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  • : Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 13:21

Madrid maintenant 

Les parents , les enseignants avec les élèves expriment le rejet de la politique éducative ...

Grève suivit à 90 % 


 'De norte a sur, de este a oeste, la lucha sigue' 
«Du nord au sud, d'est en ouest, la lutte continue»
 

 

 

BXQgSt6CQAAg1b6.jpg 'Contra la reforma (educativa), huelga general', cantan estudiantes.

«Contre Réforme (éducation), grève générale», les élèves chantent.

 

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 'Obreros y estudiantes unidos y adelante'...

' Les travailleurs et les étudiants Unies et de l'avant»

 

 

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 12:13

http://picardie.france3.fr/sites/regions_france3/files/styles/home_first/public/assets/images/2013/10/22/prog7030521_0.jpg?itok=bq9R1mZo

 

Depuis quatre ans le leader syndicaliste de Continental se bat. Aujourd'hui l'usine de Clairoix est fermée, mais la semaine dernière un jugement du tribunal administratif d’Amiens a annulé le licenciement des vingt-deux salariés protégés du site de Clairoix, dont Xavier Mathieu.

 

Mais alors que l'usine est fermée, il est menacé d'un second licenciement, au motif qu'il aurait refusé une ré-intégration sur un autre site Continental, à Sarreguemines, dans le département de la Moselle. Selon ses amis la direction s'acharne sur le symbole Xavier Mathieu .

 

Suite >>>   Clairoix (60) : le combat de Xavier Mathieu

 

http://picardie.france3.fr/2013/10/22/clairoix-60-le-combat-de-xavier-mathieu-344017.html

 


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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 10:31

Info reprise sur canempechepasnicolas 

 

Le Canard Républicain

 

Le commerce de la France livré aux prédateurs canadiens,


par des négociateurs étrangers


en attendant le boeuf aux hormones et les poulets javelisés

 

 

Accord de « libre-échange » entre l’Union européenne et le

Canada


Vendredi dernier, dans l’indifférence quasi-générale des médias...

http://www.lecanardrépublicain.net/local/cache-vignettes/L150xH99/arton671-60779.pngLe « compromis » a été finalisé à Bruxelles par le premier ministre canadien Stephen Harper et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.

 

Ce dernier a déclaré : 

« De notre côté, nous attendons de cet accord qu’il serve de base à d’autres négociations, y compris celles avec nos amis Américains ».  

 

 

 


 

Article également publié par Agoravox TV

 

 

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 10:04

23 octobre 2013  

 

http://u.jimdo.com/www60/o/s7385f93c16c7e6a0/img/ib60b55b0b2d24c7c/1382425502/std/image.jpgAmis financiers et spéculateurs du XXIème siècle, je veux vous compter cette sombre période de notre Histoire de France où vos ancêtres, dont fait partie votre serviteur, ont failli vaciller.


Tout s’était si bien déroulé en cette année 1789. Comme prévu, notre bourgeoisie d’affaire était arrivée au pouvoir sous couvert d’une révolution populaire. On avait détruit les privilèges de ces profiteurs du Clergé et de la Noblesse en lançant la foule des gueux en première ligne. Une foule à qui on aurait pu faire avaler n’importe quoi. Il est vrai que l’homme descend de plusieurs degrés sur l’échelle de la civilisation alors qu’il se mêle à la foule.


On allait enfin pouvoir se partager le gâteau hexagonal !


Un petit coup de novlangue par-ci en s’autoproclamant Tiers-état.

 

Quelques récalcitrants mâtés dans le sang par-là, à l’aide des soldats de La Fayette. Il a toujours aimé amuser la galerie celui-là ! Et l’affaire était ficelée. La vision politique de Voltaire était exhaussée : une nation bien organisée est celle ou le petit nombre fait travailler le grand nombre, est nourri par lui et le gouverne.


Vive la liberté, l’éga…heu, la liberté et la liberté !


Chacun était enfin libre d’exploiter son prochain. Que d’émotions cette révolution populaire. Pas le droit de vote pour les pauvres, pas d’union des travailleurs possible. Du haut de votre siècle, José Manuel Barroso doit en faire des rêves érotiques, le fripon.


