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  • : Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 21:27

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Les manifestants ont défilé derrière une grande banderole blanche portant les mots : «Jugement pour les banques. Sauvons le service public, les pensions, les personnes».

REUTERS/Juan Medina

Derrière une grande banderole blanche des syndicats, une centaine d'associations, de collectifs professionnels. Parmi leurs cibles : le système bancaire dont les dérives ont contribué à précipiter l'Espagne dans la crise en 2008. Le pays compte aujourd’hui officiellement 26% de chômeurs. Et justement en raison du nombre très élevé de chômeurs, ceux qui ont un emploi sont prêts à tout pour le conserver, y compris accepter des baisses de salaires. Les salaires dans le pays ont baissé en moyenne d'environ 10% ces dernières années.

L'Espagne compte 6 millions de chômeurs, un quart de la population active, et le niveau des salaires reflète cette situation catastrophique.


Pour conserver leur travail, les personnels de nettoyage de Madrid vont perdre jusqu'à 40% de leur paye. Partout ailleurs, des accords d'entreprise prévoient des baisses de salaires souvent acceptées sous la menace de licenciements. Des licenciements facilités par une réforme du Code du travail.


Selon un syndicat, 60% des salariés espagnols sont désormais sous la barre des 1 000 euros par mois et l'institut national de la statistique estime que 20% de la population est en grand danger de tomber dans la pauvreté.


Désastreuse sur le plan social, cette baisse des salaires profite à l’économie espagnole qui est ainsi devenue l'une des plus compétitives d'Europe avec des rémunérations inférieures du tiers à la moyenne de la zone euro. L'industrie automobile, par exemple, en bénéficie pleinement et les exportations sont dopées. Mais sur le plan intérieur, la consommation des ménages est au point mort.

 

Par RFI

 

                                 *************************************************

 

823500722.jpg"Tengo 85 años, estoy cabreada. Yo luché por los derechos q hoy os están arrebatando" / J'ai 85 ans , je suis énervé. Je me suis battu pour nos droits et aujourd'hui...

 

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 10:41

http://greek-crisis.org/@xternS/photos/clqc.php?img=Tn95fHJlcF9bXF5ACx4o 

 

Cette année l’hiver grec s’annonce encore plus rude qu’avant. Il est vrai que nous comptons déjà nos morts et nos mourants au cœur même du corps social car ils ne sont plus, et ceci longtemps, ces êtres habituellement déclassés vers les marges des lieux communs. La cadence du choc alors s’accélère. Pour certains la fin est brutale. Tel Tassos Doupis alors âgé de 28 ans, il était monté à Athènes depuis son village du Péloponnèse pour rendre visite à son beau père hospitalisé.

 

http://greek-crisis.org/@xternS/photos/clqc.php?img=Tn95fHJlcF9bX1xACx4o

                          Tassos Doupis 


Mardi 19 novembre au soir, il accompagna un camarade au restaurant où avait travaillé une amie de ce dernier. Le restaurateur n’ayant toujours pas versé le salaire dû à la jeune femme, les deux hommes crurent bon lui demander... certains comptes. C’est... ainsi que le vigile engagé par le patron de l’établissement a tabassé Tassos à mort, lequel à été tué pratiquement sur le coup. Le restaurateur ainsi que son... commis mortel ont été mis en état d’arrestation. Le café grec dans l’air du temps mort se boit par petites gorgées sans même prendre son temps entre chaque gorgée, indiscutablement, il est trop amer.

Tel encore P.K., employé au quotidien “Eleftherotypia” qui crut bon exiger ses impayés de salaires de plus de trois mois au service comptable du journal historique. En vain. De retour à son domicile P.K. subit une attaque cérébrale et depuis, il reste hospitalisé “sans retour possible à la vie d'après les médecins”, m’a confirmé encore hier un de ses confrères. Et sur l’île de Crète, un homme au chômage de trop longue durée vient de mettre en vente son rein en déposant une annonce à l’intérieur de l’hôpital Venizelio et en ces termes: “Je ne vends mon rein, je pourrais aussi vendre ma tête si cela est possible pour ainsi faire vivre mes enfants”, écrit-il. 

 

http://greek-crisis.org/@xternS/photos/clqc.php?img=Tn95fHJlcF9bXFtACx4o

                          L'hôpital athénien KAT, novembre 2013


La nouvelle s’est propagée à travers la presse locale et ensuite nationale, et déjà, la prise de contact entre les journalistes et cet homme fut chargée émotionnellement car malaisée. Le malheureux... donateur malgré-lui, ne souhaite pas que “son” affaire soit trop médiatisée, il a simplement révélé aux journalistes que sa vie s'est dégradée il y a deux ans et demi quand il a perdu son emploi. Car jusque-là, il avait vécu comme on dit “une très bonne vie économique”.

Selon la même source rapportée aussi par le quotidien (de SYRIZA) “Avgi” le désespoir de ce chômeur a atteint les limites de l’insoutenable: “Nous avons vendu tout, nos meubles, nos appareils électriques et tout ce que nous possédions chez nous. Il ne nous reste plus rien. Nous ne pouvons plus vivre. Par conséquent, je vends mon rein. Pour moi ce n'est pas si grave, je peux alors vivre qu’avec un seul rein. Je dois offrir un minimum de survie à ma famille...” La Grèce et sa survie, la Troïka et son Antonis Samaras, cité à la dérive alors si bien organisée. 

 

http://greek-crisis.org/@xternS/photos/clqc.php?img=Tn95fHJlcF9bXFlACx4o

                      “Troïka - Voleurs, escrocs et mafiosi”.“To Pontiki” du 20 novembre 2013 


Et chaque jour davantage, je rencontre des gens tristes mais à la conscience qui se réveille. “Antonis Samaras gouverne à la tête d'un gouvernement d'assassins économiques, inféodés aux financiers rapaces internationaux ainsi qu’à Berlin”, martèle de son côté Yorgos Trangas le journaliste issue de la vieille droite centriste, en commentant la rencontre du jour à Berlin entre Samaras et Angela Merkel, c’était lors de son émission du vendredi 22 novembre sur la radio Real-FM et c’est l’émission la mieux suivie à Athènes en ce moment. Signe des temps ?

Les masques tombent. Jeudi soir dans un centre de consultation de la Sécurité sociale l’ambiance était terrible. Une assurée... de la dernière heure espérait se procurer la liste contenant les noms des kinésithérapeutes conventionnés, “voila la prescription, j'en souffre... c'est à cause de mon travail. Je cotise depuis trente ans, mes employeurs aussi, enfin je le suppose”. En vain, une fois de plus.

Le médecin ainsi que le personnel administratif n’ont pas mâché leurs mots: “Madame, la quasi-totalité des centres de ce type fermeront rapidement. Nous serons alors virés comme les autres, médecins compris. Le ministre l'a annoncé. C'est un génocide organisé. Il va falloir payer ou sinon s'adresser directement aux hôpitaux de l’Assistance Publique, autant dire qu’il vous reste encore une certaine chance de la survie et dans la mesure où vous faites partie des assurés restants. C’est la fin... sauf que nous savons à qui nous avons à faire à présent. Le temps du mensonge prend fin et le ministre de la Santé travaille pour les escrocs de la Troïka ainsi que pour ses amis entrepreneurs comme d’ailleurs le reste du gouvernement. Tenez Madame, voilà la liste. Bonne chance !

