable » (Les Échos, 14 janvier).

***

Chroniqueurs, experts et éditorialistes « pédagogues » patentés s’accordent donc unanimement pour donner leur bénédiction à l’« accord sur l’emploi ». Juges autoproclamés de la « démocratie sociale », ils distribuent bons et mauvais points, acclamant les signataires et condamnant les syndicats « archaïques », défenseur d’un « statu quo mortifère ». Oubliant, au passage, de préciser que ces syndicats représentent une majorité de salariés…


Dans le traitement médiatique de cet accord sur la réforme du marché, le commentaire a « écrasé » l’information. Comme si expliquer le contenu de l’accord revenait à s’en féliciter. Comme si présenter les positions des différentes organisations syndicales exigeait d’adouber les unes et de vilipender les autres, ou comme si rendre compte des grands dossiers économiques et sociaux commandait de se lamenter systématiquement sur l’obsolescence du « modèle français »…


Ce journalisme d’opinion recouvre et étouffe le reste de l’information. Il trouve appui dans les automatismes d’une langue journalistique, censément « neutre », qui reproduit pourtant servilement les éléments de langage gouvernementaux : « flexibilité » et « souplesse » pour évoquer les licenciements ; « dialogue social » comme ratification par les syndicats des exigences patronales ; et aux accents parfois orwelliens (« La flexibilité, c’est la sécurité ! » annonce Christophe Barbier).


Ses victimes collatérales sont doubles : ceux qui au sein de la profession journalistique cherchent à informer plutôt qu’à influencer l’opinion ou à intervenir dans le débat politique ; et le public, pris en otage par une clique bavarde et partisane, qui impose une version subjective de l’actualité.


Annexe 1 : une étonnante uniformité lexicale

« Le chef de l’Etat […] croit aux vertus du dialogue social […] pour donner plus de souplesse aux entreprises, plus de protection aux salariés.  » (L’Express, 29 décembre) ;

« Cette négociation, voulue par le gouvernement et entamée le 4 octobre, vise à concilier plus de souplesse pour les entreprises et plus de protection pour les salariés . » (Libération, 1er janvier) ;

« Il s’agit de trouver un équilibre entre plus de flexibilité pour les entreprises et plus de protection pour les salariés . » (La Croix, 7 janvier) ;

« A la recherche d’un compromis historique sur une réforme du marché du travail, syndicats et patronat peinent à s’entendre pour le rendre à la fois plus souple et plus protecteur.  » (Direct Matin, 8 janvier) ;

« Les négociations reprennent […] Il s’agit d’offrir à la fois plus de protection aux salariés, mais aussi plus de souplesse aux entreprises  » (Leparisien.fr, 9 janvier). L’article est assorti d’un sondage : selon vous, faut-il assouplir le code du travail ? » ;

« Depuis le coup d’envoi, le 4 octobre 2012, de cette négociation cruciale, syndicats et patronat peinent à trouver un compromis pour fluidifier le marché du travail en donnant plus de souplesse aux entreprises et de protection aux salariés.  » (AFP, 10 janvier) ;

« Une majorité de partenaires sociaux a donné un avis positif, vendredi 11 janvier en fin de soirée, sur la signature de l’accord tant attendu sur la sécurisation de l’emploi, actant plus de droits pour les salariés et plus de flexibilité pour les entreprises. » (Nouvel Obs, 11 janvier)

« La négociation sur la sécurisation de l’emploi, destinée à offrir à la fois plus de souplesse aux entreprises et davantage de protection aux salariés , a abouti vendredi à un projet d’accord. » (Le Parisien, 11 janvier 2013)

«  Les négociations sur une réforme du marché du travail alliant plus de sécurité pour les salariés et flexibilité accrue pour les entreprises ont débouché sur un accord vendredi  » (Reuters, 12 janvier)

« Au terme d’une journée marathon et de trois mois de négociations, syndicats et patronats ont arraché hier soir l’accord tant attendu par l’exécutif sur la sécurisation de l’emploi, destiné à offrir à la fois plus de souplesse aux entreprises et davantage de protection aux salariés.  » (La Dépêche, 12 janvier)

« Au terme de trois mois de négociations, syndicats et patronats sont parvenus à un accord vendredi 11 janvier sur la sécurisation de l’emploi, destiné à offrir à la fois plus de souplesse aux entreprises et davantage de protection aux salariés . » (L’Expansion, 14 janvier)

« Destiné à offrir plus de souplesse aux entreprises et davantage de protection aux salariés cet accord "marque l’avènement d’une culture du compromis après des décennies d’une philosophie de l’antagonisme social", s’est félicitée Laurence Parisot, présidente du Medef. » (BFMTV.com, 12 janvier 2013)

«  Destiné à offrir plus de souplesse aux entreprises et davantage de protection aux salariés , que prévoit exactement cet accord ? » (RTL.fr, présentation de l’émission d’Eric Vagnier, 12 janvier)

« Trois syndicats sur cinq, à l’exception de la CGT et de FO, et les organisations d’employeurs, sont convenus d’un dispositif qui offre plus de souplesse aux entreprises et davantage de protection aux salariés.   » (RFI)

«  Plus de souplesse pour les entreprises et davantage de protection pour les salariés. Tels sont les grands axes de l’accord trouvé vendredi après trois mois de négociations entre syndicats et patronats. » (francetvinfo.fr, 14 janvier)

«  Destiné à offrir plus de souplesse aux entreprises et davantage de protection aux salariés , ce projet de loi sera présenté en Conseil des ministres en mars, puis examiné en urgence par le Parlement en vue d’une promulgation fin mai » (france24.com, présentation de l’émission « duel de l’économie », 17 janvier)

« La semaine dernière, la CGT et Force ouvrière ont refusé de signer l’accord sur une réforme du marché du travail […] Cet accord est censé offrir plus de souplesse aux entreprises et davantage de protection aux salariés  » (présentation de l’émission du 21 janvier 2013, France Inter)

Annexe 2 : une majorité de partenaires sociaux... non majoritaire.

Trois syndicats sur cinq ont voté l’accord. Une majorité de partenaires sociaux, certes, mais non représentative.

En termes de représentation syndicale, les signataires représentent 38,7% des votants aux élections prudhommales de 2008 [2] : 
- La CFDT (Confédération Française Démocratique du Travail) : 21,8% 
- La CFTC (Confédération Française des Travailleurs Chrétiens) : 8,7% 
- La CFE-CGC (Confédération Générale des Cadres) : 8,2%

Les non-signataires représentent 49,7% des votants aux élections prudhommales de 2008 : 
- La CGT (Confédération générale du travail) : 33,9% 
- FO (Force Ouvrière) 15,8 %

Notes

[1] La CGT et FO, qui ont refusé de signer le texte, sont majoritaires en termes de représentativité. Au-delà du milieu syndical, de nombreuses voix se sont par ailleurs élevées pour critiquer cet accord...

[2http://travail-emploi.gouv.fr/espac...

 

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