Seulement voilà qu’un avocat de province, chef de famille à 9 ans, vint jouer le donneur de leçon. À nous, les vrais révolutionnaires ! En fondant les lois sur la richesse, on ferait, selon lui, de la constitution même la corruptrice de la vertu. Drôle d’énergumène que ce Robespierre ! Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, il dénonça l’hypocrisie des droits de l’homme alors que quelques grandes compagnies s’adonnaient à l’esclavage.


Une des icônes de notre monde de la richesse mobilière, la si gracieuse Madame de Staël, tendit à s’étrangler. Comprenez-la, la pauvre. Elle qui a connu cette douce époque où son père, le ministre des finances Necker, prêtait son propre argent au roi, à 14% d’intérêts, alors qu’il était en fonction. Dire que deux cent ans après, votre ministre des Finances ne sera que le simple intermédiaire des usuriers… Toutes les valeurs se perdent.


Pour soi-disant faire le ménage dans notre révolution aboutie, l’effronté Robespierre, adorateur de Rousseau, proposa ensuite que les députés ne puissent pas se représenter. Certes, ce n’était pas du Chouard, mais tout de même il y allait fort le bougre. Et fichtre, pourquoi ne pourrait-on pas être député à vie ? Si on laissait se propager de telles idées, les enfants de députés n’auraient bientôt plus eu le droit de faire le même métier que leur père ! Et pourtant, les fils de paysans le faisaient bien, eux !


Autre sujet, autre fâcherie, cet hurluberlu décida de faire voter un décret déclarant que la France ne ferait plus jamais de guerre d’agression et ce, même au nom de nos nouvelles valeurs de liberté, sous le fallacieux prétexte que personne n’aime les missionnaires armés. Mais personne ne lui a dit que la guerre ça rapportait ? Que les fournisseurs militaires (nouveau petit clin d’œil à notre ami Voltaire) avaient tout de même le droit de s’en foutre plein les poches ? Que pour entrer en guerre le nouvel Etat devrait emprunter ? Narbonne, le ministre de la guerre d’alors, n’avait-il d’ailleurs pas proclamé qu’il fallait faire la guerre parce que que le sort des créanciers de l’Etat en dépendait ? Un bien brave ministre ce Narbonne, lui qui fut mis en place par sa maîtresse, l’incontournable et si « ouverte » madame de Staël.


Maximilien était définitivement trop dangereux pour nous autres, exploiteurs de tous bords. Fallait l’acheter comme on l’avait fait avec ce truculent Danton pour qui les livres scolaires francs-maçons et libéraux auront diablement plus de considération. Peine perdu. « On n’y réussira pas, proclama Mirabeau, c’est perdre son temps que de vouloir corrompre Robespierre, cet homme n’a pas de besoins, il est sobre et a les mœurs trop simples. »


En effet, après réflexion, comment voulez-vous corrompre un homme affublé de tous les pouvoirs qui se permet l’outrance de vivre dans une seule pièce ?


Cependant, le pire restait à venir. Ce vulgaire demanda la peine de mort contre les accapareurs et les spéculateurs de denrées de premières nécessités. Il alla même jusqu’à s’offusquer que le responsable des finances en personne fomente cet agiotage. Si les financiers ne peuvent plus spéculer, autant qu’ils se fassent boulanger ! Il proposa aussi, ce mécréant du profit inique, que la constitution républicaine marque les limites au droit de propriété, sous prétexte que la limite de la propriété c’est la vie ou la dignité d’autrui. Je vous entends déjà du haut de votre XXIème siècle : « Mais alors, c’est vrai, des gens de gauche ont vraiment existé ? »


Face à ces idées monstrueuses, Mirabeau et son panache ont à nouveau eu le courage de se lever :


« Monsieur Robespierre est disqualifié pour la politique car il croit tout ce qu’il dit ! »


Manifestement non rassasié, Robespierre se remit à table en évoquant le droit de pétition et le droit à tout homme de publier ses pensées, par quelques moyens que ce soit, et que la liberté de la presse ne pouvait être gênée et limitée en aucune manière. C’est qu’il s’attaquait à nos formateurs d’opinions ce fourbe !