 

http://greek-crisis.org/@xternS/photos/clqc.php?img=Tn95fHJlcF9bXFxACx4o

                          L'hôpital KAT. Athènes, novembre 2013


La patiente... du temps finissant a aussitôt joint le premier spécialiste dont le nom figurait sur cette liste: “Madame, c'en est fini de la Convention. N'étant plus payés en réalité mes collègues et moi, nous avons tout interrompu. Je peux vous proposer en signe de solidarité sociale entre nous tous ici dans ce malheureux pays que de me régler la part qui déjà restait à votre charge par l’ex-Sécurité Sociale, en somme quinze euros par séance”. Et l’accord fut conclut rapidement sous le regard vide des médecins... traités.

Heureusement, il y a certaines structures qui ne se sont pas encore effondrées, le grand hôpital KAT d’Athènes et même de Grèce, spécialisé en orthopédie et en traumatologie par exemple. J’y ai rencontré un personnel épuisé et combatif dans l’adversité: “Oui, nous pennons toujours en charge nos patients, nos accidentés, nous opérons dans l'urgence et nous sauvons des vies même si dans certains services notre personnel a été diminué de moitié. Encore faut-il que ces malheureux malades ou accidentés soient encore assurés”, m’expliquait récemment un médecin de l’établissement. Et malgré l’inévitable cohue, les altercations entre les gens, tout le monde se sentait du moins soulagé de cette prise en charge de ses proches. “Sauf que les infections nosocomiales ont fait un bond extraordinaire depuis trois ans. Ma mère en souffre suite à son opération à la tête. Les médecins restent réservés... je m’attends au pire”, ajoute Maria qui depuis trois semaines, ne quitte presque plus l’hôpital. 

 

http://greek-crisis.org/@xternS/photos/clqc.php?img=Tn95fHJlcF9bXFpACx4o

                          Matin ordinaire à l'hôpital KAT. Novembre 2013


Ailleurs c’est la mort subite qui se répète. Le ministère de la Santé a annoncé vendredi 22 novembre la mise en disponibilité de 150 médecins et soignants de l’hôpital psychiatrique athénien à Dafni, et de 80 autres membres du personnel de l’hôpital psychiatrique de Thessalonique. Le personnel est sous le choc. C’est la quasi impossibilité pour ces deux établissements historiques que de poursuivre leur mission, une presque fermeture. Tristesse, colère et assemblées générales d’urgence. D’où la blague du jour: “Adonis Georgiadis ferme les hôpitaux psychiatriques du pays pour échapper à sa propre hospitalisation”, sauf que nous n’avons plus envie d’en rire.

Notre ordinaire se décompose et avec lui c’est toute une partie de notre sociabilité qui vole en éclats. Parmi les agents de l’Université licenciés par le gouvernement, et à part la lutte, c’est sauve-qui-peut. De même que chez certains enseignants dont les postes ont été pareillement supprimés. Alors l’anthropophagie règne en maitresse absolue entre victimes, tous les moyens sont alors utilisés par certains (syndicalistes compris) pour ainsi ne pas figurer sur la liste des... déportés de la Troïka (UE, FMI, BCE) ; tricheries, fausses déclarations quant aux compétences acquises et quant à la situation familiale, réseaux clientélistes claniques chroniques remobilisés à travers les peuplades bien craintives au ministère de l’Éducation.

Finalement, la “le régime de la disponibilité” (autrement-dit, celui du licenciement) concerne d’abord les agents les mieux intègres et de toute évidence ceux qui ne seraient pas politiquement proches de la “gouvernance” Samaras - Venizélos. Des instructions auraient été données dans ce sens par le gouvernement lui-même: “peu importe ce que les agents écrivent en renseignant leurs feuilles d'autoévaluation, ils peuvent marquer n’importe quelle énormité du genre première, deuxième et troisième langue... le grec, nous saurons reconnaître les nôtres”, a ainsi dénoncé un universitaire sur la radio 105,5 FM (proche de SYRIZA). La Grèce sous la Troïka, c’est alors l’anéantissement intégral, hormis des népotismes, des scandales et des injustices à chaque pont du navire torpillé.

Nous allumons à présent - et si possible, notre chauffage à gaz ou au bois. Ces derniers jours, la Grèce a connu un temps pluvieux et frais. Et c’est alors en politique que certains lieux communs ne disposeront plus d’assez de marges. Décidément c’est l’hiver de toutes les gestations. 

 

http://greek-crisis.org/@xternS/photos/clqc.php?img=Tn95fHJlcF9bX15ACx4o                       Chauffage à gaz. Athènes, novembre 2013

 

 

Panagiotis Grigoriou - Historien et Ethnologue

 

Carnet de notes d'un ethnologue en Grèce
Une analyse sociale journalière de la crise grecque

Son blog : http://www.greekcrisis.fr/2013/11/Fr0298.html

 

 


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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 07:53

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Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Article publié dans People's World, journal communiste américain



Les étudiants de l'Université de Princeton ont un problème, ils n'en sont pas responsables. Depuis mars, sept d'entre eux ont contracté une méningite due à un micro-organisme à méningocoque de type B. Des vaccins qui marchent contre les microbes causant la plupart des cas de méningite bactérienne sont déjà disponibles aux États-Unis, mais pas un vaccin capable d'empêcher une méningite à méningocoque de type B. La conséquence, c'est que les étudiants de Princeton sont en danger. 55 millions de doses du vaccin de type B ont déjà été administrés dans 15 autres pays, essentiellement en Amérique latine.



Le nom du vaccin est VA-MENGOC-BC, et il vient de Cuba. En raison du blocus économique anti-cubain, les exportations cubaines en direction des Etats-unis sont interdites.



La panique régnant à Princeton a conduit l'Administration américaine pour les médicaments et l'alimentation à autoriser les Centres de contrôle et de prévention des maladies à importer assez de vaccins de type B BEXSERO, développés par l'entreprise suisse Novartis, pour vacciner les 8 000 étudiants de Princeton. BEXSERO est nouveau et vient d'être déclaré prêt à l'usage dans l'Union européenne et en Australie.



La méningite, c'est une inflammation de la membrane enveloppant le cerveau ainsi que de la moelle épinière. Sans traitement de la méningite bactérienne, les dégâts sur les structures cérébrales sont probables et de nombreux survivants restent dans des conditions de handicap terribles. Même avec un traitement, 10 % des personnes infectées meurent. Les mêmes agents bactériens pathogènes peuvent être responsables d'infection de la circulation sanguine potentiellement mortelles. En 2000, les méningites ont causé 171 000 décès dans le monde entier, selon l'OMS.



Des vaccins existent, à usage préventif, contre les trois micro-organismes le plus souvent associés aux méningites bactériennes, la bactérie à méningocoque en faisant partie. Des vaccins sont disponibles aux Etats-unis pour lutter contre les quatre types de méningocoques. Il n'y a pas de vaccins aux Etats-unis contre le cinquième type, la forme de type B. Actuellement, les maladies de type B comptent pour un tiers des cas de méningites aux Etats-unis.