De tels hommes ne pouvaient définitivement être laissés libres de s’exprimer sous peine de ruiner nos profits sur le dos de la plèbe. Pour l’arrêter, on a dû avoir recours à la subversion et à un guillotinage en règle. Après tout, chacun son tour.


Toutefois, avant de décapiter ce sanglant orgueilleux, et de pouvoir annoncer sous la voix de monsieur Boissy d’Anglas qu’ «  un pays gouverné par les propriétaires est dans l’ordre social », nous avons mobilisé nos peu de reste de charité parfois chrétienne pour lui permettre d’exprimer ses dernières volontés…


     Nous voulons une patrie qui procure du travail à tous les citoyens ou les moyens de vivre à ceux qui sont hors d’état de travailler.


     Nous voulons une cité où les transactions seront la circulation de la richesse et non pas le moyen pour quelques-uns d’une opulence fondée sur la détresse des autres.


     Nous voulons une organisation humaine où les mauvaises passions seront enchaînées : l’égoïsme, la cupidité, la méchanceté.


     Nous voulons substituer la droiture aux bienséances, substituer le mépris du vice au dédain du malheur.


Quand on sait qu’il croyait vraiment à ce qu’il disait…cela fait froid dans le dos.


Chers descendants rapineurs du XXIème siècle, ne nous plaignez point en conjecturant que cette épreuve fut douloureuse. A vrai dire, elle a même eu un mérite. Celui, de nous inciter à passer à la vitesse supérieure. Et, c’est avec l’appui d’un petit général corse que nous créerons dans la foulée une banque privée, La Banque de France. Oui, j’ai bien écrit « privée ».


Or sur vos familles,


Un banquier né au XVIIIème siècle.


http://www.lecturesaupeupledefrance.fr/nouveaut%C3%A9s/

 



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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 09:26

 La déconstruction du néolibéralisme n’est pas le premier objectif de ce livre de Jean-Claude Michéa. La thèse principale est d’expliquer comment ce qu’on appelle la gauche est passée d’un idéal des Lumières au capitalisme absolu. Et sur ce sujet, il se fait saignant.

 

 

http://img.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L248xH203/jean-claude-michea-gauche-2-46325.jpg

Le faux magistère moral de la gauche

 A l’origine, cet essai est issu d’un dialogue avec Florian Gulli, militant du Front de Gauche surpris qu’il (Michéa) ne « convoque pas sous le signe exclusif de la gauche l’indignation grandissante des ‘gens ordinaires’ (Orwell) devant une société de plus en plus amorale, inégalitaire et aliénante  » malgré « le discrédit aux yeux des catégories populaires (…) après trente années de ralliement inconditionnel au libéralisme économique et culturel ». Michéa réplique en dénonçant « l’utilisation des questions sociétales comme le masque politique privilégié sous lequel la gauche moderne entend désormais dissimuler sa conversion intégrale à l’économie de marché (comme si, en d’autres termes, la volonté d’abandonner ceux qui produisent la richesse collective au bon vouloir des prédateurs de la finance mondiale pouvait être ‘compensée’ par le fait qu’ils pourront, en échange, fumer librement du cannabis devant les portes de ‘Pôle Emploi’ » !
 
Il dénonce un culte aveuglant de la gauche pour le progrès et ce qui est grand (par opposition aux petits agriculteurs, aux petites entreprises, aux commerçants ou aux artisans). Provoquant, mais sans doute très juste, il pointe « qu’un militant de gauche est essentiellement reconnaissable, de nos jours, au fait qu’il lui est psychologiquement impossible d’admettre que, dans quelque domaine que ce soit, les choses aient pu aller mieux avant ». Il note un rejet des classes moyennes par la bourgeoisie de gauche, qui les considère comme conservatrices et réactionnaires. Il dénonce cette gauche qui ne fait plus attention « aux souffrances quotidiennes des gens ordinaires  ». Pour lui, cela explique que « les classes moyennes se soient réfugiées sous l’aile protectrice de la droite conservatrice de l’époque ».
 
Il dénonce également « l’idéologie de la pure liberté qui égalise tout  ». Pour lui, depuis 1815, « le nom de gauche n’a plus jamais cessé de couvrir, pour l’essentiel le simple refus philosophique (et psychologique) de toute tentation ‘conservatrice’ ou ‘réactionnaire’ ainsi que l’exhortation perpétuelle des individus et des peuples à faire table rase de leur encombrant passé (ou, à défaut, à ne pas devoir s’en souvenir que sur le mode religieux de la ‘repentance’) ».
 