Le système de santé public cubain comprend non seulement des soins curatifs et préventifs mais aussi une industrie et une recherche bio-médicale. En réponse à une épidémie de méningite de type B qui a commencé en 1976, l'Institut Finley de Cuba, dirigé par le Dr. Concepcion Campa, a développé le VA-MENGO-BC, mené des essais, et lancé le vaccin en 1991.



Au plus fort de l'épidémie, l'incidence générale des méningites de type B étaient de 14,4 victimes pour 100 000 personnes. Le taux d'enfants de moins de 6 ans dépassait les 160 pour 100 000. Le taux général d'infection en 1989, avant l'introduction du vaccin, était de 6,5 pour 100 000. Il est tombé à 0,8 pour 100 000 en 1993 et à 0,2 pour 100 000 en 2006. Les observateurs du monde entier s'accordent à dire que la vaccin protège les individus et empêche la maladie de se propager. Les épidémiologistes ont rencontré des succès comparables dans d'autres pays, notamment au Brésil où des millions de personnes ont reçu le vaccin cubain. Les effets indésirables ont été minimes. Conformément à sa conception, le vaccin s'est révélé aussi efficace pour protéger contre les méningites de type C.



Les scientifiques ont éprouvé des difficultés à parvenir à un vaccin de type B utile, essentiellement parce que la matière dans la couche de polysaccharide du micro-organisme utilisée comme anti-gène potentiel était souvent non-reconnue comme matière étrangère par l'hôte humain. Par conséquent, ils ne parvenaient pas à stimuler la production d'anticorps protecteurs. Novartis se gargarise de son vaccin BEXSERO, pour la large gamme de protection de type B qu'il apporte, résultat de quatre nouveaux éléments anti-gènes utilisés dans sa fabrication. Les scientifiques cubains, toutefois, sont heureux de constater que cela ressemble à la protection que leur vaccin offre contre les souches de type B « qui diffèrent de la souche vaccinale ».



Outre les difficultés techniques nécessitant du temps et de l'argent supplémentaire, et de l'absence d'une épidémie à traiter,il n'est pas évident de comprendre pourquoi les Etats-unis n'ont jamais développé un vaccin contre les méningites de type B. Mais pourquoi Cuba l'a fait, cela devient clair quand on écoute l'explication du Dr. Concepcion Campa, elle date de 2007 :



« Cuba a une approche de la recherche qui ne prend pas seulement en compte la santé de la population cubaine mais aussi celle de la population mondiale, en particulier des plus pauvres (…) Dans de nombreux pays, y compris les Etats-unis, des enfants de tous âges meurent de méningite de type B. »



Quand l'intervieweur lui demande : « Quels pays utilisent le vaccin cubain ? Est-il vendu, donné ou échangé ? », Campa lui répond :



 

« Le vaccin a été donné à des pays africains, en Uruguay, où il y a eu une grosse épidémie, et il est utilisé dans des campagnes de vaccination au Brésil, en Colombie et dans d'autres pays. Concernant les ventes de vaccin, nous prenons généralement en considération où le vaccin sera administré. Ce n'est pas la même chose de vendre un vaccin au secteur privé, où cela va coûter les yeux de la tête, et à un système de santé public pour des campagnes de vaccination, ou quand il y a une épidémie (…) les Cubains ont en général un lien très spécifique car partout où il y a de la souffrance, c'est nous qui souffrons également (…) Les pays en voie de développement ont moins de possibilités de soulager cette douleur ».

 


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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 07:07

http://img.over-blog.com/350x253/0/54/47/14/Allemagne/precarite-principale-raison-miracle-economiqu-L-FLxfb3.jpeg

 

 

La confédération allemande des syndicats (DGB), a dénoncé jeudi l’explosion du travail précaire et peu rémunéré à l’origine du soit disant « miracle allemand ».


Bien que le nombre de personnes au travail soit le plus élevé depuis la réunification en 1990, le nombre d’heures travaillées a baissé, moins deux milliards d’heures depuis 1991 d’après les statistiques du ministère du travail.


Si le taux de chômage est l’un des plus bas d’Europe, 6,9% en septembre et 41,8 millions d’actifs recensés à l’été 2013, les emplois à temps partiel ont plus que doublé et 3 millions d’emplois à temps plein ont été détruits depuis 20 ans selon le DGB.


La flexibilisation du travail par la création des « mini-jobs » rémunérés 450€ maximum par mois et dispensés de cotisations sociales, ou les « jobs à 1€ de l’heure », essentiellement des travaux d’intérêt public créés dans les années 2000, ont fait nettement augmenter les inégalités salariales.


La proportion de bas salaires est parmi les plus élevées dans l’Union européenne. Près d’un quart des actifs allemands avaient en 2010 une rémunération inférieure à 9,54 euros de l’heure, environ le salaire minimum en France.


La DGB rappelle que les « emplois atypiques », contrats à faible durée, intérim, temps partiels inférieurs à 20 heures par semaine, concernent près de 8 millions de salariés autrement dit des « travailleurs pauvres » soit 21,8% de l’emploi total en 2012.


Le syndicat ajoute que la forte limitation des revenus des salariés affaiblit la demande intérieure et oriente l’économie allemande vers les exportations qui la rendent dépendante des marchés étrangers.

 

 

 

 http://www.politique-actu.com/files/33672-poi-logo,bWF4LTY1NXgw.jpg

 

 

 

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 06:29

 

L’association « L’Eclat ».

http://img.over-blog.com/270x146/5/49/36/54/images-de-lutte/resistance/resistance-france/image002--1-.jpg

 

L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR »

http://img.over-blog.com/300x139/5/49/36/54/images-de-lutte/resistance/resistance-france/image004.jpg

vous invitent à la projection/débat autour du film:

« Les Jours Heureux » de Gilles Perret - Nice- mardi 26 novembre 2013 à 20h30.

 

L’évènement aura lieu au cinéma Mercury, place Garibaldi à Nice.

Le film sera suivi d’un débat avec

Bernard FRIOT* 

(Sociologue, économiste).

 

http://img.over-blog.com/374x500/5/49/36/54/images-de-lutte/resistance/image016.png

 

 

Bernard Friot.

http://tvbruits.org/IMG/jpg/friot.jpgSociologue et économiste, Bernard Friot est spécialiste des politiques du salariat. Assistant en 1971, puis maître de conférences en économie à l’IUT de l’université de Lorraine, il est élu professeur de sociologie à l’université de Paris-Ouest Nanterre en 2001. Il devient professeur émérite en 2009.


A travers sa thèse d’État d’économie qui porte sur la construction de la Sécurité sociale en France de 1920 à 1980, il conteste l’interprétation de 1945 qui fait de « la Sécurité sociale un élément nécessaire à la période fordiste du capitalisme ».


Chercheur à l’IDHE (Institutions et dynamiques historiques de l’économie), il participe aux travaux de l’Institut européen du salariat qui promeut l'idée d'un « salaire à vie » pour tous, une proposition alternative au revenu de base, idée que Bernard Friot dénonce comme étant « la roue de secours du capitalisme ».