Une trahison prévisible

Dans un long développement sur l’histoire de la gauche au 19ème, il rappelle qu’il n’est pas nouveau que la gauche politique se soit opposée aux classes populaires. Pour lui, « les deux répressions de classe les plus féroces et les plus meurtrières qui se soient abattues, au 19ème siècle, sur le mouvement ouvrier français (…) ont chaque fois été le fait d’un gouvernement libéral ou républicain (donc ‘de gauche’ au premier sens du terme)  » : celle ordonnée par Cavaignac en 1848 puis celle de Thiers contre la Commune en 1871.

Pour lui, c’est l’affaire Dreyfus qui donna un sens entre gauche et droite, soudant alors les socialistes et la gauche parlementaire face à la menace d’un coup d’état. Mais le rôle du parti radical au sein de la gauche contribua déjà à l’éloigner des classes populaires. Contrairement à Gulli, pour lui, « le ralliement au culte du marché concurrentiel n’est pas (…) un pur et simple accident de l’histoire (…) mais l’aboutissement d’un long processus historique dont la matrice se trouvait déjà inscrite dans le compromis tactique négocié lors de l’affaire Dreyfus  ».
 
L’indifférenciation gauche / droite

Que faire ? Le problème vient de l’offre politique : « une gauche et une droite libérales, qui, à quelques détails près, se contentent désormais d’appliquer à tour de rôle le programme économique défini et imposé par les grandes institutions capitalistes internationales (et donc, à travers elles, par les puissants lobbies transnationaux qui en sont les principaux inspirateurs)  ». Il rappelle que Say et Bastiat étaient « tous deux représentants éminents de la gauche de l’époque  ». Il note que, au contraire de la gauche, la droite est limitée par la nature conservatrice d’une partie de son électorat pour mener des réformes néolibérales, mais que ses dirigeants tiennent un double langage quand ils prétendent défendre ces « valeurs traditionnelles  ».
 
Il voit dans les classes moyennes supérieures des centres villes la base sociologique de cette gauche libérale, dont la pensée politique est « sous l’effet de leur situation sociale contradictoire et de la mauvaise conscience qui l’accompagne ordinairement ». Il attaque « l’universalisme abstrait et bien-pensant qui a toujours caractérisé la bourgeoisie de gauche » ainsi que « l’absence sidérante de toute défense immunitaire de la gauche moderne face au développement terriblement dévastateur de la société du Spectacle et son libéralisme culturel  ».
 
Cruel, il note aussi que la gauche de la gauche devraient chercher à comprendre les indignations du petit peuple de droite, mais que « cet effort de compréhension demande évidemment un minimum d’empathie et de sens des autres  ». Pour lui, il importe d’offrir une alternative intellectuelle globale et cohérente mais aussi « trouver les mots capables de parler à l’ensemble des gens ordinaires  ». Il soutient qu’il est « on ne peut plus urgent d’aider ce petit peuple de droite à se faire une idée un peu moins mythique des conditions de vie réelles des fonctionnaires  » mais aussi qu’il est certain, « que les syndicats de la fonction publique ne mesurent pas toujours à quel point, aux yeux des travailleurs du secteur privé, c’est un privilège aujourd’hui incroyable d’être à peu près entièrement protégés contre la concurrence de la main d’œuvre étrangère ».
 
Cette conclusion est particulièrement intéressante car elle montre que le salut passera sans doute par une force politique, ou un homme, qui parviendra à rassembler tous les Français, fonctionnaires comme entrepreneurs, quelques que soient leurs origines ou leur religion, pour renverser la table et ces partis fatigués que sont le PS et l’UMP et reconstruire une « société décente  ».
 
Source : Jean-Claude Michéa « Les mystères de la gauche : de l’idéal des lumières au triomphe du capitalisme absolu », éditions Climats
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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 09:15

22 octobre 2013

 

http://www.contrelacour.fr/wp-content/uploads/2013/10/JOUE-300x239.pngLe Two-Pack, adopté au printemps dernier et entré en vigueur le 30 mai 2013, a largement été commenté sur le son volet discipline budgétaire. Il instaure en effet l’obligation de transmission des projets budgétaires des États à la Commission européenne.

 
L’autre règlement (1) constitutif du paquet de deux vise à introduire un contrôle beaucoup plus strict des pays de la zone euro en difficulté, notamment ceux souhaitant bénéficier d’une assistance financière.


A ce titre, il est désormais convenu que les Etats demandant l’assistance financière auprès de un ou plusieurs Etats membres ou pays tiers, du MESF, du MES, du FESF ou du FMI:

 
1) sont soumis à une surveillance renforcée (article 3)

 
2) préparent en accord avec la Commission, agissant en liaison avec la BCE et, s’il y a lieu, le FMI, un projet de programme d’ajustement macroéconomique (article 4).


Ce programme n’est cependant pas requis lorsque:

 
- les prêts sont destinés à la recapitalisation d’établissements financiers

 
- (ou) l’aide est octroyée via  un instrument financier du MES pour lequel les règles du MES ne prévoient pas de programme d’ajustement macroéconomique.


De même, lorsque l’assistance financière est octroyée à titre de précaution (la ligne de crédit n’est pas utilisée), l’Etat n’est pas soumis à la surveillance renforcée ni au programme d’ajustement macroéconomique.


Conformément au règlement, la Commission européenne a publié deux listes d’instruments d’assistance financière dans une communication en date du 16 octobre dernier:

 
- l’une concernant les instruments d’assistance financière de précaution,

 
- l’autre, les instruments pour lesquels les règles du Mécanisme européen de stabilité (MES) ne prévoient pas un programme d’ajustement macroéconomique.


Vous pouvez prendre connaissance de cette liste en cliquant ici.


(1) Il s’agit du règlement relatif au « renforcement de la surveillance économique et budgétaire des États membres connaissant ou risquant de connaitre de sérieuses difficultés du point de vue de leur stabilité financière au sein de la zone euro« .

 

Plus d’informations sur ce règlement en cliquant ici.

 

Source : Contre la cour 

 


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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 09:05

 

 

"à terme l’objectif est bien d’aboutir à un Etat social européen intégré"

 

 

Dans une note du 21 octobre, la Fondation Robert Schuman parle dudahut de l'Europe sociale.

Le résumé de la note est un bijou de concision - sinon de syntaxe.


Premiers mots : "Après avoir réussi, avec les effets accélérateurs de la crise, à forger des instruments fédéraux de pilotage de l’euro – Fonds et Mécanisme de Stabilité, lancement d’une Union bancairee -, franchi une étape majeure dans l’intégration des politiques budgétaires – Semestre européen, norme unique de déficit budgétaire – et permis l’évolution vers le statut de prêteur de dernier ressort, faisant de la BCE, une banque centrale à part entière".


Le lecteur pervers pourra relever que la crise c'est finalement pas si mal puisque ça permet d'accélérer la construction de l'état européen.


Mais la crise a deux effets gênants : "L’urgence de la question est posée [sic] par la nécessité de répondre aux attentes de nos sociétés minées par le chômage, surtout celui des jeunes mais aussi comme facteur de stabilisation et de pérennité de l’euro". La crise ça crée du chômage mais surtout ça menace l'euro, et ça c'est bien plus ennuyeux.


Il faut donc faire quelque chose.


La suite de la note revient sur les causes de la crise : "Une telle évolution pose la question de savoir si la zone euro a pour fin ultime de construire une véritable monnaie unique ou seulement un régime de taux de change fixe ajustable par la compression des salaires et des prix quand survient, comme ce fut le cas entre 2010 et 2012, la pression des marchés par le canal des dettes souveraines."


La note ne le dit évidemment pas explicitement mais cela valide ce que tout le monde sait : le régime de changes fixes qu'est l'euro n'est régulable que par la compression des salaires et l'austérité.

Bien entendu, la note ne le dit pas et, après ce demi-aveu, renvoie la faute sur les états européens, ces pelés :


"Les déséquilibres structurels des Etats membres de la zone euro doivent peu aux programmes d’austérité mais bien davantage aux politiques nationales qui, après avoir accompli les efforts requis pour adhérer à l’euro, ont entretenu à peu de frais les rentes sociales ou les bulles financières au lieu de mobiliser ce bien collectif qu’est l’euro pour entreprendre les réformes de structures nécessairesen vue de muscler la croissance potentielle à moyen terme."