Il a publié plusieurs ouvrages :


The Wage under Attack : Employment Policies in Europe (avec Bernadette Clasquin), (Ed. PIEPeter Lang, 2013) ;


Puissances du salariat, nouvelle édition augmentée, (Ed. La Dispute, 2012) ;


L’Enjeu du salaire, (Ed. La Dispute, 2012) ;


Comprendre l’écologie politique, (chap. 7, entretien) : « Pour une citoyenneté révolutionnaire » (Ed. UFAL, 2012) ;


L’Enjeu des retraites, 2010, (Ed. La Dispute, 2010)…

 


 

Infos sur ce merveilleux film

 

Entre mai 1943 et mars 1944, sur le territoire français encore occupé, seize hommes appartenant à tous les partis politiques, tous les syndicats et tous les mouvements de résistance vont changer durablement le visage de la France. Ils vont rédiger le programme du Conseil National de la Résistance intitulé magnifiquement :  « Les jours heureux »


Ce programme est encore au cœur du système social français puisqu’il a donné naissance à la sécurité sociale, aux retraites par répartition, aux comités d’entreprises, etc.


Il nous paraît important et essentiel de porter à la connaissance du plus grand nombre à la fois les avancées fondamentales que le CNR a promu -et dont nous avons bénéficié durant de très nombreuses années et dont nous bénéficions encore partiellement- et l'état des lieux actuel qui met en avant les dangers auxquels nous sommes exposés. Le film "Les jours heureux" nous interpelle et nous questionne !

 

Aussi face au démantèlement méthodique des valeurs, des modèles et des principes que le CNR a porté, et afin de mettre l'accent sur ces dérives dangereuses, la mobilisation de toutes et tous est essentielle et passe notamment par ce devoir de "vérité historique" que nous offre et présente le film "les jours heureux" de Gilles PERRET.

 

Devant les régressions toujours renouvelées, devant le battage médiatique transformé en odieuse propagande qui veut nous persuader que les pires contre-réformes sont réalisées dans l'intérêt des travailleurs, il faut absolument revenir aux fondamentaux et bouter hors notre grille de lecture cette redoutable propagande. Nous devons retrouver la volonté de nous battre afin de permettre aux "Jours Heureux" d'illuminer à nouveau l'avenir. Pour cela nous devons, comme le disait avec insistance le regretté Stéphane Hessel, "RÉSISTER C'EST CRÉER? CRÉER C'EST RÉSISTER" !!!


Un extrait :

 

 

 

 

 

N'oubliez pas que ceux qui ignorent l'histoire sont condamnés à la revivre. Je finirai par une citation de Jean Ortiz "La mémoire ne m'intéresse que dans la mesure où elle nous permet de parler du présent".


  Lucien Pons

 


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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 10:29

http://www.framablog.org/public/_img/framasoft/.noesunacrisis_LOGO_footerpartenaires_plat_m.jpg

 

Sorti en octobre 2013, No Es Una Crisis est un passionnant documentaire de Fabien Benoit et Julien Malassigné traitant de la situation politique et économique en Espagne dans le sillage du mouvement des Indignés.

 

 

Sa particularité : c’est, à notre connaissance, le premier web-documentaire professionnel créé et diffusé sous licence Creative Commons BY-SA[1. Les images, les sons, les sous-titres, sont donc en effet réutilisables librement (à condition de citer les auteurs et de conserver les œuvres dérivées sous la même licence). Ce qui fait plus de 3h de média de qualité professionnelle accessibles pour tous.


Mais, ami-e libriste, ne te jette pas à clic perdu sur ce lien, ou ta déception risque d’être grande ! En effet, la diffusion se fait dans un format fermé (Flash), ce qui empêche sa visualisation sur de nombreux supports : smartphones, tablettes, GNU/Linux et même Windows XP (dont le support des dernières version de Flash était incomplet jusqu’à il y a peu).


Or, il se trouve que Framasoft partage le même bureau[2que l’équipe de production de ce web-documentaire ! Nous leur avons donc proposé notre aide à deux niveaux. 


D’abord, nous avons hébergé les fichiers vidéos du web-documentaire, particulièrement sollicités lors de l’annonce sur différents sites de la presse nationale et espagnole. Grâce à l’aide précieuse de Rézopole (pour la mise à disposition de serveurs et surtout de bande passante) et de Fabien Bourgeois (notre autre voisin de bureau, pour l’aide à la configuration de ces serveurs), le webdoc a pu dépasser sans encombre les 60 000 visualisations, avec des pics à 2x200Mbps et plus de 6To transmis sur quelques jours.


Mais surtout, nous avons proposé aux auteurs de les aider à « libérer » totalement leur oeuvre en organisant mi-décembre un week-end de « conversion » de leur documentaire en Flash dans une technologie libre et ouverte (HTML5). Un « liberathon », en quelque sorte !


Vous en apprendrez plus à la fin de cette entrevue avec Jean-Baptiste Fribourg, producteur du documentaire à la Société de Apaches.

 

http://www.framablog.org/public/_img/framasoft/.noesunacrisis_photogramme_mareablanca_m.jpg

 

Lire la suite >>> 

No Es Una Crisis : un documentaire à la fois déjà libre et bientôt libre(Framablog)

http://www.framablog.org/index.php/post/2013/11/21/no-es-una-crisis-documentaire-libre

 

 

 


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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 10:02
Bernard Stiegler et quelques remarques pertinentes… l’exemple de l’école publique…

La remarque essentielle me paraît être dans l’idée qu’un modèle quasiment utopique, le néolibéralisme, dont personne ne veut a réussi à partir de catastrophes, celles qu’il provoque en général, à s’imposer…
Cette remarque sur l’effet de sidération à partir du quel le capitalisme en profite pour détruire un peu plus toutes les formes collectives en leur substituant le consumérisme individualiste est effectivement pertinente, on songe à Pasolini qui très tôt le dénonce et même à partir de mai 1968. Si à cette époque, on peut considérer qu’il y a un espèce d’enthousiasme à s’engager sur cette voie que l’on estime anarchiste et donc libertaire, il y a une reprise en main du capital qui va utiliser sa propre crise pour pousser plus avant le chaos. L’exemple de l’école publique, donné ici est particulièrement pertinent.


Au début du mois de juillet, le quotidien britannique The Independent publiait le projet encore secret du ministre de l’éducation britannique Michael Gove de transformer les 30.000 écoles d’Angleterre en «Academy schools».
 
Ces écoles fonctionnent de manière indépendante du système national d’Education et sont financées par le gouvernement mais aussi par des fonds privés. Mais ce qui est encore plus surprenant dans le projet de Michael Gove pour nos yeux français, c’est qu’il souhaite faire de ces écoles des entreprises à but lucratif.
 
L’école publique ne plaît guère aux vrais libéraux. Leurs arguments sont simples: une école librement choisie serait une école plus efficace car ses «clients» en attendent logiquement un retour sur investissement et cette exigence, stimulante pour le système, relève le niveau de l’ensemble. Dans le modèle libéral, l’Etat garde un rôle économique dans le fonctionnement du système scolaire en jouant un rôle de redistribution et met la main à la poche en allouant aux parents des «chèques éducation».
 
Un chèque que les familles peuvent utiliser où elles le veulent et comme elles le veulent. La liberté de choix de l’école est totale. Le pape du libéralisme Milton Friedman qui en parla pour la première fois en 1962 dans «Capitalisme et liberté». Ça paraît exotique, mais pour l’économiste Philippe Némo, par exemple, c’est tout à fait importable en France.
 
La fin de l’école publique et l’instauration d’un système totalement privé, «libre», est-elle vraiment envisageable chez nous? Aucun politique ne l’a dit, ne le dit, ne l’envisage. Mais on observe que le comportement par rapport au système privé a totalement changé ces vingt dernières années. Les grandes guerres scolaires sont derrière nous et les élèves passent allègrement d’un système à un autre: une famille sur deux a recours, au moins une fois durant la scolarité de ses enfants, à l’enseignement privé.
 
Rares sont donc les parents qui, devant une situation qu’ils estiment difficile dans le public hésitent à passer au privé. C’est sûrement ce qui a donné l’idée à Nicolas Sizaret, qui a passé 6 ans au ministère de l’Education en tant que consultant, d’écrire un livre dans lequel il imagine le lancement d’une chaine d’école d’excellence par un groupe privé. Des écoles qui feraient en concurrence frontale avec l’Éducation nationale. Ce livre, paru l’an dernier, s’intitule «OPA sur le Mammouth» (Edtions Souffle Court). C’est un travail très documenté, bien senti et, chose rare quand on parle d’éducation, drôle.
 
Quand j’ai vu passer cette information sur les écoles britanniques, j’ai appelé Nicolas Sizaret pour savoir ce qu’il en pensait et s’il considérait que l’école «à but lucratif» était imaginable en France.
 
Nicolas Sizaret rappelle d’abord qu’en 1994 déjà, l’Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS), signé sous l’égide de l’Organisation Mondiale du Commerce, pressait les gouvernements de libéraliser totalement leurs systèmes éducatifs, bref d’ouvrir un véritable «marché de l’éducation».
 
Aux Etats-Unis par exemple, les systèmes éducatifs publics sont progressivement démantelés au profit d’établissements scolaires privés que les parents ont la possibilité de mettre en concurrence. Finalement, même l’éducation prioritaire dans les quartiers sensibles va fonctionner sur un modèle entrepreunarial. Ce sont les «charter schools», dont les directeurs ont la liberté d’embaucher et de licencier les enseignants de l’établissement qu’ils dirigent.
 
Ce qui est nouveau dans le projet britannique, c’est de considérer ouvertement certaines écoles publiques (academy schools, un des systèmes du public, d’écoles indépendantes financées par l’état, près de 40% des élèves en 2012) d’abord comme de potentielles entreprises à but lucratif à qui on pourrait appliquer tous les mécanismes de la finance d’entreprise (levée de capitaux, maximisation des profits, cotation en bourse, entrée au capital de fonds spéculatifs, revente… et éventuellement faillite).
 
Dans ce projet politique, l’éducation n’est pas (plus !) considérée comme un bien public. Pour Nicolas Sizaret, ce type d’annonce se fait sans complexe et dans une relative indifférence, à partir du moment où les citoyens fatalistes perdent confiance dans les capacités de leurs services publics à répondre à leurs besoins mieux que ne le ferait le secteur marchand.
 
Les sources de financement privé aident de plus en plus à financer l’école publique. Elles arrivent par des voies auxquelles on ne pense pas forcément, par exemple le mécénat. Quand on les sollicite, les entreprises répondent présent, sans complexe. D’ambitieux programmes d’enseignement artistique aussi sont largement soutenus par de grandes entreprises, c’est la cas par exemple d’un projet magnifique comme «Orchestre à l’école», développé grâce au mécénat d’Axa, Bouygues, LVMH… etc., «qui permet aujourd’hui l’installation de dizaines de classes orchestres dans les écoles de l’Hexagone», nous dit la fondation. Certains établissements lancent eux-mêmes leurs propres fondations.
 
C’est ce qu’a fait le prestigieux lycée parisien Louis-le-Grand l’année dernière avec de très grosses entreprises : LVMH, EADS, Canal+ et L’Oréal. Sa dotation de départ était de 250.000 euros. L’établissement, public il faut le rappeler, capitalise sur son nom et sa réputation pour recueillir des fonds privés. Tous les lycées ne pourront pas en faire autant.

L’objectif, précisait Joël Vallat, son proviseur au moment du lancement de la fondation, était «l’ouverture sociale et la mobilité internationale» de son lycée. Enfin, Total a signé un accord-cadre avec l’Etat, plus précisément avec le ministère des Sports, de la Jeunesse, de l’Education populaire et de la Vie associative le 7 juin dernier pour financer à hauteur de 4 millions d’euros la réforme des rythmes scolaires (notamment alloués au développement d’activités périscolaires prévues dans le cadre de la réforme des rythmes éducatifs… de l’argent qui provient en fait de fonds précédemment alloués au Fond d’expérimentation de la jeunesse de Martin Hirsch et qui a mis de l’huile dans la mise en place de la réforme des rythmes).
 
Enfin, et surtout, il faut bien reconnaitre qu’une autre forme de privatisation remporte un gros, un très gros succès en France. Une note du Centre d’analyse stratégique de janvier 2013 révèle que les Français sont les plus gros consommateurs de cours particuliers en Europe.
 
La marchandisation de l’éducation ne progresse pas forcément comme un phénomène brutal. A part quelques ultralibéraux (comme Michel de Poncins), personne ne prône ouvertement une privatisation frontale du système. Mais comme le souligne malicieusement Nicolas Sizaret, si le lycée Louis-le-Grand à Paris était proposé à la vente à un fonds d’investissement (sur le modèle de ce que propose aujourd’hui le gouvernement anglais pour ses établissements scolaires), l’Etat pourrait en tirer 50 millions d’euros (sans compter la valeur des bâtiments, qui appartiennent à la collectivité).
 
Lorsque le budget de l’Education nationale en sera à 50 millions près, selon la couleur du gouvernement en place et selon l’image qu’aura alors l’Ecole publique dans l’opinion, un tel scénario deviendra-t-il possible?
 
 
Louise Tourret
(slate)
http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-l-ecole-privatisee-un-projet-dans-les-cartons-de-l-ultra-liberalisme-121205368.html

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 08:54

http://img.over-blog.com/500x375/5/49/36/54/images-de-lutte/luttes-bis/luttes3/lutte-4/luttes5/luttes6/372454157_640-copie-1.jpg

Chroniques d’un hiver européen est une série documentaire audio-photo racontant le quotidien de citoyens européens pendant la crise économique du début des années 2010, connue sous le nom de « crise de la dette européenne ».

Amorcé en novembre 2011, ce projet évolutif au long cours initié et réalisé par Étienne Haug compte déjà 3 épisodes de 45 minutes. La première saison nous raconte le quotidien de quelques habitants d’Athènes, un instantané datant de décembre 2011. On découvre au cours de ces épisodes ce que signifie concrètement, tant sur le plan pratique que psychologique, de vivre dans un pays où le consensus social qu’on pensait acquis depuis des décennies se retrouve détruit en quelques années seulement.

 

Une collaboration engagée au printemps 2012 avec les photographes grecs Stefania Mizara et Achilleas Zavallis, la commissaire d’exposition française Camille Pillias et la monteuse française Nelly Ollivault et l’association de production documentaire Radiofonies Europe a permis le développement du projet en vidéo..