En gros, il faut des efforts pour adopter l'euro, et après il faut des efforts pour supporter l'euro, mais tout ça n'est en rien la faute à l'euro.


La note, juste après cette preuve de virtuosité, livre la clé de lecture politiquement correcte de ce qui est européen : "en matière d’emploi comme en bien d’autres, les causes des problèmes sont nationales alors que les solutions sont européennes."


Jusqu'ici on ne voit pas bien les avantages de l'euro, on sait juste qu'il coûte, mais que c'est la faute aux états.


En réalité, l'avantage de l'euro, le voici :


"L’euro est ainsi le moteur d’un processus dialectique poussant de l’intégration monétaire à l’intégration budgétaire et, de là, à l’intégration politique en vertu des principes fondamentaux de la représentation : no taxation without representation."


Là on apprend trois choses :


1. L'euro n'a aucune vertu propre, c'est l'élément de construction d'un état européen ;


2. Le processus dialectique signifie que chacun sait que l'euro ne peut fonctionner sans un budget européen mais qu'il ne faut pas le dire. La dialectique exige deux temps : l'euro provoque la crise, ensuite la crise appelle un budget européen. La méthode dialectique est nécessaire - comme toujours pour faire passer des choix arbitraires et soustraits à la démocratie - parce qu'aucun européen sain d'esprit (en dehors des partisans dogmatiques de l'intégration européenne et/dont les rédacteurs de la note) n'aurait accepté en connaissance de cause d'adopter l'euro ;


3. Comme le but ultime de l'euro est d'arriver à un état européen, il manque une pièce essentielle, c'est un budget européen digne de ce nom. Le troisième enseignement de ce passage est donc que nous ne souffrons pas encore assez puisque les états ont rejeté l'augmentation du budget européen et que la prochaine étape va consister à trouver un moyen d'y revenir.

 

La dialectique suppose bien des renversements :

"le fait pour un Parlement national de voter – à supposer que ce soit possible – des impôts illimités sur les Etats membres de la monnaie unique, exerce des effets dépressifs sur l’économie de l’Union monétaire et menace la viabilité de l’euro."


Par cette phrase les auteurs veulent dire que "l'aide" européenne à la Grèce est assimilée à un impôt voté par les grecs (à quelles conditions !) qui de plus est la cause de la dépression européenne. Il faut comprendre donc que l'euro n'est pour rien dans la survenue simultanée de crises en Irlande, Grèce, Espagne, Italie, portugal, France, mais qu'une épidémie mystérieuse rend des aides financières nécessaires, lesquelles aides fragiliserait l'euro.


Heureusement, pour soigner cette épidémie mystérieuse, la Fondation Robert Schuman a un remède miraculeux : faire gérer toute la protection sociale (ou ce qu'il en resterait) par des dépenses européennes.


"L’objectif serait de couvrir tous les Etats membres de la zone euro à un horizon de dix à quinze ans, domaine par domaine : maladie, retraite, chômage, famille, dépendance. Le point de départ de ce processus devrait être une « déclaration Schuman » de l’Europe sociale émanant d’une personnalité ou d’un groupe de personnalités européennes politiques ou syndicales de premier plan."


A l'appui de leur choix de dépenses sociales européennes, les auteurs sont obligés, là encore, de concéder que lEurope est un peu pour quelque chose dans la crise.


Les bretons dont l'agro-alimentaire est ravagé seront ainsi ravis de lire cet aveu discret, lâché comme à regret pour réclamer encore plus d'Europe : "les exemples de concurrence sociale, parfois agressive, sont désormais des faits avérés, notamment dans le secteur agroalimentaire, celui des transports ou dans celui du bâtiment."

 

http://img.over-blog.com/630x360/0/11/19/18/2013/fo.jpgContrairement à ce que raconte Le Pen, la crise de l'agro-alimentaire c'est pas les musulmans, c'est la libre concurrence européenne.


 

Revenons donc au but essentiel : faire avancer l'Europe et le "petit pas" suivant : un budget européen.


L'idée est de commencer la hausse du budget européen en communautarisant l'assurance chômage.


Il faut d'abord des syndicats pour donner un côté spontané et populaire à la mesure : "il importe que, agissant sans injonction des Etats ou de la Commission, les partenaires sociaux d’au moins deux pays membres prennent l’initiative. Symboliquement on peut souhaiter que l’Allemagne et la France soient les pionniers de l’initiative malgré des traditions sociales différentes." Gageons qu'on cherche déjà des volontaires à la CFDT et au DGB, qui seront récompensés par une belle carrière européenne.


Une fois le soutien populaire simulé, le système devra permettre d'aligner dans toute la zone euro les conditions de l'assurance-chômage :"la méthode vers la convergence devra être souple et graduelle : fixer des écarts maximum au démarrage et prévoir un calendrier pour leur resserrement progressif sur le moyen terme et pourquoi pas leur disparition à un horizon 2020 par exemple."


Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai comme l'idée que cette harmonisation devrait permettre globalement de dépenser moins pour l'assurance-chômage. Par ailleurs, je note qu'une telle harmonisation autoritaire n'est en rien envisagée pour la concurrence fiscale.


*


Une note passionnante donc. On y apprend quelles seront les prochaines étapes de la construction européenne. Comme d'habitude, cela ne sera jamais expliqué directement, et tout doit avoir l'air spontané (il serait bon que les syndicats cessent de jouer, à ce propos, les idiots utiles).

 

Comme d'habitude, le diagnostic porté sur la crise par cet institut européen (que la Commission européenne a financé à hauteur de 1 millions d'euros en six ans, au passage) est faussé parce qu'il convient non pas de résoudre la crise, mais de passer, grâce à celle-ci, à la prochaine étape. La dialectique c'est merveilleux. 

 

22 octobre 2013 . La lettre volée 

 

http://www.lalettrevolee.net/article-la-fondation-robert-schuman-aime-la-crise-120734471.html

 


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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 08:54

http://static.ladepeche.fr/content/media/image/350/2010/10/22/201010221456.jpgLundi ( 21/10/13 ) , des membres de l'intersyndicale ont été rejoint par des lycéens devant la CPAM./Photo Jean-Michel Mazet

 

 

La Dépêche du Midi, 23 octobre 2013 :

 

http://static.ladepeche.fr/content/media/image/350/2013/10/23/201310231482-full.jpgÀ la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM), le mouvement de grève qui dure depuis plus d’un mois maintenant se poursuit. Les employés réclament notamment des embauches, la non-suppression de primes repas pour une partie des salariés et d’autres points encore, consignés dans un cahier de revendications de sept pages établi service par service.


Hier, alors qu’une partie des personnels était en congés, ils étaient plus de soixante rassemblés sur le parvis de l’immeuble pour participer à une assemblée générale. Parmi les annonces de l’intersyndicale, assez peu de nouveautés,mais des nouvelles encourageantes.

 

L’effet boule de neige ?


Reçu une nouvelle fois par le directeur de la CPAM, Gilbert Peccouil, les représentants ont rapporté les quelques avancées : «Nous avons poursuivi l’étude du cahier des revendications. A priori, il ne devrait rester qu’une réunion avant d’en terminer. Mais nous attendons encore des propositions de la direction pour une sortie de crise.»


Au rayon des bonnes nouvelles, les délégués syndicaux se réjouissent de ce que le mouvement agenais pourrait faire boule de neige ailleurs.


«À la Caisse nationale de l’assurance maladie, on parle du mouvement. Dans beaucoup d’autres caisses, notamment en Aquitaine, les salariés parlent de notre grève. Peu à peu, des cahiers de revendications sont en train d’être écrits», expliquent-ils.

 

À la CPAM d’Agen, le mouvement pourrait néanmoins se durcir, dans les semaines à venir, si la direction ne propose pas de solutions concrètes sur les points évoqués.

 


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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 08:45

23 Octobre 2013 , Rédigé par Le Mantois et Partout ailleurs

 

http://1.bp.blogspot.com/_VhUPgCQXWEs/TP63wD10MWI/AAAAAAAAEzY/M4SvvcgELjw/s400/OuiChef%255B1%255D%2B-%2BCopie.jpg

 

Ils ont tous votés les recettes du budget de la nation et donc toutes les mesures antisociales concoctées par l'Elysée. Tous, à l'unanimité, même les députés se déclarant de l'aile gauche du Ps.