 

 

                             "Athènes, de la récession à la dépression"

Fin 2011, les Grecs s’apprêtaient à entrer dans la cinquième année de la plus longue récession de l’histoire du capitalisme.

 

 

 ( Vous pouvez  activer  les sous titres en cliquant sur l'icône suivante   en bas de la vidéo puis la langue de traduction de votre choix.)

 

 

Le deuxième épisode,   "Athènes, la spirale de la rigueur"    des politiques économiques et de ses dangers cachés. 

 

Le troisième épisode,   "Athènes, à la recherche d'une évasion" combler le vide laissé par un monde effondré.

 

 

 


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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 23:33

 

 Lundi 28 octobre 2013,   par André Grimaldi

 

http://alencontre.org/wp-content/uploads/2011/10/IMG_8691-300x200.jpg                                         Le professeur André Grimaldi

 


Le processus de privatisation des systèmes de santé a été imaginé dans les années 1980 par des think-tanks (Gouvernance Institute et Institute Health Summit). Puis il a été adopté par l’OCDE et l’OMC, laissant le soin à chaque pays d’adapter son application en tenant compte des spécificités nationales [1].

 

Combattre ce processus de privatisation suppose d’intervenir sur plusieurs fronts [2] : sur le front théorique et idéologique, sur le modèle scientifique de la médecine, sur celui de l’« hôpital-entreprise » et sur le financement du système de santé.


1. D’abord sur le front théorique et idéologique


Il s’agit de défendre la santé comme un bien commun universel et non comme un bien privé individuel. Et ce pour trois raisons fondamentales :


Premièrement, de nombreuses maladies résultent de l’environnement (certains cancers, les allergies, l’obésité et ses conséquences, la pollution, les accidents du travail…). Leur prévention relève d’une politique de santé publique (la France consacre moins de 5 % des 240 milliards d’euros de dépenses de santé à la prévention). Nombre de maladies infectieuses sont contagieuses. Leur traitement et leur prévention ne se conçoivent pas sans une action au niveau des populations dans leur ensemble. Sans même évoquer les addictions et les dépressions, véritables maladies du siècle favorisées par la crise sociale et la promotion de l’individualisme menant en réalité au développement de la solitude.


Deuxièmement, le malade, ou même seulement la personne qui se croit malade, n’est pas un « consommateur éclairé », mais une personne anxieuse. Le progrès de ses connaissances et de son information, notamment grâce à internet, ne modifie pas fondamentalement l’asymétrie relationnelle avec les professionnels de santé. Tout au plus, amène-t-il plus souvent le patient à demander un second avis (en dehors des urgences, bien évidemment). Ce que recherche un patient, c’est d’abord et avant tout une confiance. Et c’est pourquoi les médecins prêtent serment de ne pas abuser de cette confiance. D’où l’importance majeure de l’indépendance des professionnels à l’égard des industriels de la santé comme des gestionnaires et des financeurs.


Troisièmement, les modalités de financement de la santé expriment les valeurs profondes d’une société.

Le principe d’égalité des personnes face à la maladie et à la mort, quelles que soient leurs conditions sociales, leurs origines ou leurs croyances, est une valeur partagée par l’idéal républicain et l’éthique médicale. Aucune société développée ne peut accepter ouvertement de laisser mourir à la porte de l’hôpital ceux qui ne peuvent pas payer. Mais le renoncement aux soins, plus facilement toléré par le corps social, atteint 20 % en France, et se développe de façon vertigineuse en Grèce, en Espagne et au Portugal. Ce renoncement entraîne des consultations plus tardives, pour des pathologies évoluées plus graves et finalement ayant un coût plus élevé. L’exemple des États-Unis est sur ce point très éclairant.

 

C’est le système de santé le plus libéral, en grande partie organisée par les assureurs privés, avec des résultats globalement très médiocres, pour un coût pour la société représentant 18 % du PIB (contre 11 à 12 % pour les Pays-Bas, la France, l’Allemagne, le Canada, la Belgique, la Suisse…). Cependant, même aux États-Unis, la moitié de la dépense de santé est publique pour le financement de MEDICAID pour les pauvres et de MEDICARE pour les personnes âgées. Si bien que les Américains paient deux fois : une fois pour eux et leurs familles (le plus souvent par le biais de contrats d’entreprise) et une deuxième fois pour les pauvres et les personnes âgées. D’où l’hostilité rencontrée par le président Obama qui a dû renoncer à une assurance publique universelle face à l’écho des positions du Tea Party demandant que chacun paye personnellement sa santé (comme sa sécurité...).

Pourtant, en matière de santé, l’égalité est une condition de la qualité, comme l’a bien montré Richard Wilkinson [3]. Les riches Américains diabétiques sont moins bien soignés que les pauvres Français diabétiques pris en charge à 100 %. Un système public de santé égalitaire et solidaire est aussi la garantie pour les riches d’être aussi bien soignés que les pauvres ! Au-delà de la provocation, il suffit d’évoquer le cas d’un célèbre chanteur franco-belge ou de notre chère Liliane nationale pour comprendre qu’il ne suffit pas d’avoir beaucoup d’argent pour être bien soigné.


2. Le second front de lutte contre la privatisation concerne le modèle scientifique de la médecine


Après le premier modèle historique anatomo-clinique développé dans les hôpitaux-hospices, s’est développé, après la Seconde Guerre mondiale, le modèle biologique qui a été marqué en France par la création en 1958 des CHU. Dans les années 1980-90 est apparu le concept de « médecine industrielle ». Selon ce modèle, le médecin devenait un ingénieur ou un technicien pour deux raisons convergentes.


Tout d’abord, la pratique médicale ne reposait plus sur le raisonnement physiopathologique mais sur les faits démontrés à partir d’études portant sur un très grand nombre de patients. Les grands nombres permettent de calculer des moyennes, des moyennes on peut faire des normes et ces normes peuvent être transcrites en recommandations que les médecins n’ont plus qu’à appliquer et que les malades doivent observer.


Parallèlement, le développement des techniques d’investigations et d’interventions permettait de définir avec précision des procédures rendant très secondaire l’expertise clinique fondée sur l’expérience.

 

D’autant que le morcellement des soins permettait de simplifier, en la spécialisant, la tâche de chacun. La prise en charge « globale » du patient n’était plus que la somme d’interventions spécialisées dont il s’agissait d’assurer la cohérence et la continuité sur la « chaîne de production ». Le modèle de l’hôpital ressemblait à celui d’une entreprise, et plus particulièrement à une entreprise de transport aérien, avec ses procédures, ses check-lists, ses cercles de qualité, son pilotage automatique, ses tours de contrôle.