Oui, il fallait sauver le soldat Hollande en pleine dégringolade dans l'opinion publique. Après la lamentable affaire Léonarda et la galéjade sur la primaire socialiste à Marseille, il fallait faire rempart autour de François II. Jean-Marc Ayrault, depuis les catacombes, avait tonitrué aux députés de se retrouver sur l'essentiel. Et Bruno Le Roux, leur adjudant-chef à l'Assemblée nationale avait ordonné le garde-à-vous à tous droits dans leurs godillots.


Alors, ils ont tous accepté le budget d'austérité, même les députés écolos sauf un et une abstention. Les entreprises, à l'inverse des ménages et des petits contribuables, vont être une nouvelle fois épargnées.

 

A Bordeaux, le Pcf, à 90%, ne s'alliera pas avec le Ps au premier tout des municipales. il a considéré que "au plan national, la ligne politique choisie est hélas trop timide pour faire la différence avec la majorité actuelle" - celle du maire actuel Alain Juppé de l'Ump-.


A Marseille, le Pcf n'ira pas non plus avec les socialistes.


A Paris, ce Paris outragé et libéré par lui-même en 1944, cette capitale de la France qui donna 3 révolutions dans l'histoire nationale, le Pcf s'est allié avec les partisans de l'Elysée. Au même moment, de l'autre côté du périphérique parisien, le Ps s'attaque à la ville de Saint-Denis dirigée par les cocos et plus grande cité d'Europe à l'être par le Pcf. Cette attaque est ordonnée par le député Ps et le conseil général Ps du département. 


Allez à l'essentiel a dit Jean-Marc Ayrault à ses troupes, sous les ordres de l'Elysée. Message entendu chef!



Roger Colombier

 


 


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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 21:26

http://www.france.attac.org/sites/default/files/imagecache/couverturelivres/images/img_1747.jpgCe qui s'est passé samedi après-midi place de la République à Paris est à la fois banal et indigne. Banal parce que la répression contre les mouvements sociaux est devenue une routine quotidienne dans notre pays, sous Manuel Valls  comme sous Brice Hortefeux, et en particulier contre les sans logis ou les sans emploi.


Indigne parce que les forces de l'ordre ont dispersé violemment et illégalement un rassemblement déclaré de façon parfaitement légale par le DAL place de la République. Plusieurs mères de famille ont été frappées. Jean-Baptiste Eyraud, le porte parole du DAL, a été roué de coups de pieds alors qu'il s'était assis par terre en attendant de pouvoir sortir de l'encerclement policier auquel les manifestants étaient soumis. Il a eu deux côtes cassées. Pas de dépêche des agences de presse, pas un mot dans la plupart des quotidiens, silence à la radio.


Les CRS et leur hiérarchie présente sur place ce samedi 17 octobre ne pouvaient ignorer qui est Jean-Baptiste Eyraud. Depuis vingt ans il lutte avec le DAL contre l'indifférence et le silence qui entoure le drame des sans logis et des mal logés. Par son activité inlassable et son énergie communicative, il a permis aux sans logis de disposer d'un outil et une voix écoutée et respectée. Il contribue sans trêve à mettre à nu les contradictions entre les discours et les actes des politiciens, prolixes en promesses mais avares en réalisations.


En frappant Jean-Baptiste Eyraud, les forces de l'ordre n'ont pas agi au hasard: cibler une de ces figures les plus connues vise à répandre la peur dans tout le mouvement social. Ce gouvernement est aussi dur avec les démunis qu'il est prévenant envers les grands patrons et banquiers. La Préfecture de Paris et Manuel Valls doivent cesser leurs agissements brutaux et illégaux. Le gouvernement doit appliquer la loi DALO, le droit à l'hébergement, les réquisitions de logement. En s'engageant dans une politique répressive indigne, le gouvernement saccage les principes de solidarité et de justice, seuls à même de faire barrage à la droite extrême.


Attac France,
Paris, le 22 octobre 2013


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