Quelle est la réalité du concept de « médecine industrielle » défendu par Claude Le Pen, professeur d’économie de la santé [4] et par Guy Vallancien, chirurgien, professeur d’urologie ? Il y a une petite part de vérité, par exemple en radiologie et dans certains actes de chirurgie ou d’endoscopie où le médecin devient un technicien hautement qualifié, spécialiste d’un acte, n’ayant pas besoin d’examiner le malade ni même de lui parler (si ce n’est pour lui demander s’il a une « bonne mutuelle »). Mais pour l’essentiel, le médecin, comme le chirurgien, reste un artisan, tant les patients diffèrent les uns des autres. Chaque cas est singulier, singularité psychosociale bien sûr, mais aussi biologique et même anatomique. Les recommandations publiées par les autorités sanitaires ne sont pas faites pour être appliquées comme des recettes, mais pour permettre au professionnel (et au patient) de se situer par rapport à la moyenne et de pouvoir expliquer, et si nécessaire justifier, la distance par rapport à la « norme ». Nous sommes en train d’entrer dans la quatrième ère scientifique de la médecine, celle de « l’individualisation », y compris en cancérologie, dominée jusqu’ici par la standardisation des protocoles.


On peut grossièrement distinguer trois types de médecine.


1) La médecine des petites maladies aiguës bénignes et de la chirurgie simple. La médecine traditionnelle du colloque singulier (relation bilatérale médecin-patient) est adaptée, même si une part pourrait être réalisée par des infirmières cliniciennes et des paramédicaux spécialisés (orthopédistes par exemple).


2) La médecine des pathologies graves et des gestes techniques complexes (de l’infarctus du myocarde à la greffe d’organes). Elle nécessite un regroupement de moyens techniques et humains, la constitution d’équipes (dont les membres sont habitués à travailler ensemble) et la mise en place de filières, du domicile au centre de soins de suite spécialisé, en passant par le centre hospitalier référent.


Une partie, mais une partie seulement, de ces deux médecines concernant des actes standardisés pourrait être qualifiée de « médecine industrielle » et être réalisée par des techniciens.


3) Enfin, la médecine des maladies chroniques qui doit assurer une prise en charge globale du patient. Ce devrait être une médecine « intégrée », à la fois biomédicale, pédagogique, psychologique et sociale, où l’éducation thérapeutique du patient, et si nécessaire de son entourage, est essentielle. Médecine intégrée, mais aussi coordonnée entre les professionnels et entre la ville et l’hôpital. Cette médecine concerne 15 millions de nos concitoyens, et ce nombre ne peut qu’augmenter en raison du vieillissement de la population et des progrès relatifs de la médecine permettant de soigner de mieux en mieux tout en s’avérant incapable de guérir. Ainsi, le nombre de diabétiques augmente dans notre pays de 5 % par an, en raison du développement de l’obésité, de la sédentarité et du vieillissement de la population, mais aussi de l’accroissement de la durée de vie des patients.


3. Le troisième front est celui de « l’hôpital entreprise »


Celui-ci se décline sur plusieurs plans


1) Réaffirmer, comme l’a fait la ministre, l’existence d’un service public hospitalier composé des hôpitaux publics et des établissements privés à but non lucratif participant au service public, est indispensable mais insuffisant, tant que la tarification à l’activité (T2A) reste le mode de financement dominant des hôpitaux. En effet, selon le droit européen, toute activité donnant lieu à une tarification doit être soumise à la concurrence. C’est pourquoi, à deux reprises, la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP), regroupant les cliniques commerciales, a déposé plainte auprès de la Commission de Bruxelles contre le gouvernement français pour « entrave à la libre concurrence ». Et, un jour, cette plainte sera jugée recevable !


2) De ce point de vue, la fin de la « convergence tarifaire » visant à aligner les tarifs des hôpitaux sur ceux des cliniques privées est une bonne chose. Encore faudrait-il qu’elle ne s’applique pas dans les faits, puisqu’en 2013 les tarifs des hôpitaux ont baissé de 0,83 %, tandis que ceux des cliniques commerciales ne baissaient que de 0,2%, malgré un cadeau de quelque 200 millions d’euros au titre du crédit impôt compétitivité emploi (CICE).


3) L’essentiel est cependant de mettre fin à la logique « business plan » qui s’est développée dans les hôpitaux et qui déconnecte l’activité et son financement de sa justification en terme de santé publique. En effet, le critère d’une activité hospitalière n’est plus le bénéfice pour le patient et pour la collectivité, c’est-à-dire « le juste soin au moindre coût », mais la rentabilité pour l’hôpital. Si bien que les médecins hospitaliers (et les directeurs) sont soumis au dilemme absurde : « défendre mon hôpital ou défendre la Sécurité sociale ». Chacun œuvre désormais de façon consciencieuse à « couler » la Sécu ! En effet, grâce à la T2A, mieux vaut amputer ou dialyser un patient diabétique que de prévenir l’amputation ou la dialyse, et mieux valent deux séjours courts à un seul séjour plus long ! Il faut substituer à cette logique commerciale une planification sanitaire décentralisée et démocratique. La T2A doit devenir ce qu’elle aurait toujours dû être : une simple technique de financement parmi d’autres, adaptée aux activités standardisées, programmées, ayant peu de variabilité, soit environ 80 % des activités des cliniques privées et 30 % des activités de l’hôpital public. Il faut utiliser concomitamment les trois modes de financement : la T2A, le prix de journée et la dotation, avec pour chacun un mode de régulation adapté (le volume d’activité, la durée de séjour, les caractéristiques des populations prises en charge).

 

4) Il faut rompre avec la politique des partenariats publics/privés (PPP) qui entraîne le plus souvent un transfert de fonds publics vers le privé lucratif, voire qui permet de remettre en cause le statut public de l’hôpital en le transformant en établissement privé à but non lucratif, comme cela vient de se faire pour la pédiatrie du CHU de Nice transférée à la fondation privée Lenval.


Le changement de statut de l’hôpital public est en effet une étape préalable permettant le dépôt de bilan ou la vente au privé lucratif, comme cela a été fait à grande échelle en Allemagne, où un tiers des hôpitaux publics ont été vendus au privé, et comme cela est en cours actuellement en Grèce, en Espagne et au Portugal malgré la mobilisation des professionnels de santé et de la population.


5) Reste la question des « restructurations », fusionnant des services, voire des hôpitaux, ou changeant leurs missions. À chaque fois, il convient de faire le tri entre les objectifs de modernisation ou de rationalisation justifiés et les objectifs de rentabilité à court terme, voire de recul de l’offre publique au profit du privé. Le dogme libéral du bienfait en toutes choses de la libre concurrence est tel qu’on voit aujourd’hui les hôpitaux publics se faire concurrence entre eux, pour acheter les services de médecins intérimaires, véritables mercenaires beaucoup mieux payés que les médecins hospitaliers titulaires ! Certains démissionnent même de leur hôpital pour y revenir travailler comme « mercenaires » itinérants, alors que la stabilité des équipes dont les membres sont habitués à travailler ensemble est un facteur essentiel de la qualité des soins. Nouvelle preuve qu’en santé la concurrence augmente les coûts et a plutôt tendance à dégrader la qualité.


Néanmoins, on ne peut se contenter de répondre par une défense pied à pied de l’existant. Il est nécessaire de construire des projets alternatifs cohérents sur le triple plan médical, territorial et financier, permettant d’allier les professionnels et les populations concernées.


4. Dernier front, celui du financement du système de santé


Depuis l’origine, en 1945, le financement est mixte, associant la Sécurité sociale, les assurances privées (mutuelles, instituts de prévoyance, compagnies d’assurances) et les patients.

 

La Sécurité sociale permet à chacun de se soigner en fonction de ses besoins (même s’il s’agit de besoins socialement reconnus et non personnellement perçus) en payant en fonction de ses moyens. Les assurances dites « complémentaires », quel que soit leur statut, sont moins égalitaires, offrant une « gamme » de contrats dont les tarifs correspondent à différents niveaux de prestations. À chacun selon ses moyens !

 

Moins égalitaires, les assurances « complémentaires » sont aussi moins solidaires, les primes étant plus élevées pour les personnes âgées ou ayant une charge familiale plus importante. Et, contrairement à la Sécurité sociale, le montant des primes n’est pas proportionnel aux revenus. Moins égalitaires, moins solidaires, les assurances privées sont également moins « efficientes », c’est-à-dire plus chères, avec des frais de gestion (incluant publicité, représentation, contentieux…), dépassant 15 % du chiffre d’affaires et pouvant atteindre 25 % pour les assurances privées lucratives versant des dividendes à leurs actionnaires.


Dans les années 1990, un grand débat a divisé la mutualité française, dont la majorité a choisi de se soumettre à la directive européenne assurantielle et de modifier en conséquence le code de la mutualité. Aujourd’hui soumises à la concurrence des assureurs privés, les mutuelles sont contraintes à des regroupements/restructurations et à mimer le fonctionnement des compagnies d’assurance privées qui gagnent des parts de marché. Pourtant, le président François Hollande a décidé d’augmenter la part des assurances complémentaires, quitte à les subventionner par le biais de déductions fiscales et sociales. Ainsi, les contrats collectifs d’assurance santé sont subventionnés par l’État à hauteur de 4 milliards d’euros, auxquels il faudra ajouter 2 milliards pour la généralisation de la complémentaire santé des salariés prévue par l’ANI (Accord national interentreprises). Ce sera autant de recettes en moins pour la Sécurité sociale. Ce choix s’explique par deux raisons.


1) La réduction de la dépense publique à court terme, quitte à augmenter la part du PIB consacré à la santé en généralisant une sorte d’impôt privé prélevé par les assureurs, l’augmentation des primes d’assurances relevant par ailleurs mécaniquement le montant du PIB ! Le seul perdant est l’assuré !


2) Le refus de s’affronter à des lobbies puissants de la santé en redéfinissant le « panier de soins » pris en charge par l’assurance maladie obligatoire. [5] Les sources d’économies ne manquent pas, qu’il s’agisse des médicaments et dispositifs médicaux, des prescriptions et des actes inutiles et/ou inutilement répétés, des remboursements de transports abusifs, des hospitalisations injustifiées… Par exemple, les médicaments génériques sont deux fois plus chers en France qu’en Angleterre, soit 1 milliard d’euros pour la Sécurité sociale. C’est le Lucentis qui est utilisé dans le traitement de la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge) et non l’Avastin aussi efficace mais vingt fois moins cher, car c’est le Lucentis et non l’Avastin qui a l’autorisation de mise sur le marché (AMM). Coût pour la Sécu : 200 millions, etc.


Pendant ce temps, la Sécurité sociale continue à se désengager. Déjà, la prise en charge à 100% pour les hypertensions artérielles sévères (environ 300 000 personnes) a été supprimée. Et pour les soins courants (hors CMU et affections graves ou hospitalisations) la Sécurité sociale ne rembourse plus que 50 % des coûts. Si bien qu’aujourd’hui en France, pour se soigner, il faut payer à la fois les cotisations sociales et la CSG pour la Sécu et une prime pour une assurance complémentaire. Ces dernières années, le montant des primes d’assurances a augmenté de 5 à 7 % par an, si bien que de plus en plus de gens expriment leur ras-le-bol de payer deux fois. Certains en viennent à remettre en cause le monopole de la Sécurité sociale.


Pour ce faire, il suffira à la droite néolibérale d’attendre l’alternance à la fin du quinquennat. C’est pourquoi il paraît décisif de stopper le désengagement de la Sécurité sociale et le transfert vers les « complémentaires ». Un appel national [6] a été lancé par des médecins hospitaliers et de ville, par des représentants d’associations de malades, par des chercheurs, sociologues, économistes, philosophes, juristes, politistes... et par des responsables politiques de tous bords formant une sorte de front républicain, demandant l’ouverture d’un débat national pour que le choix entre « plus de Sécu ou plus de complémentaire » ne se fasse pas dans le dos des citoyens.

 

Reste une question : pourquoi la Sécurité sociale ne pourrait-elle pas être non seulement l’assurance obligatoire pour tous, mais aussi la complémentaire pour ceux qui le souhaitent, comme c’est le cas pour la CMU complémentaire et dans le système d’Alsace-Moselle ? S’ils avaient le choix, les Français choisiraient à coup sûr la Sécu !


Notes

[1] Patrick Mordelet, Gouvernance de l’hôpital et crise des systèmes de santé, Paris, Ed. ENSP, 2006.

[2] André Grimaldi, Didier Tabuteau, François Bourdillon, Frédéric Pierru, Olivier Lyon-Caen, Manifeste pour une santé égalitaire et solidaire, Paris, Odile Jacob, 2011. André Grimaldi, La santé écartelée entre santé publique et busines, Brest, Ed. Dialogues, 2013.

[3] Richard Wilkinson, L’égalité c’est la santé, Paris, Ed. Démopolis, 2010.

[4] Claude Le Pen, Les habits neufs d’Hippocrate, du médecin artisan au médecin ingénieur, Paris, Calmann-Lévy, 1999.

[5] Philippe Askenazy, Brigitte Dormont, Pierre Yves Geoffard et Valérie Paris, « Pour un système de santé plus efficace », Rapport du Conseil d’analyse économique, juillet 2013.

[6] http://pourundebatsurlasante.wordpress.com.


À propos de l'auteur

André Grimaldi est professeur émérite au CHU Pitié Salpêtrière, Paris.


Source : ATTAC France 

 


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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 22:48

21 novembre 2013 

 

http://www.courrierinternational.com/files/imagecache/ulysse_une/2013/11/2111--Une-espagne.jpg"Déclaration d'autorité", titre le quotidien à la suite du projet de loi du gouvernement qui "restreint, entre autres, le droit à manifester".

 

Dénommé "loi citoyenne de sécurité", il prévoit des amendes allant de 1 000 à 30 000 euros pour les "infractions graves" comme "menacer ou insulter un policier" ou "disposer des éléments qui empêchent la libre circulation des véhicules et des personnes"

Le projet de loi prévoit aussi des amendes allant jusqu'à 600 000 euros pour les infractions "très graves" comme "filmer ou diffuser des images de policiers qui puissent menacer leur sécurité" ou "manifester sans préavis devant des institutions de l'Etat comme le Congrès, le Sénat ou les hauts tribunaux".

 

L'actuel ministre de l'Intérieur à l'origine du projet de loi, Jorge Fernandez Díaz, est fortement critiqué par les associations et les syndicats du pays à cause de sa fermeté, rappelle le journal.

 

http://www.courrierinternational.com/une/2013/11/21/un-projet-de-loi-pour-controler-les-manifestations

 

 

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